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15 avril 2007 7 15 /04 /avril /2007 14:25

Plus ça avance, plus mes titres sont capillotractés....

Mais bon, aujourd'hui j'ai bien l'intention de vous parler de cafés, de terrasses et de serveurs parce que putain, qu'est-ce que ça a été le bordel ces derniers jours. Je crois que je n'ai jamais autant pris de verres et commandé de menus que depuis vendredi soir. Ce qui explique d'ailleurs que je n'aie pas eu le temps d'écrire un article hier, je sais, c'est mal mais quelque part je vous emmerde.

Bref, dans les trois cas où on s'est posés dans un café, il faut avouer que ça a donné des situations plutôt particulières.

 

Vendredi soir, chez Maître Ba

C'est un plus-ou-moins-lounge à Pigalle. J'étais avec une fille que nous appellerons L.A., parce que c'est la cité des langes. Je ne connaissais pas l'endroit mais je vous le recommande pour le cadre - si vous êtes prêts à accepter les barges.

Le serveur arrive, elle me prévient qu'il est nouveau, qu"il est là depuis un mois et qu'il a l'air toujours paumé, timide et hésitant dans ses commandes.

C'est fou le changement qui peut s'opérer en un mois. Il s'assied à table avec nous.

"Salut les djeunz, alors je vous propose quoi, ah ben vous avez la carte, allez hop, de l'alcoolisé non ?"

On commande des Kamikazes, il se penche vers nous avec un air de conspirateur.

"Hey, si jamais le patron tourne le dos je vous mets une double dose de vodka et en échange vous me laissez prendre un shot ? Ca vous va ?"

Bon, le deal est sympa mais faut avouer que ça surprend un peu. Il tient parole, il nous ramène un truc bien chargé avant de s'enfiler son shot et de repartir. Trois fois de suite, il oublie les popcorn. Trois fois de suite, on le lui rappelle.

Une heure plus tard, on passe sur la partie restau. On change donc de serveur et on se dit qu'on ne peut pas avoir pire. Forcément, celui-là sera normal. Mais en fait, non.

"Bonjouuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuur, comment je peux vous aider et rendre votre vie plus heureuse ?" il demande en me massant à moitié les épaules.

Il a le sourire du chat du Cheshire, on a l'impression que son visage entier va disparaître. Ce n'est pas possible, il fume pendant le service, ya pas d'autre explication. Et franchement, elle doit être bonne.

On termine de manger, on va pour payer (accessoirement tout le monde s'en branlait, on aurait pu partir sans que personne ne nous arrête, mouarf). Et derrière le comptoir, on voit le premier serveur qui, discrètement (ou pas), boit de la vodka au goulot au fond des stocks.

Petite parenthèse pour remercier celle qu'on dérange à 1h du mat et qui accepte de traverser tout Paris pour venir quand même alors qu'elle ne sait pas lire un GPS.

Maître Ba, ça déchire.

 

Samedi midi, Starbucks Café

C'est un pas-vraiment-lounge à Hôtel de Ville en l'occurence. J'y rejoins Lili et la Mome. J'aurais dû y récupérer Rouquine aussi mais elle dort comme une vieille loque.

Bon, évidemment rien à dire sur les serveurs en l'occurence puisqu'il n'y en a pas. Par contre, juste derrière nous, il y a un mec seul qui prend son café, avec la bonne tête de pervers qui va bien.

Or, la conversation parle de cul, évidemment. Du coup, toutes les trois secondes, on le voit se retourner pour tenter d'écouter discrètement les histoires de culottes visibles, d'ex indisponibles, de sexe pour le sexe, de photos de seins et de techniques discrètes impliquant les doigts (ouais, les conversations déchirent).

Je pense qu'on lui a fait sa journée. En tout cas, un filet de bave lui dégoulinait sur le menton (même si j'en connais d'autres qui mangent mal leur glace mais chut).

Starbucks, ça déchire.

 

Samedi après-midi, Paradis du Fruit

Je vous parle de celui de la rue Marbeuf, que je ne connaissais pas, ce qui m'a permis de me faire humilier par la jolie bohémienne aux pieds nus qui m'accompagnait. Oui, j'avoue, j'ai parfois tort. Mais l'essentiel, c'est de rester digne.

Bref, on s'installe là-bas et on subit deux drames coup sur coup. Le premier ? A côté de nous, un couple s'embrouille avec le patron. Visiblement, ils ont triché sur la note à payer (alors qu'ils n'ont pas vraiment l'air dans le besoin). Ils disent que c'était une plaisanterie, le patron ne rigole pas.

"Ouais mais on plaisantait, on allait tout payer de toute façon, on s'en fout"
"Vous trouvez ça drôle, vous, si je venais au boulot taper dans la caisse ?"
"Ya pas de caisse à mon boulot"
"C'est ça, fais le malin !"

Ambiance très sympa. On a raté le début mais psychologiquement c'était excellent à voir entre le mec qui ne voulait pas perdre la face devant sa femme/copine et qui tenait bon devant les invectives du patron qui défendait ses serveurs. Ca mérite du popcorn

Le couple finit par partir et se fait remplacer par un vieux et une gamine. On se replonge dans notre conversation, mais quelque chose nous fait tiquer.

"Non mais faut être gentille, moi j'aime bien les filles gentilles" fait le vieux pervers.

Doubles sens et allusions pendant une ou deux minutes. On se regarde avec la bohémienne, on hausse un sourcil. Mais finalement non, il s'agit d'un père qui engueule sa fille et d'une fille qui se rebelle contre l'autorité et ne bosse pas bien à l'école. Grand moment de soulagement.

La bohémienne, elle déchire.

 

 

 

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Published by Batracien
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commentaires

Saxou 18/04/2007 18:21

Tres bon blog rien a dire :)
ah si a quand la mise a jour toute les heures? :)

Machin d'amour 18/04/2007 01:48

Pacs si vite, mon bon ami !
uh uh uh.

La m�me 16/04/2007 19:38

@ La rouq' > ouais parce qu'on va croire que nous évite, saleté.
@ Batracien > et dis donc, t'étais pas tout seul sale grenouille.
@ Lili > "connard" > bon j'irais pas jusque là mais y a de l'idée. Je propose une réputation de merde pour les capricornes...

lili 16/04/2007 18:12

"Ouais et me laisser seul au Starbucks, c'était fourbe" => connard

So Long 16/04/2007 11:33

Tu connais Atmosfear mon machin d'amour ! Cette cassette VHS de merde avec la voix pourrie "je suis le maître des cléééééééés".
Bah quoi ? C'était pas incontounable ? j'dois encore l'avoir quelque part chez moi....
 
ce n'est pas un crime de ne pas m'aimer. C'est rare mais ça arrive :p
Rare ? Hum.... T'aimer ? Hum... hum...
 
un faux air d'Esméralda quand elle fait tournoyer son jupon
J'espère pour toi qu'il n'y a que le jupon qui rappelle Esmeralda. Ou alors tu risques d'avoir des surprises. Même si tu as un faux-air de Patrick Fiori, mieux vaut faire penser à Garou. (oui j'ai pas envie de citer Le Poète aujourd'hui...)

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