Mercredi 16 avril 2008

Ca y est, la nouvelle que j'ai écrite sort en bouquin.

Ca y est, vous pouvez la trouver en magasin (et même à la FNAC, imaginez le bonheur).

Ca y est, c'est le début de la fortune (vu le prorata d'un recueil de nouvelles, je suis sûr que je peux compter sur 10 centimes par exemplaire).

Ca y est, c'est le début de la gloire (bientôt, je pourrai porter des lunettes noires en intérieur, comme un Philippe Manoeuvre débutant).

Ca y est, c'est le début du sexe (cette phrase n'est pas très flatteuse, faudrait que je retravaille l'accroche).

Ca y est, une séance de dédicace est organisée en plein Marais, dans un endroit sympa et intimiste au charme discret du parisianisme pimenté (enfin un truc comme ça).

Ca y est, je me lâche sur les parenthèses (mais c'est beau, une parenthèse, ça a des formes).

Toujours est-il que voilà, on me demande de participer à cette dédidace, et j'y serai donc pour voir ce que ça donne comme impression, la célébrité. Même si je n'ai publié que 20 pages sur les 200 du bouquin.



Et comme je suis un mec grave optimiste, je compte sur vous pour passer dire bonjour. Vous n'êtes même pas obligés de prendre un bouquin, suffit de montrer un peu de soutien psychologique parce que je pense que je vais m'emmerder ferme pendant ces trois heures. Et que ça fait toujours plaisir de voir qu'il y a du monde prêt à venir se moquer.

Il y a déjà Flamèche qui a promis de faire la groupie, je compte sur elle pour le déguisement de pom pom girl et le décolleté plongeant. Toute personne qui adopterait la même tenue vestimentaire aurait ma sympathie.

Ya des parisiens motivés ? On pourrait même se prendre un p'tit verre sympa après, mais seulement si vous êtes des filles mignonnes et sympathiques, parce qu'il ne faut pas déconner non plus et changer la ligne éditoriale.

D'abord.
















Et pour ceux qui ont du mal à déchiffrer:


Samedi 19 avril de 15h à 18h
Corossol
Marché des enfants rouges
39, rue de Bretagne
75003 PARIS





par Batracien
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Mardi 15 avril 2008
Putain, je vais loin dans les titres.

Bon. Je regardais récemment les blogs de fille que j'ai en lien, qui parlaient de publicité, d'articles sponsorisés, de publicité, de revenus sonnants et trébuchants, et de l'influence influenceuse que certaines peuvent avoir sur les cerveaux de leurs lecteurs (enfin, -trices en l'occurence).

Bref. Ca m'a fait réfléchir. Et j'ai réalisé qu'en fait je suis une vieille merde comme gourou, personnellement. Au final, personne n'a jamais suivi les conseils (incroyablement sensés, pourtant) que je dispensais avec tendresse et amour. C'est pas faute d'avoir essayé, hein. Mais je crois qu'il reste deux possibilités:

1) Je raconte mes loses et personne n'a envie de suivre les conseils d'un mec capable de renverser du champagne sur les filles en soirée
2) J'ai des goûts de merde et les gens ne veulent pas essayer

En y réfléchissant, je me demande lequel des deux est le plus vexant, c'est vrai quoi, merde, je suis pourtant le parangon de culture de la société moderne. A 2Kpi près.

Tout ça pour dire: est-ce que vous avez jamais, ne serait-ce qu'une fois, été influencés par ce qui a pu être écrit sur ce blog ?

Qui a lu/acheté la pièce de Vincent Delerm que je recommandais chaudement ?
Qui a acheté le CD absolument formidable des BB Brunes (non, je n'ai pas honte)
Qui est allé voir Mathieu Madenian au théâtre ou même simplement sur Youtube ?
Qui est allé tester l'ambiance du Bizen ?
Qui fréquente beaucoup plus le Quick depuis qu'on en parle en boucle ?
Qui a déjà emmené une fille au Diable des Lombards ou à l'Impala ?

Et, plus important, qui a déjà regardé si ses couilles bougeaient toutes seules ?

Putain, comme influenceur je me pose là. Je pense que je vais bouder dans un coin.
par Batracien
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Lundi 14 avril 2008

Ouais. Il y a pas mal de noms stupides qui s'appliquaient à la soirée d'anniversaire de Raphy Superstar (tm) qui, je viens de le réaliser, n'est même pas linkée ici alors qu'elle fait partie du vodka club*. Va falloir que je répare cette injustice.

Raphy, donc, fêtait ses 26 ans samedi soir dans son merveilleux appart, qui réunit toutes les qualités nécessaires pour ce genre de débauche. C'est grand, c'est bien situé, c'est presque insonorisé, les voisins ne sont pas chiants - le rêve. Et comme nous sommes des adultes responsables, bien éduqués et matures, nous avions un thème de soirée: "ce soir, vous êtes des djeunz tektonikeurs".

Ouais. Comme certains ont protesté avec une vigueur surprenante, on a un peu adapté le principe qui est devenu: "ce soir vous êtes des djeunz tektonikeurs ou des djeunz gothiques". Ca plaisait à tout le monde, on pouvait recycler nos fringues immondes et/ou noires, on pouvait appliquer trois tonnes de make-up et/ou de gel, on pouvait ne ressembler à rien du tout.

Comme toutes les soirées de ce type, on a gueulé en boucle sur du Britney Spears, du Mika ou du Vinyl Shakerz. Ouais, on connait vaguement l'orientation sessuelle de celui qui nous amène son Ipod à chaque fois - alors que moi, étrangement, on ne me demande jamais.

Au final, et comme ça faisait longtemps, le poids des mots, le choc des photos:




 




 




 




 




 









par Batracien
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Dimanche 13 avril 2008

Je sais pourquoi le plombier polonais faisait tellement peur au français moyen: dans les films pornos, c'est toujours lui qui finit par coucher avec la femme au foyer. A se demander comment il fait pour avoir le temps de colmater les autres fuites. Enfin je dis ça, ce n'est pas comme si je regardais ce genre de choses, hein. On m'a raconté. Tout ça.

Toujours est-il que samedi, nous avons eu droit à la version soft dudit plombier, sous la forme du mec venu faire les études de plomb/amiante blablabla pour mon changement d'appart. C'était en milieu de journée, et j'avais chez moi une amie que nous appellerons X pour les besoins de l'histoire (et puis ça a du sens compte tenu de ces histoires de porno, mine de rien, comme quoi finalement tout se goupille bien). X racontait ses malheurs, la larme à l'oeil, le nez à l'air, et je faisais semblant d'écouter en bidouillant un téléchargement sur mon ordinateur. La routine.

Le mec est raisonnablement jeune, ce qui est le cas de X. Il est raisonnablement beau gosse, ce qui est le créneau de X. Il arrive en plein milieu d'une tirade passionnée anti-mecs-qui-sont-pas-foutus-d'être-sympas-avec-les-filles, ce qui est le mantra de X.

Que pensez-vous qu'il puisse arrivasser ? Le suspense est insoutenable.

Au début, tout se passait normalement, le mec faisait son boulot, tout ça. Jusqu'au moment où certains mots viennent titiller sa conscience et le font tout d'un coup s'intéresser de plus près à la conversation.

"Ah bon, vous allez de temps en temps au Cab ?" qu'il fait. "Parce que personnellement, j'y ai mes entrées et tout"
"Ah vous connaissez Bobino ? C'est énorme ce qu'ils en ont fait hein après la rénovation ? Maintenant c'est là que je sors".

Bref, rapidement le jeune homme se met à suggérer qu'on le tutoie et je commence à me dire qu'avec un peu de bol, je peux lui refiler X dans les bras, faisant d'une pierre trois coups: une fille qui ne râle plus, un mec qui fera son boulot avec bonheur, et moi qui pourrai tranquillement faire une sieste en prévision de la soirée de ce soir.

Mais ça ne se passe pas aussi facilement. Les gens sont timides, ou hésitants, et ils ne foncent pas comme ça bille en tête. Ca, ça m'est réservé. Tels des chiens de bonne famille, ils se reniflent d'abord deux-trois fois les fesses pour valider que ça peut en valoir la peine et que l'intérêt est partagé. C'est évidemment dans ces moments comme ça que mon sadisme peut s'exprimer - mwhahaa -ahem.

Le garçon ne parvient pas à réunir assez de courage, il tourne les talons une fois son travail fait, il part, il est tout triste. Et vous pourriez penser que les choses s'arrêteraient là ? Mais non, car on peut être timide ET avoir de l'espoir, de la persévérance et de l'énergie.

On sonne donc à ma porte deux minutes après. C'est notre employé préféré, qui revient demander s'il aurait pas oublié son portable, des fois, et si on pourrait pas éventuellement le faire sonner pour qu'il voie où il est. Je n'y avais jamais pensé, mais vous avouerez que c'est une manière incroyablement fourbe et vile (donc brillante) de donner son numéro. Je dis respect.

Malheureusement, son stratagème est voué à l'échec quand c'est moi qui appelle et non X (appelez-moi cubidon). Il explique alors qu'il a dû le laisser finalement dans sa voiture, et il fuit. Deuxième départ.

Fini ? Là ? Que nenni, ça ne serait pas drôle. Mon appartement est au premier, j'avais la fenêtre ouverte, et j'entends soudain quelqu'un qui nous hèle de la rue. Ca par exemple, what a surprise, revoilà notre homme qui, la tête passée par la portière, demande si on peut éventuellement lui indiquer la direction du périph parce que voilà, quoi, il est paumé.

Devant un tel effort, je propose de lui donner le numéro de X, il l'a bien mérité. X s'offusque à moitié, le mec sourit, il prend les chiffres durement gagnés et s'enfuit dans un vrombissement de moteur. Maintenant qu'il a ce qu'il veut, il ne reviendra plus.

X, par contre, recevra un coup de fil quelques heures plus tard. C'est beau, quand l'amour éclot sous vos yeux éblouis pendant un contrôle d'amiante de routine. C'est romantique et raffiné. J'aime.

par Batracien
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Mercredi 9 avril 2008
Moi ? Regarder la Nouvelle Star ? Noooon.

Comme on m'a reproché de clouer Efira ou Lio au pilori sans donner d'exemple, voilà un petit échantillonnage des phrases entendues ce soir. Je sais, je vous gâte.

- Tu as interprété la chanson avec humilité, comme ces indiens qui tuent les bisons
- Pourquoi crainder le mystère car ce mystère ne conduit qu'à un grand bonheur
- J'aime ton animalité brutale
- On te découvre dans cette énergie explosante - pardon, explosive
- Cette chanson, je l'écoute puisque c'est de moi
- Une chanteuse, c'est une sorcière qui peut être gentille
- Il a mis en avant sa virilité majestueuse
- Ouvre tes chakras, yavait pas de mauvaise note
- Ta prestation scénique, c'est le robot dans le magicien d'oz
- Cendrillon il s'en fout (JL Aubert), c'est une pauvre toxico qui crève dans le caniveau
- Je pense que si on était des filles, on voudrait être toi
- Tes couleurs n'ont pas de couleur
- Mick Jagger est la sexitude incarnée, toi tu fais avec tes moyens à toi
- J'aime ta prestation théâtrique
- On garde Christophe, ta chanteuse préférée


Moi je dis: respect.
par Batracien
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