Mardi 8 avril 2008

Bon.

Hier soir, pour la première fois de ma vie de blogger, j'ai pu me la jouer star system. Parce que pour la première fois de ma vie de blogger, on m'a offert des places pour assister à un événement exceptionnel - et quand je dis exceptionnel...

Grâce à la complicité en interne du petit-nicolas-en-plus-grand, over-blog m'a offert deux places pour assister à la remise des prix vlogs au théâtre Bobino.

Et là vous vous dites: qu'est-ce qu'un vlog ? Excellente question, je vous avoue que je n'en avais pas la moindre idée non plus. Personnellement, je n'ai retenu que le principe, à savoir open bar champagne et buffet à volonté. Ca paraissait alléchant.

M'enfin histoire d'avoir l'air intelligent, je me suis tout de même renseigné. Donc voilà, les vlogs, ce sont des vidéos blogs, tout bêtement. Et le principe de la cérémonie, parrainée par TF1, Stratégies, over-blog et plein d'autres sponsors, était de remettre les trois prix du jury, les vlogs de bronze, d'argent et d'or (plus un coup de coeur spécial).

Ca va, vous avez saisi le concept ? Alcool, nourriture, bonnes vidéos, bonne compagnie (ben oui, j'avais deux places je le rappelle), la soirée s'annonçait bien.

Sauf que.

Franchement, je suis désolé pour ceux et celles qui m'ont invité et qui espéraient peut-être un retour marketing de ma part. Ca m'aurait fait plaisir d'écrire un article plein d'enthousiasme pour dire à quel point ces vlogs ont changé ma vie, combien les gens étaient formidables, l'accueil énorme et le buffet fantastique. Mais en fait non. Tel un sale égoïste des temps modernes, je vais profiter des invitations que vous m'avez envoyées pour dire à quel point c'était nul hier.

Pour commencer, je m'attendais à des "stands" un peu plus clairs, pour savoir par exemple où se trouvait over-blog. Ca aurait pu être sympa de croiser les gens de l'entreprise et d'échanger un peu. Sauf que non, aucun stand, donc deux cent personnes mélangées dans tous les sens - plutôt compliqué pour savoir qui est qui. Surtout que, deuxième déception, le p'tit nicolas n'est même pas là. Le seul que je pouvais connaître de vue. Putain d'enfoiré, t'étais où ? Heureusement que je ne suis pas venu seul, ça aurait été la catastrophe.

Pour continuer, j'aimerais râler un peu sur le buffet et le bar. C'est pas que je sois snob, hein, j'ai survécu à pas mal d'open-bar de seven to one, les trucs tous pourris où l'on doit se battre pour réussir à remplir UNE coupe dans le temps imparti, tout en piétinant amoureusement les bottines de sa voisine qui lutte pour avoir du jus d'orange. Mais j'avoue que je m'attendais à un truc à la hauteur de TF1, quoi, des petits fours sympas, des flûtes remplies jusqu'à ras-bord de champagne qui bubulle... et au final il devait y avoir trois garçons avec des plateaux de coupes (pillées en quelques secondes). Le seul truc à manger ? Des espèces d'amuse-gueule en pate feuilletée, pas très bons en plus.

Quoi je fais ma fine bouche ? Quoi c'était gratuit ? Ben oui mais bon en prévision de ça je n'avais pas mangé, moi, donc déception.

M'enfin. Grand prince je suis, grand seigneur je reste, je vous pardonne donc ça. Et puis ya tellement de trucs à dénigrer, je peux bien vous faire cette fleur.

Parce que oui, parlons de la cérémonie en tant que tel. Les membres du jury se sont succédés sur scène pour dire EXACTEMENT LA MEME CHOSE à quelques minutes d'intervalle, à savoir:
- Je suis super content d'être là
- Ca a été super dur de choisir
- Le n°1 a été notre coup de coeur à tous (bon, proposition mutuellement exclusive de la seconde, mais on n'en est pas à ça près)
- C'est fou ce que les progrès technologiques aident la création artistique
- Aujourd'hui, pas besoin de gros budget pour tourner un film, suffit d'un appareil photo.

Mention spéciale aux deux qui ont réellement sorti un appareil de leur poche pour nous le montrer, des fois qu'on aurait du mal à comprendre.

Mention exceptionnelle à cette phrase surréaliste: "la technologie rend le film à la portée de tout le monde, même un peintre en bâtiment peut s'improviser réalisateur puisqu'on trouve des appareils pour à peine 1000€".

Mention staracadémycienne à Nikos Aliagas (j'ai la bonne orthographe ?) qui était membre du jury, est monté sur scène en boots croco et blouson noir, pour gueuler un "ça va le public ?" tonitruant. Bon, comme on n'était pas à la Star Ac, ça a un peu fait un bide, mais ça ne l'a pas plus perturbé que ça. Il en a simplement profité pour s'occuper autrement, par exemple en draguant la mannequin qui jouait la potiche dans un coin de la scène.

Bon. Cessons de dauber sur les gens, et passons maintenant aux videos.

Oh
My
God.

Mais c'est incroyable, quoi. J'hésite entre deux possibilités. Soit le jury n'a pas été sérieux et a sélectionné les videos en fonction de critères extérieurs (le fils de machin, l'ex de truc, celle qui fait les meilleures fellations....), soit il y a eu dix participants à leur grand jeu concours et ils ont été un peu embarassés pour trouver des trucs potables.

Je penche pour la seconde explication. Ce qui justifierait leur "ca a été super dur de choisir". Tu m'étonnes !

Qu'est-ce qu'on a donc pu voir ?


Prix spécial du jury
Un CV vidéo réalisé par une élève pubarde. On y voit la fille qui marche dans la rue, collecte des banderoles avec des marques détournées en qualités (Darty devient Détermination et Carrefour courage, de mémoire), parle en voix off et dit qu'elle est formidable. Bon. C'est sympa, certes, mais ça ne casse pas trois pattes à un canard amphigourique. Pour être sorti plusieurs mois avec une fille de pub, je dirais que ce qu'elle faisait était bien mieux que ce qu'on a vu à l'écran. Ah oui, et le présentateur qui, fière de son poulain (sa pouliche ?) rajoute: "elle déchire tout, elle a eu 20 000 visites sur youtube !". Wow.


Prix de bronze
Une video sur un couple en train de baiser fenêtres ouvertes, qui se fait déranger par la voisine d'en face qui les insulte. Honnêtement, le début n'est pas mal et l'idée est bonne. Mais ça dure, ça dure, ça devient du grand n'importe quoi. Ca aurait été excellent si ca s'était réduit aux trentes premières secondes. Au final, on a l'impression que c'est un prétexte pour montrer la nudité du mec. J'aurais du inviter Gauthier, tiens.


Prix d'argent
Une vidéo anti-sida. L'intention est louable, l'idée style il-était-une-fois-la-vie avec des anticorps dessinés en rambos est amusante, la voix off (gamin de 3-4 ans) est adorable, mais malheureusement le scenario reste inexistant, le propos plat et le message brouillé. Sans compter le "quand on a le sida, on meurt" sans appel. Finalement, le plus drôle dans cette video aura été l'introduction par Nikos qui dit que le Sida est quelque chose qui nous concerne tous à l'intérieur de nous-même et que cette vidéo nous permet justement de nous projeter dans cet intérieur personnel*. Fais tourner, mon Nikos.


Prix d'or
Ok, j'avoue, la video est pas mal. Des gitans qui tombent sur la gueule d'un jeune cadre supérieur à lunettes et le font trembler de peur alors qu'ils ne cherchaient qu'à gagner un pari inoffensif. Bien tourné, bien réalisé, plutôt marrant et s'attaquant benoitement aux idées reçues. Manque de bol, une séquence post-générique où on réalise qu'en fait les gitans sont en effet des voleurs et des connards. Justification du réalisateur "non mais j'ai grandi dans le 9-3 et faut dire ce qu'il est, le gitan a un côté voleur". 

Bon. Il les connaît surement mieux que moi et peut-être a-t-il même raison, mais il n'empêche, est-ce qu'une tribune de récompenses télévisées est vraiment le meilleur endroit pour promouvoir ce genre de discours borderline raciste ?




Voilà voilà.

22h30, les lumières se rallument, la soirée qui a commencé à 21h30 est déjà finie, plus personne n'a rien à dire, il n'y a plus de champagne (par contre les immondes petits fours sont toujours là).

Il est donc temps de se barrer et d'aller trouver un vrai restau dans le coin pour étouffer la faim qu'on sent poindre. Steack + aligot, on pue l'ail, c'est romantique.


Merci à over-blog pour cette merveilleuse soirée. Promis, la prochaine fois que vous m'invitez, je reviens.



* On aura droit à un regard courroucé des voisins quand on éclate de rire sur cette réplique. Faut croire que le sida est un sujet sérieux, même quand il est mal traité.

par Batracien
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Lundi 7 avril 2008
Parfois, je me dis qu'il faudrait me faire interner.

Non, pas pour mes nombreuses perversions sexuelles (dont l'accroupissementophilie ou le sortiedesalledebainsenserviettetropcourtophilie), mais pour la manière dont les choses se passent au niveau immobilier.

Parce que si vous suivez ce blog avec l'attention dévouée et exclusive que j'attends de vous, vous savez déjà que je suis en plein achat d'un appartement.

Si, en plus de cette fidélité à toute épreuve, vous avez également une mémoire efficace, vous êtes au courant que la promesse de vente a été signée début janvier.

Si, en plus de la fidélité et de la mémoire, vous avez une vivacité d'esprit à faire pâlir d'envie le gouvernement actuel, il est possible que vous vous réalisiez que ça fait plus de trois mois et que what the fuck ?

Oui, la procrastrination a encore frappé. Je m'y suis encore une fois pris au dernier moment, j'ai demandé mon prêt après deux mois de coma, je me suis occupé de mes comptes encore plus tard, et je me suis retrouvé fort dépourvu quand la bise fut venue.

J'aurais bien crié famine chez la fourmi ma voisine, mais bon faut voir la gueule de la fourmi...

Donc j'ai utilisé la technique que je maîtrise si bien: faire du grand n'importe quoi avec un talent incomparable. Lorsqu'ils m'ont demandé l'offre de prêt de la banque, je leur ai faxé la promesse de vente. Lorsqu'ils m'ont appelé le lendemain (un jour gagné !) en disant que ce n'était pas le bon document, je leur ai faxé l'offre de prêt non signée. Lorsqu'ils m'ont rappelé, je leur ai dit que je leur envoyais le lendemain, merde, suis-je donc maladroit (un jour gagné !). Le lendemain, je leur ai envoyé le bon document. Simplement, il manquait une page (la page 13, histoire de), qui malencontreusement n'est pas passée au fax. Ils s'en sont rendus compte deux jours plus tard, et nous étions vendredi (une semaine gagnée !).

Et ce laps de temps a suffi pour mettre enfin toutes les affaires dans l'ordre, leur envoyer tout ce qu'il faut, et déterminer une date de signature. Avec un quasi-respect des délais. Et sans pénalité de retard.

Ouf.
par Batracien
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Vendredi 4 avril 2008
Aujourd'hui:

Un sujet qui me tient à coeur,
Un sujet qui me tient à cul,
Un sujet tout plein de bonheur,
Le vaste sujet des plans culs

Oui, c'est toujours mieux en vers que contre tous. Bref.

Dans la vie d'individus sexuellement éveillés, il peut arriver de tomber sur quelqu'un avec qui une relation n'est pas possible, ou pas souhaitable, mais avec qui les phéromones peuvent tout de même s'activer. Comme je suis de bonne humeur aujourd'hui (ouais, bientôt le nouvel appart), je vais vous faire un petit sondage.

Non, ne me remerciez pas, vous avez vous aussi droit à la parole (de temps en temps et pas trop fort).

Donc voilà, comme toujours lorsque je suis paresseux, je vous laisse différents choix, et je compte sur vous pour créer en commentaires un débat digne des combats de boue des premiers jours - sinon ce n'est pas drôle.



Les plans culs et/ou sex friends
Les plans culs, les sex friends (quand vous êtes célibataire...)
Vous pratiquez régulièrement, vous aimez ça
Vous pratiquez régulièrement, faute de mieux
Vous pratiquez de temps en temps, ça vous convient
Vous pratiquez de temps en temps, vous aimeriez plus
Vous pratiquez de temps en temps, faute de mieux
Vous ne pratiquez pas, par choix
Vous ne pratiquez pas et vous aimeriez
Vous n'avez jamais été célibataire depuis votre puberté
Vous n'avez jamais pratiqué
Quel sondage de merde

Résultats
par Batracien
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Mercredi 2 avril 2008

Abattons Lio et Virginie Efira.
Là.
Maintenant.
Tout de suite.
Merci.

par Batracien
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Mercredi 2 avril 2008

Hier soir, je reçois un appel téléphonique. Je vois le nom qui s'affiche sur mon portable, je fronce les sourcils, je décroche.

- Allo ? Grenouille* ?
- Euh, oui ?


Là, j'entends une grande inspiration, et les mots se bousculent dans l'écouteur.

- Ouais, je voulais te dire que j'étais super touchée, mais que ça ne va pas marcher entre nous. Tu es super sympa, hein, c'est pas la question, mais en ce moment ça ne va pas vraiment, tu vois, et je ne cherche pas particulièrement d'histoire. Alors ton invitation et ton message m'ont fait un peu peur. Ca ne remet pas en cause tes qualités, mais je préfère vraiment qu'on reste amis.

Moment de flottement.

Moment de flottement.

Moment de flottement.

Puis je finis par poser la question fatale:

- Euh, quel message ? Quelle invitation ? Quoi ?

Moment de flottement.

Moment de flottement.

Moment de flottement.

- Ah mais merde je me suis trompé de Grenouille*, je suis désolée, vous étiez juste à côté sur mon agenda, rhaaaa !


Et elle raccroche.

J'ai tout de même un don, en ce moment. Je m'en prends plein la gueule MEME DE LA PART DE FILLES A QUI JE NE PARLE PAS.

C'est tout un art. Ca demande un entraînement intense. Kids, don't do this at home.



* Mon vrai prénom, évidemment, sinon ça serait un peu ridicule comme conversation

par Batracien
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