Jeudi 27 avril 2006

Après le petit intermède de mardi dernier, il est temps de revenir au sujet qui vous passionne tous.
Mouais. Faites semblant au moins ;)

Bref, le grand "à suivre" en lettres de feu s'inscrivait au moment où les amis arrivaient enfin dans la maison de campagne.

Je vais vous épargner les détails, le week-end fut très sympa. Comme j'étais très timide avec les filles à l'époque, les choses n'ont pas avancé aussi vite qu'on pourrait croire. Ah, je me rappelle de la préparation d'une platée de pâtes avec elle dans l'intimité de la cuisine, c'était mimi tout plein.

Bon. J'en profite pour faire une parenthèse, super instructive évidemment, sur les signaux qu'envoient les hommes et les femmes. C'est le bordel ! C'est l'incompréhension ! C'est la berezina ! C'est plein de points d'exclamation !

Parce que là, bon. Donnez-moi votre avis, mais je trouve que c'est pas mal abusé.

La nuit tombe sur la maison. Vu le temps magnifique, on décide tous d'aller regarder les étoiles, allongés dans l'herbe sur une couverture. C'est beau hein, c'est romantique. Et par un curieux hasard, je me retrouve juste à côté de la dulcinée jolie. Bon, quand je parle de hasard, on a quand même manoeuvré comme des gros porcs pour y arriver, hein. C'était limite pas discret.
Mais bon, nous voilà donc à regarder les étoiles, l'un contre l'autre, sensualité, caliente.
Enfin, quand je dis l'un contre l'autre.... il y a quand même un obstacle. Une grosse lampe de poche est incrustée entre nous deux et empêche nos corps de nous frôler (je vous avais dit que j'étais timide, hein).
Donc discrètement, sur un prétexte pourri, je chope la lampe de poche, je joue deux secondes avec, et je la mets de l'autre côté. Objectif atteint.

Sauf que trois secondes plus tard, Dulcinée demande si elle peut avoir la lampe. Elle aussi joue avec avant de la reposer entre nous deux (bordel !).
Je la renlève, elle la remet. On fait ce petit ballet bien trois-quatre fois de suite, et je commence à me dire que finalement j'ai dû mal interpréter ses signaux et qu'en fait elle n'en a rien à foutre de ma gueule.

Vous auriez interprété ça comment, vous ? Comme moi, je suppose: mal. Une fille qui insiste pour mettre un truc entre vous malgré vos efforts, c'est pas super positif.

Eh bien figurez-vous que j'ai eu le fin mot de l'histoire quand on est finalement sortis ensemble, et que pour elle c'était un signal super fort qu'elle m'envoyait. Car voyez-vous, quand elle me prenait la lampe de poche, elle pouvait ainsi effleurer mes mains. Et quand elle reposait la lampe, elle pouvait effleurer mon torse.

Putain de signaux de merde complètement perturbés, vous êtes vraiment compliquées, mesdemoiselles.... règle de base, quand un garçon essaie de franchir la distance qui vous sépare, ne mettez pas d'obstacle, on risque de mal comprendre ;)

PS: Une très jolie recherche google aujourd'hui

par Batracien publié dans : batracien
ajouter un commentaire commentaires (16)    créer un trackback recommander
Mardi 25 avril 2006

Voilà, voilà, suffit que je parle un peu d'amour et de tendresse (bordel) pour qu'on me refile une chaîne histoire de bien briser l'émotion ;)

Merci donc au Haricot Messin de sa fourberie naturelle, et je vais devoir continuer cette histoire. En même temps, il y a une fille à poil qui a trop bu et un mec déjanté qui ricane, ça me parle bien.

Moi, c'est le cucul que j'aime bien.


 

 

 

 

 


(Jove) Voilà que je me lève encore à midi... je devrais prendre l'habitude de me lever plus tôt mais il n'y a rien à faire... Le soleil est bien haut, le ciel est bleu, j'ouvre la fenêtre pour prendre une bouffée d'air frais .... il n'y a d'ailleurs que l'air qui soit frais car moi j'ai l'impression qu'on me martelle la tête avec un marteau depuis ce matin. Un bruit? tiens... j'ai ramené quelqu'un avec moi dans le lit.... je devrais arrêter de boire autant quand je sors"

(Ab6) Je lève le drap, une chevelure noire. Il dort. En chien de fusil. Je titille l'épaule, un grognement animal me répond. "Eh lève toi, y a ta femme qui t'attend peut être..." - Meuh tu trouves ça marrant ? Laisse moi dormir. - Ben je sais pas si c'est drôle mais tu peux pas rester là, je tiens à mon célibat moi. Le type se redresse...Mi rieur, mi- enervé: "Bon écoute, fais pas ça quand je dors. Ok ?" - Mais quoi ? - Alors , depuis le temps qu'on vit ensemble, tu le sais que le sommeil pour moi c'est sacré..Non ? - Hein ? - Voilà, alors laisse-moi dormir, là. Des que je me lève, j'prépare le p'tit déj, comme d' hab, rassure-toi.

(Jude) Et il se retourne dans le lit, pour continuer à dormir. Dans MON lit. -Nan nan nan, tu te lèves MAINTENANT, tu prends tes fringues et tu sors de chez moi (ça va bien, hein, c'est pas l'auberge espagnole). (nom de Dieu qu'est-ce que j'ai pu boire hier soir pour avoir mal au crâne comme ça... j'ai plus vingt ans, hein, y a pas à dire...) -Ptain mais t'es pas nette, hein! Il s'est relevé sur le lit d'un bond comme un de ces lutins qui sortent des boîtes surprises, celles qu'on voit toujours dans les films, parce qu'en vrai, j'en ai jamais vu. Il fait voler le drap et se lève à la hâte, sans me lâcher des yeux. J'en profite pour constater que premièrement il est très très beau, et deuxièmement il est complètement nu...

(Cécile) Le mal de crâne qui vrille encore J'essaie de me souvenir de la soirée d'hier un bruit de porte qu'on claque à l'autre bout de l'appartement nous fait sursauter.

(Libellul) Qu'est ce que c'était? Demande l'homme, le regard inquiet en tournant la tête vers le bruit… Tu as bien fermé la porte à clé hier soir en rentrant? Mes clés, bon dieu, je ne sais même pas ou elles sont, ni mon portable d'ailleurs, je commence à paniquer sérieusement mais ne laisse rien paraître, je suis en terrain totalement inconnu. L'homme s'enroule un drap autour de la taille et franchit la porte de la chambre. Je récupère mes vêtements éparpillés ça et là et m'habille à la hâte, si je dois fuir, autant être habillée, ça aide. Aucune trace de mon sac à main ici. Je m'assieds sur le lit et tente de me reprendre, je dois comprendre ce qui se passe… J'ai plusieurs certitudes, je suis ici chez moi et jusqu'à hier, j'étais célibataire. Ce type doit être un fou ou bien… une idée me traverse l'esprit et je scrute la chambre à la recherche de cameras cachées. Non, rien qui cloche et puis il y a ce trou dans ma mémoire de plusieurs heures, un gouffre noir incompréhensible et affolant… Hier soir… J'étais invitée à l'un de ces vernissages mondains ou l'on côtoie toute une faune bigarrée. People cocaïnés, artistes maudits, journalistes, intellectuels et même quelques politiques qui viennent là pour se faire voir. Je me souviens d'avoir aperçu l'un de mes amants, un homme influent Lorel, marié à cette très belle actrice, vous savez... Le dernier souvenir, flasback incertain, je suis entourée d'hommes, je souris, une coupe de champagne à la main. Depuis plus rien. Et ce matin me voilà soit disant maqué à cet homme que je n'ai jamais vu.

(Juju) Pendant qu'il s'est absenté de la pièce je retente rapidement de reconstituer les zones d'ombres de la veille, donc le champagne à flots, ca c'est une certitude, mon coté charmeuse qui ressurgit dans ces moments là en est une autre. Besoin d'amour ? D'attention ? Ou simplement par jeu en fait pour le côté joussif de les voir parader autour de moi en essayant de démontrer leur supériorité sur leurs congénères. Oui j'aime bien cela aussi. Alors comment suis je arrivée chez moi avec ce type, il est pas si mal d'ailleurs, comme quoi j'avais encore la lucidité d'avoir bon goût.

Il revient dans la chambre tout penaud, me lance " Euuhh au fait c'est quoi nouveau ton prénom ? Parce que là y a ta mère dans le salon." Put... depuis le temps qu'elle veut me caser elle, elle doit déjà être en train de publier les bans...

(Hélène) Et puis... Quoi? Mon NOUVEAU prénom?! C'est moi qui suis multiple, ou lui? Je suis mal, moi, je suis mal! Je grogne un truc incompréhensible. Y'a des jours comme ça où on perd facilement le contrôle... Ca me rappelle une anecdote qui mêle grande roue, pingouins... et champagne, tiens. Aussi. Je devrais arrêter de boire autant quand je sors (c'est la deuxième fois que je le dis? Pas rendu compte!). Et ma mère, qu'est-ce-qu'elle fout dans le salon? D'habitude, les visites, c'est les mardi et les jeudi... Et là, elle a 2 jours d'avance (mémo : penser à lui redemander les clés). Ah mais oui, elle vient chercher l'enveloppe! Qui est... Put... il est où ce sac à main! Et l'autre, qui reste planté là. Sympa tout de même. J'ai toujours craqué sur cette démarcation au bas des hanches et là, elle est bien dessinée... Allez ressaisis toi ma vieille! Réfléchis (hum... pas facile vu mon état...). Première possibilité : la fuite. Pas très courageux, mais efficace. Deuxième : l'affrontement. Mais sans l'enveloppe... Troisième : le mensonge. Toujours ça de gagner. "Euh... Scuse moi... Tu pourrais te rhabiller et sortir discrètement sans que ma mère te voit?". Parce qu'il a toujours pas bougé, lui. Et ce sourire benêt (j'devais être en grande forme...). "Allez, arrêteeeee! Elle me connaît. Qu'est ce qui te prend? Par contre faudrait que tu me briefes sur ton prénom, parce que là, j'ai eu l'air crétin...". Stop! Je suis dans une autre dimension?! Récapitulatif : un mec inconnu, qui me connait visiblement bien, campe dans ma chambre à moitié nu, ma mère, qui vient chercher un paquet que je ne retrouve pas, m'attend dans le salon, et tous deux semblent savoir que j'ai changé de prénom, à ma grande stupeur. Bon, ça, c'est fait... "Un café?"

(Grenouille)
C'est une bonne idée, le café, ça ne peut pas me faire de mal dans mon état. Je veux dire, c'est le genre de boisson à laquelle on peut faire confiance; quelques gouttes d'amertume dans une mer d'obscurité. Ca va me réveiller rapidement - tout ça ne peut être qu'un mauvais rêve. En plus, ce mec n'est pas mon type. Ok il est beau gosse, ok il a un sourire craquant, ok il n'a pas l'air stupide, ok il a un corps de demi-dieu, mais je veux dire... et alors ? C'est à peu près tout !
Ce n'est pas comme si je me sentais fiévreuse sous son regard, hein. J'ai chaud mais c'est normal , je suis en nuisette. Il est là, en train de triturer sa tasse, et ça ne me fait ni chaud ni froid. Je n'ai presque pas envie qu'il me prenne dans les bras, presque pas envie de l'embrasser.
Hey, ne me jugez pas ! On est quand même censés vivre ensemble, ça serait pas mal de faire connaissance, non ?
J'ouvre la bouche pour parler, mais c'est lui qui me devance.
"Il faudrait s'occuper de ta mère, non ?"
Oh merde. Je l'avais oubliée, celle-la. En rêve ou en réalité, toujours là pour me pourrir mes plans.

Edit: (bon je vous merde, j'ai oublié de le donner à quelqu'un. Ouais mais bon, ya plus beaucoup de fidèles qui lisent, c'est triste d'ailleurs :p. Pour la peine je refile le bébé à Johanna, tiens).

Edit2: J'ai pris au moins 10mn sur mon boulot pour mettre des liens partout, j'attends des remerciements émus de la part des participants ;)

par Batracien publié dans : batracien
ajouter un commentaire commentaires (15)    créer un trackback trackback (1)    recommander
Lundi 24 avril 2006

Bon, je vous avais laissé où ? Ah oui, sur un quai de gare. Difficile de faire plus romantique.
En train de me faire insulter. Difficile de faire plus... euh.

Quoi qu'il en soit, nous montons finalement dans le train. Celui d'après, puisqu'avec toutes mes conneries nous avons raté l'horaire prévu. Je sens le regard furibond de la fille sur ma nuque, les choses commencent bien.

On s'installe, on discute, tout ça tout ça. Je vais vous passer les détails, disons que nous faisons connaissance. Rien de particulier à dire sauf sur deux points, qui ont quand même leur importance, faut pas déconner:

a) Elle a quand même une putain de répartie
b) Comme elle est petite, elle se met en oeuf sur le siège et ça me fait fondre.

Vous ne connaissez pas la position en oeuf ? Mais si, l'expression est de moi, mais vous voyez forcément de quoi je veux parler. Une fille qui, sur sa chaise (ou en l'occurence le fauteuil du train), va replier ses jambes contre son menton. Bah moi je trouve ça incroyablement sexy.
Je sais, je sais, j'ai des fantasmes de position bizarre. Je vous avais déjà fait le coup des filles accroupies, bah vous découvrez désormais que l'oeuf, ça marche aussi. Finalement, toute position où les jambes sont relevées. Je suis sûr que Freud en déduirait quelque chose d'intéressant.

Bref, je commence à me dire qu'elle n'est pas mal du tout, cette fille. Surtout, je tombe sous le charme de son esprit acéré. C'est vraiment rare, sérieux, de voir quelqu'un qui carbure aussi vite et qui est capable de renvoyer la balle comme ça. Du coup le voyage passe vite, mine de rien.

A noter toute une discussion sur la musique qu'on écoute alors qu'elle mettait des autocollants sur ses CDs pour les reconnaître et m'incitait à faire de même.
"Putain t'écoutes les Toy Dolls ? Je croyais être la seule"
"Bah non toi aussi t'as des goûts de merde, qu'est-ce que tu veux"

Malheureusement, même les meilleures choses ont une fin et lorsque le train arrive en gare, elle quitte la position foetale.
Mauvaise surprise, les amis ne sont pas là pour nous accueillir, ils ont eu un souci de bagnole et ont dû passer par un garage. C'est donc un membre de la famille qui vient nous récupérer et nous ouvrir la maison en attendant les autres.
Oh, merde alors. C'est quand même con, le tête à tête continue.

Il pleut dehors, l'orage s'écrase contre les murs vermoulus de la maison de campagne. La pierre frissonne au rythme de ses pas; elle avance dans la petite cuisine, les bras serrés contre sa poitrine. Une misérable ampoule se balance au plafond, les ombres dansent sur son visage. Elle est mimi tout plein.

Et puis on sonne à la porte, et nous ne sommes plus tous seuls.

par Batracien publié dans : batracien
ajouter un commentaire commentaires (9)    créer un trackback recommander
Samedi 22 avril 2006

...un Batracien qui ne savait pas encore qu'il allait passer deux ans et demi avec une fille. Si on le lui avait dit, alors qu'il revenait des US et de ses relations courtes, ça l'aurait plutôt fait rire. Et pourtant...

Marrant, ça fait quand même pas mal de temps que je tiens ce blog, et je n'en ai jamais parlé. Peut-être parce que c'est quelque chose de spécial, peut-être parce qu'encore maintenant, je peux hésiter sur certains choix de vie.

Mais revenons à l'histoire. Tout a commencé, comme les plus belles histoires, de manière complètement accidentelle. Nous sommes en juillet 2001 et le batracien retrouve sa famille pour des vacances dans le sud. Rien de glamour à priori. Des bungalows, une soeur, des cousins en pagaille, des oncles, des tantes. Une boîte pourrie au milieu du camping, histoire de dire qu'on peut onduler si on veut.

Bref, des vacances sans éclat particulier, ni excitantes ni gavantes. Sauf que.

Sauf que, dès le troisième jour, il se met à pleuvoir. Et quand je dis pleuvoir, c'est le bon gros orage des familles, avec l'eau qui coule en rideaux et qui vous trempe les vêtements en quelques secondes. Bien la peine d'aller dans le sud pour avoir ce temps, tiens. Du coup, on passe 90% de notre temps dans nos bungalows. Et ça, les huis clos, c'est atroce.

L'enfer, c'est les autres. Sartre a dû connaître les campings pluvieux. Au bout de deux jours, je veux me tirer une balle.

Et là, un coup de fil providentiel. Une amie que je n'avais pas vu depuis une éternité (depuis la prépa en fait), qui me rappelle pour proposer un week-end dans sa maison de campagne - dans le nord.

Normalement, j'aurais répondu non. Des vacances en famille, surtout après une longue absente aux USA, c'est quand même sacré. Mais bon la pluie qui ne s'arrête pas ne fait rien pour améliorer les choses, et après hésitation je finis par accepter. Je monte dans le train, adieux déchirants aux parents, et c'est parti pour le transit par Paris.

Et là, c'est le drame. Coup de fil de la copine en question: "ouais on a dû partir vachement plus tôt que prévu pour un souci d'alarme donc du coup on sera pas là pour te choper en bagnole à Paris, tu peux venir en train ?"

Moi: "Groumpf."

Elle: "Bon en même temps t'es pas le seul dans ce cas-là, ya une amie qui a raté la voiture aussi, vous vous retrouverez à la gare ?"

Moi: "Euh ok, à quoi elle ressemble ?"

Elle: "Petite, asiatique, cheveux longs et noirs"

J'aime bien.

On me file le portable de la fille, j'arrive à la gare, je cherche sans succès la bombe sexuelle qu'on m'a annoncé. Je tente deux-trois sourires en direction de filles vaguement asiatiques, mais ça marche moyen. En désespoir de cause, je décroche le téléphone.

"Allo, t'es où ?"

"Devant la voie"

"Mais j'y suis, devant la voie... tu es où ?"

"Juste devant le pylone !"

"Moi aussi !"

"Euh attends, j'ai un doute... tu es à quelle gare ?"

Evidemment, je m'étais trompé de gare. Du coup je prends la correspondance, et elle fait l'effort de m'attendre. C'est ce qui s'appelle se montrer sous son meilleur jour. Parce qu'à l'époque c'était déjà comme ça, oui oui.

Mais je finis enfin par arriver à l'endroit convenu. Et je vois une fille qui commence à m'insulter du haut de son mètre 56: "putain mais ça fait deux heures que je t'attends gros boulet, on m'avait dit que tu étais une vieille loque mais là c'est un record, sérieux tu peux pas faire un peu gaffe aux horaires ? Et vérifier la gare avant d'y aller, non ? Sérieux, ils sont déjà tous sur place depuis trois plombes !"

"Bonjour" je réponds.

Déjà, le coup de foudre mutuel.

par Batracien publié dans : batracien
commentaires (8)    recommander
Vendredi 21 avril 2006

...les mecs seraient beaucoup plus nerveux.

Prenez hier soir par exemple. Après un moment sympa dans un bar en compagnie de mon cassoulet toulousain préféré et d'un Guru en moto, je décide de me rentrer vers mon hôtel.

Problème principal: je suis absolument nul en orientation. Mais alors complètement lamentable. Et pourtant j'avais pris mes précautions, je m'étais muni d'un plan et j'avais demandé mon chemin avant de quitter les autres. Mais non, ça ne suffisait pas pour que je trouve la bonne direction.

Or, le destin fait quand même bien les choses, je vois devant moi une fille qui me semble correspondre parfaitement à l'image que je me fais d'une personne qui connaît bien Toulouse et qui pourra me renseigner. On sentait qu'elle maîtrisait complètement le labyrinthe de ruelles. Son intelligence transpirait par toutes ses pores. Bref elle avait un très beau cul.

Ni une ni deux, je demande un peu d'aide à la jeune callipyge. Elle se retourne et au lieu de jeter un oeil au plan, commence à me regarder de haut en bas. Vous voyez de quel genre de regard je veux parler, mesdemoiselles, vous qui le subissez tellement ? Ce genre de regard qui vous donne l'impression d'être vaguement évalué comme du bétail et qui vous fait hésiter à montrer vos dents pour faire monter votre valeur.

"Tu es pas de Toulouse ?" demande la fille.
"Ben non, sinon je serais pas paumé" que je réponds finement.
"Faut que tu profites du séjour, je vais au  [insert nom d'une boîte], tu veux venir ?"

Là, je commence à sentir que la conversation ne part pas forcément dans la direction que j'avais prévue. Comme tout boulet qui se respecte, je réponds donc: "Euh non, ça aurait été avec plaisir mais je suis maqué"

Evidemment, elle se fout de ma gueule.

"Je t'ai proposé une soirée, pas de coucher avec toi. Mais après, faut voir comment la nuit se déroule".

Bon. Ben j'ai hoché vaguement la tête, murmuré deux conneries et trouvé une excuse bidon pour me casser. Comme une grosse loque. Ca la fait encore plus marrer de me voir maladroit. Elle me file d'autorité son portable en me disant de l'appeler si je reviens sur la zone.

Et là, aujourd'hui, je viens de réaliser que j'avais paumé le numéro. C'est ce qu'on appelle l'inconscient qui parle.

Faut pas déconner avec nous, hein, on est des écorchés au coeur fragile, ça nous terrorise, les filles qui nous abordent comme ça et qui font tout le boulot.

(Putain, mais si j'avais été célibataire..........)

par Batracien publié dans : batracien
ajouter un commentaire commentaires (14)    créer un trackback recommander
créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus