Lundi 10 mars 2008

Samedi soir, c'était l'anniversaire de Ginfizz (bon anniversaire Ginfizz) au Next. Il y avait presque de la bonne musique, des petits fours, du punch, de la Smirnoff Ice, des gens qui dansaient et un bar privatisé par Ginfizz (bon anniversaire Ginfizz).

Bref, ce fut bien. Merci Ginfizz (bon anniversaire Ginfizz).

Mais en-dehors du côté sympa de la soirée, le fait qu'elle tombe durant la journée de la femme m'a aussi permis de réaliser que finalement, quelque part, un petit peu, quand j'y réfléchis, je suis quand même pas mal macho.

Non, je ne vous parle pas de tâches ménagères (quoique c'est tout de même logique d'envisager qu'elles soient toutes réalisées par des filles, c'est pas comme si elles bossaient autant que nous ces feignasses, et puis elles sont génétiquement prédisposées à l'étendage de linge), mais de choses aussi simples que les règles non écrites qui régissent les relations en soirée.

Ainsi, samedi soir, une fille m'a offert un verre. Oh, ce n'était pas une démarche de drague, mais il n'empêche, ça m'a perturbé beaucoup plus que ça le devrait. Je veux dire, quelqu'un vous propose un verre, où est le mal ? Egalité homme-femme, tout ça, tout ça.

Seulement du coup, je me suis retrouvé fort dépourvu quand la bise fut venue. Merde, d'habitude c'est moi qui propose/offre les verres, et c'est perturbant d'être dans la situation inverse. Comme si on se sentait dépouillé d'un certain pouvoir ou, plus précisément, comme si on avait soudain une dette envers quelqu'un.

Je ne sais pas si vous avez lu, quand vous étiez jeunes et frais et en 6e, une pièce de Labiche qui s'appelait "les vacances de Monsieur Perrichon". C'est assez impressionnant de réaliser à quel point une oeuvre étudiée aussi jeune révèle pourtant les tréfonds de l'âme humaine.

Dans cette pièce, que je vais allégrement spoiler pour vous, on trouve deux prétendants à la fille de M. Perrichon. Les moeurs étant ce qu'elles étaient à cette époque, celle-ci n'a aucune voix au chapitre, et la décision repose donc entièrement sur les épaules du père. Les deux prétendants font donc assaut d'amabilités pour le séduire et passer pour le gendre idéal.

L'un d'eux sauve la vie du père durant une promenade en montagne. L'autre, plus rusé, se fait sauver la vie par le père. Qui évidemment regarde avec beaucoup plus d'enthousiasme celui qui lui rappelle son héroisme plutôt que celui qui l'a aidé.

Conclusion: on apprécie toujours plus ceux qui ont une dette envers nous que le contraire. C'est honteux mais c'est comme ça.

Conclusion bis: finalement tout va bien, je ne suis pas macho, je ne suis qu'humain. Continuez à m'offrir des verres !

par Batracien
ajouter un commentaire commentaires (19)    créer un trackback recommander
Jeudi 6 mars 2008
Vous avez vu le film taxi ? Mais si, vous n'avez pas pu y échapper, au moment où il est sorti c'était culte. Ce n'est qu'après que les séquelles ont plongé dans le pathétique et que Besson s'est fait ostraciser par le Télérama français. M'enfin le premier, à l'époque, vous l'avez vu. Et vous avez Samy Nacéré de bonheur.

Bon, ben il m'est arrivé la même chose mardi - certes sans les ailerons et le moteur d'avion. Mais en dehors de ça, je suis resté collé au siège en une immonde bouillie verdâtre.

Plantons le contexte. J'ai un train à 8h30 gare de l'est alors que je dois déposer les derniers éléments pour mon prêt immobilier à Neuilly à l'ouverture de la poste, soit 8h00 au plus tôt. Oui, je sais, je m'y prends au dernier moment et je vous merde. N'empêche que me voilà avec ma valise et ma sacoche à me dire qu'en métro, pas moyen de rejoindre gare de l'est en 30 minutes. En voiture non plus, le temps de se garer.

En taxi par contre ? Bon, c'est pas comme si c'était une heure fluide mais on ne sait jamais et de toute façon je n'ai pas le choix. Je me rue sur le taxi le plus proche, je balance tout mon bordel à l'arrière et je halète: "gare de l'est, j'ai 25 minutes pour y être, c'est jouable ?"

Le gars ne me répond pas. Il rajuste ses lunettes de soleil. Il fait craquer ses doigts. Il démarre en trombe.

Bon, pour ceux qui ne connaissent pas Paris, ça ne va pas vous dire grand chose mais il a enfilé les rues de Neuilly avec maestria en évitant tous les feux, pour ressortir soudain sur le périph porte de Champerret. Là; il accélère encore et commence à slalomer entre les véhicules pour se rendre Porte de Clignancourt.

"Euh, vous êtes sur que c'est le bon chemin ?" je demande en le voyant frôler un camion.

Il se contente de rigoler et se rabat sur la file de droite en coupant le passage à un yuppie en porsche qui lui fait des appels de phare furieux. En quelques secondes, il traverse toutes les bandes du périph et s'engouffre dans la sortie puis la voie de bus.

Ca roule, ça roule, ça roule, ah tiens un feu, il s'en fout, il passe à l'orange bien mûr, ça roule, ça roule, la voie de bus est occupée par un camion de livraison et ca bouchonne sur la voie normale ? Aucun souci, il prend une petite rue transversale, enchaine un virage en épingle et se retrouve de nouveau sur la voie de bus, après l'obstacle. 

La gare de l'est se profile à l'horizon, il y a des bagnoles et des taxis dans tous les sens, ca risque de durer longtemps, je lui suggère de m'arrêter là. Il hausse un sourcil moqueur ET PREND LA VOIE DE TAXI A CONTRESENS BORDEL DE MERDE.

Je ne plaisante pas, il a chopé la voie à contresens en faisant des appels de phare à ses collègues et hop, de cette manière a grillé subtilement tout le monde pour s'engouffrer dans le dépose-taxi de la gare de l'est.

Je regarde ma montre: 8h22.

Ce con a mis 16 minutes pour faire Neuilly - Gare de l'Est.
par Batracien
ajouter un commentaire commentaires (20)    créer un trackback recommander
Mercredi 5 mars 2008
Hier, Gary Gigax est mort.

Je suppose que la plupart d'entre vous ne savent pas qui il est, mais tiens, ça apprendra au lectorat féminin à googler un peu, c'est pas comme si je me tapais des recherches de mon côté pour arriver à suivre vos histoires de cystites ou de SIF (grave, les efforts que je fais).

Bon.

Gary Gigax, c'était le père du jeu de rôles, du wargame et de nombreux autres dérivés. C'est le créateur de Donjons & Dragons puis ADD et le fondateur de TSR (si vous ne comprenez rien, ce n'est pas grave, prenez l'air pénétrés).

C'est grâce à Gigax que sont nés les livres dont on est le héros. 

C'est à cause de lui qu'on représente les elfes avec des oreilles pointues. 

C'est lui qui a inventé (ou popularisé) les dés à faces multiples, aussi dénommés dés à quatre faces (d4), à 8 faces (d8), d10, d12, d20 et le mythique dé à 100 faces qui doit encore trainer dans un coin de ma chambre chez mes parents.

Il a contribué pour une grande part au maintien de l'intérêt pour les auteurs de fantasy comme Tolkien, Howard, Sprague de Camp ou Leiber. 

Il a inventé le concept tout con du PMT, Porte/Monstre/Trésor: j'ouvre une porte, je vois un monstre, je tue le monstre, je prends son trésor.

Il est l'inspiration derrière tous les RPGs, y compris informatiques. Baldur's Gate I et II qui restent l'apogée du scenario, NeverWinternights et ses séquelles, World of Warcraft et son contrôle des naissances

Ah, Gigax.

Sans lui, je n'aurais pas reçu mon premier livre dont on est le héros à 7 ans (L'antre du Dragon, quête du Graal, ça parlait déjà de Pip à l'époque).

Sans lui, je n'aurais pas découvert l'Oeil Noir à 9 ans, D&D à 10 ans, Warhammer à 11 ans, Ambre à 13 ans.

Hum.

Quand j'y réfléchis, sans lui, j'aurais sans doute eu une adolescence plus sexuelle.

Va chier, Gigax*.







* Mais on t'aime quand même, réincarne-toi vite, et jette 4d6 pour tes caracs.
par Batracien
ajouter un commentaire commentaires (27)    créer un trackback recommander
Mardi 4 mars 2008
Je n'arrive plus à lever les bras assez haut pour enlever mon t-shirt.

C'est con pour prendre une douche.
par Batracien
ajouter un commentaire commentaires (14)    créer un trackback recommander
Lundi 3 mars 2008
Quoi, deux articles ce soir ? Je vous gâte ! 

Non, mais c'est juste que je ne pouvais pas garder cette conversation-là pour moi.








XXX dit: 

non en fait je voudrais envoyer un message à mon homme mais j'ai une panne sèche d'inspiration

XXX dit :

il a le moral dans les chaussettes

XXX dit :

et je voudrais lui envoyer quelque chose de marrant

XXX dit :

ou de mignon, niais, marrant à la fois


...
...
...
...
...
...

XXX dit :

tu pourrais me trouver quelque chose qui rime avec garage à bite ?

par Batracien
ajouter un commentaire commentaires (7)    créer un trackback recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus