Samedi 25 novembre 2006

Vous vous souvenez du coup de gueule avorté d'il y a un certain temps ?

Bah monsieur a récidivé. Histoire de s'enfoncer un peu plus dans les abîmes du pathétique, il est allé chercher sur internet des messages que j'avais pu écrire sur différents forums de discussion, dont certains qui parlaient de Dulcinée. Pas forcément en mal, mais ça n'empêche.

Il est allé les lui présenter, la bouche en coeur, en remuant la queue, comme un épagneul breton qui espère se faire récompenser d'un jet de baballe en plastique.

Comme le dit si bien Thiefaine:

Je me sens coupable d'imaginer la tête laborieuse de certains de mes voisins, de certains de mes proches, de certaines de mes connaissances, de certains petits vieillards crapuleux, baveux, bavards, envieux et dérisoires, appliqués à écrire consciencieusement ce genre de chef-d'œuvre de l'anonymat.

 

Bref.

Très cher semi-anonyme puant, puisses-tu brûler en enfer pour les siècles des siècles, amen.

par Batracien publié dans : batracien
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Samedi 25 novembre 2006

... voici toute la douleur et la souffrance de la pauvre Krisprolls, exprimée en un dessin dévastateur auquel Picasse, Dali et Matisse auraient fait un triomphe si jamais ils y avaient eu accès de leur vivant.

C'est dur, les allergies. Même si les médocs l'ont shootée assez pour qu'elle ait un caractère tout à fait sympathique.

 

Je vous rassure, tout est terminé et Dulcinée va mieux maintenant.

Mais un peu de compassion, de cadeaux et d'encouragements lui feraient certainement du bien (ou pas).

par Batracien publié dans : batracien
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Vendredi 24 novembre 2006

Hier, j'ai failli avoir un arrêt cardiaque.

Vraiment.

Parce que pour une fois, mes conneries ont failli me revenir dans la gueule.

J'ai tendance à speeder sur l'autoroute, encore plus lorsque j'essaie d'arriver sur Paris avant les bouchons du soir et que j'appuie donc sur le psylo avec une ardeur touchante. J'avais également une circonstance atténuante puisque je cherchais à rejoindre au plus vite Dulcinée pour la ramener chez elle suite à son allergie aux médicaments anti-allergie (rien n'est jamais simple dans ce monde).

Maintenant que j'ai donné quelques excuses lamentables, plantons le contexte: je roulais à 150 - 160 sur l'autoroute sous des trombes d'eau. Et évidemment, évidemment, je me suis fait suivre sur quelques kilomètres par une voiture banalisée avant de me faire arrêter par les flics en vue du péage.

"Votre carte d'identité s'il vous plaît Monsieur, et vous nous rejoignez au commissariat juste après le péage"

Avec mon sourire le plus innocent de post-ado incrédule, je lui demande ce que j'ai fait de mal.

"Plus de 40km au-dessus de la vitesse autorisée, c'est un délit, monsieur. Payez le péage et retrouvez-nous derrière"

Glups.

Bon, je ne me suis jamais penché sur cette législation mais je crois que c'est retrait de permis immédiat. Ou alors 6 points d'un coup, ce qui m'ennuierait un peu vu que c'est justement mon capital actuel. Dans tous les cas, je perds mon permis. La catastrophe. Sans compter les répercussions professionnelles. Je ne suis pas sûr que mon cabinet apprécierait que je demande à un de mes commerciaux de me servir de chauffeur permanent.

J'ai donc l'air bien déprimé lorsque je me gare devant le commissariat (ou la gendarmerie,  pas fait gaffe en fait). Ma vie s'effondre sous mes yeux mouillés de larme. La douleur m'aveugle, la souffrance m'inonde, mon âme s'éparpille en fragments ensanglantés. Bref, ça n'allait pas fort.

Les deux gars commencent à remplir le procès-verbal.

"Adresse actuelle ?"

"Neuilly sur Seine"

Le stylo s'arrête d'écrire.

"Neuilly ? Dans les Hauts de Seine ?"

"Euh... oui..."

"Vous votez Sarko ?"

Je commence à perdre pied. Surtout que je ne sais même pas ce qu'ils attendent comme réponse. Surtout avec ce bordel entre UNSA et Alliance en ce moment.

"Ben... c'était mon maire" je réponds sans me mouiller.

Ils se regardent.

"Bon. On va vous dresser un PV pour vitesse excessive en raison des circonstances"

Je hausse un sourcil.

"Ca veut dire quoi ?"

"Ca veut dire que vous allez payer 90€ mais que vous ne perdez pas de points."

Huh.

Huh.

Huh ?

Bon, je ne sais pas ce qui m'a sauvé ici. Peut-être le fait que leur première inculpation était un délit et aurait donc augmenté les sacro-saints chiffres de la délinquance. Peut-être autre chose. Quoi qu'il en soit, je suis reparti avec une simple amende.

Et je n'ai pas dépassé le 110 sur le reste du parcours.

par Batracien publié dans : batracien
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Mercredi 22 novembre 2006

Récemment, nous avons eu la chance de voir la copine de mon grand ami à moi que j'ai et dont je parle de temps en temps.

Je dois dire qu'on s'attendait à quelque chose d'effroyable d'après la description qu'il nous en avait faite. Pourtant c'était pas dit de manière méchante, hein. Il se contentait simplement d'énoncer sa terrible vérité.

Quand on lui a demandé à quoi elle ressemblait, il a répondu, je le cite dans le texte: "euh bah, grande comme moi (1m95) et beaucoup plus grosse. Du coup elle a quelques soucis de santé, elle boîte et a un peu de cataracte. Oh, et elle est à moitié sourde aussi".

Hum.

La nature est parfois cruelle, pensais-je en me rendant à ce rendez-vous, prêt à faire preuve de cet esprit impitoyable qui fait que je peux parfois être un connard fini alors que je cherche pourtant à donner aux gens une chance dans la vie même s'ils ont des pustules sur l'oreille gauche.

Et en l'occurence, c'est plutôt une bonne surprise qui s'est offerte à moi (enfin offerte, façon de parler, hein) lorsque je les ai vus. Je m'étais tellement préparé à voir Nessie, j'avais même emporté un peu de pain rassis pour l'amadouer.... que lorsque j'ai vu la réalité, j'ai poussé un soupir de soulagement.

En réalité, mon ami est cruel et fourbe. Sa copine est en effet assez imposante, mais il n'y a pas de quoi fouetter un canard aux trois pattes cassées. D'accord, elle a un petit duvet mais ça ne se voit presque pas, et globalement la conversation s'est très bien passée.

Mais du coup, ça m'a rappelé une réflexion profonde que j'avais eue en prépa, lorsque j'avais croisé dans la rue le cauchemar de nos années d'enfance.

Oui, je sais que c'est mal de parler du physique des gens mais là c'était une femme d'un âge indéfinissable, qui reste à ce jour la personne la plus moche que j'aie jamais vu. A croire que le destin s'est acharné, a décidé de lui rouler dessus puis d'enclencher la marche arrière. Elle était obèse, avec des grandes oreilles, des cheveux filandreux, des pustules partout, un double menton tremblant avec quelques poils... oh my god, mes doigts frémissent encore en y repensant.

Et c'est là, dans ce fameux bus où j'ai croisé la bête du Gévaudan, que je me suis posé la question suivante: comment font les gens vraiment laids ?

Je ne parle pas des 90% de la population qui, bon an mal an, restent toujours regardables sans détourner les yeux, qui ne sont ni épouvantables ni top models... non, je parle des peut-être 5% de personnes qui n'ont vraiment pas été gâtées par la nature et qui cumulent les insultes aux critères de beauté de notre société.

En regardant cette pauvre femme (ouais, je vais quand même pas piétiner quelqu'un à terre en l'accablant d'insultes, hein), je me suis dit qu'elle ne trouverait jamais de boulot. Même si elle a des compétences incroyables en finance, en informatique, en cuisine, en comptabilité, je ne vois pas qui pourrait vouloir d'elle. Quand on cherche quelqu'un pour bosser dans son entreprise, même s'il s'agit d'un travail solitaire, il y a des limites difficiles à franchir.

Du coup, si j'étais au gouvernement, je proposerais d'étendre l'allocation handicapés aux personnes particulièrement défavorisées par la nature. Faut pas déconner, c'est un handicap comme un autre, et parfois plus perturbant que d'autres, dûment homologués.

C'est bon d'être un progressiste !

par Batracien publié dans : batracien
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Mardi 21 novembre 2006

Encore un couple que j'aurai essayé de caser et qui ne fonctionne pas. Mais vous le faites exprès, les gens ?

Pff, on fait tous les efforts du monde, on présente des princes en habits chatoyants à des princesses en robes à frou-frous et non, que dalle. C'est à se désespérer sur la libidineuse nature de l'être humain. Rha, mais je ne sais pas moi, faut baiser dans un cas comme ça.

Bon, maintenant que j'ai contribué à jeter un malaise, reprenons. Dans le but fort charitable de réussir enfin, une fois dans ma vie, à jouer les marieurs, je crois que je vais lancer une bourse aux célibataires. Un peu comme meetic mais en mieux (normal, je suis formidable). Tous les célibataires du blog s'inscriront, je garderai pour moi les filles les mieux au titre du droit de cuissage, et pour le reste je compte sur une copulation frénétique. Ou pas. Un bisou, ça suffira. Mais merde, quelque chose, quoi, histoire que je puisse enfin une fois faire le cupidon et laisser ma flèche pénétrer la chair dénudée.

En dehors de ça, pas grand chose à raconter de glamour. Mais comme vous êtes sages et vous l'avez mérité, je vais vous raconter l'expédition de Grenouille à la laverie. J'espère que ça vous fera plaisir, c'est de bon coeur.

Dimanche, donc, dulcinée se dresse sur ses ergots. "Oh mais c'est pas possible (dit-elle) il faut que tu fasses une lessive"

Diantre. Normalement, j'esquiverais un tel sujet de conflit potentiel mais là, ayant déjà esquivé une dizaine de fois le sujet, je réalisai que le moment était critique (je n'avais plus qu'un seul caleçon propre, celui avec l'élastique cassé et qui glisse aux genoux dès qu'on oublie de le retenir d'une main pudique).

Energique et motivé, j'entasse donc toutes mes affaires sales ("et les draps ???" demande Dulcinée) et les draps ("et oublie pas les torchons !") et les torchons ("et puis les serviettes de toilette !") et les serviettes de toilette. Ca commence à faire un paquet sur mes larges épaules de vaillant laboureur.

Courageux comme un conquistador à l'esprit cortesien, je me dandine jusqu'à la laverie avec les affaires sur le dos. Je vous dirais bien que j'ai gravi mon golgotha mais ceux qui sont déjà venus savent que la laverie n'est qu'à une centaine de mètres de chez moi, donc ça relativise. Et puis j'avais évité la couronne d'épines.

Joyeux comme un cocker en rut, je commence à remplir les deux machines nécessaires. Premier bug, l'une d'elles refuse de se lancer - et de se rouvrir. Drame. Il y a mes boxers snoopy, là-dedans, comment faire pour survivre à la honte ? Désespéré, j'appelle le réparateur. Le temps qu'il arrive, la machine se débloque. Ouf. Première alerte passée. L'eau coule, la mousse mousse, 45 minutes de programmation. Avec le sentiment du travail bien fait, je rentre à l'appart attendre trois quarts d'heure que tout soit fini.

Lorsque je reviens, évidemment c'est le drame. La fameuse machine qui refusait de fonctionner *avant* ne fonctionne plus *maintenant*. C'est bloqué à mi-cycle et de l'eau en suinte par petits jets vengeurs. Et évidemment, mes boxers sont toujours en pleine vue.

Heureusement, le gars de la laverie est sur les lieux. "Ah ben scrogneugneu d'rontudju d'boudiou" qu'il me fait dans son patois gallinacéen, "j'savions bien qu'la bobine du bidule-truc elle est cassée mais alors là ça, crefieu zavez point d'chance boudu !"

C'est bien ma veine, je suis tombé sur le clone de Villeret dans les enfants du Marais - en plus vieux.

Il sort sa clef de huit, sa clef de douze, sa clef de soixante-sept et commence à marteler la tuyauterie dans tous les sens. Finalement, la machine se débloque. Il me regarde d'un air navré.

"Vos habits, là, sont pas ben bieaux hein, ça a pas lavé à cause du beug vous voyez. C'est pas bieng les beugs."

"Et je fais quoi moi alors ?"

"J'm'en vions vous offrir une machine té ! Faut bien s'aider entre parisiengs !"

Et v'la le patron qui relance la machine (45 minutes de plus) et me souhaite bonne chance en s'esquivant.

Déprimé, j'attends le résultat de ce nouveau lavage.

Je ne saurai jamais ce qu'il aurait donné. Car dix minutes plus tard, sur les coups de 22 heures, les lumières s'éteignent, la machine s'arrête et les séchoirs aussi.

Et je me retrouve à devoir sortir mes vêtements trempés et les ramener tels quels à l'appart.

Boudiou.

*******************************

Sur un autre sujet, Dulcinée vous demande de la plaindre et de lui adresser de nombreux messages de réconfort car elle souffre atrocement d'une piqûre d'araignée qui lui gonfle la jambe, pire qu'une érection contre-nature.

Comme elle est bien courageuse, elle sait rester digne et ne se plaint pas, vaillante jusque dans la douleur.

Non, je déconne, elle hurle.

par Batracien publié dans : batracien
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