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30 juillet 2007 1 30 /07 /juillet /2007 10:25

Ca y est, j'ai un peu dormi, je suis toujours aussi malade, toujours aussi fatigué, mais ma conscience professionnelle m'incite à rester debout et vous informer sur le week-end qu'on vient de passer. Soit ça, soit je m'emmerde au boulot et ce sera la seule chose qui me tiendra éveillé.

Il était une fois, dans une belle capitale, une Cham qui avait une maison de campagne à Deauville. Généreuse et ouverte*, elle tendit sa main aux prolétaires de tous les pays que nous sommes et nous proposa de la rejoindre. D'autant plus que, par un concours de circonstance sympathique impliquant un père tout aussi sympathique, elle bénéficiait d'une chambre au Royal Barrière.

Ouais. Ca sert de connaître des gens qui connaissent des gens, en fait.

On part donc le vendredi soir, sacs au dos, plein d'entrain. On salue le long du chemin le gentil tyrolien. Au fur et à mesure de l'A13, il n'y a plus de constructions, seulement des champs et des arbres. Gauthier nous fait une crise d'angoisse: "aaaargggg, il n'y a plus d'immeubles !". Il sort le nez par la fenêtre: "Putain, ça sent la vache". Normal, il y a des vaches dans le champ d'à côté. On pense pendant un moment qu'il faudra le réanimer, mais il survit.

On arrive vers 22h30 dans les environs de Deauville, la faim au ventre. Premiers appels paniqués: "allo, où est-ce qu'on peut trouver un Quick à violer ? Ya pas ? Un McDo alors ? Mais vraiment en désespoir de cause, hein !"

Grâce au super GPS italiano-powered, on arrive dans la zone industrielle. Les autochtones ont un peu de mal à nous renseigner. "Un McDonalds ? Ah ben non. Ya bien un truc pas cher, là, un hippo-bidule, et puis un machin fasteuh-food encore moins cher, comment ça s'appelle encore ? Maqueue Donald ? Ah mais oui c'est ce que vous cherchez en fait !"

Ben oui.

On mange, on arrive à la maison de campagne, magnifique vue sur la mer, comment ça déchire sa race dans un shaker bleu fluo miel-amandes. Je ne résiste pas au plaisir de vous la montrer, alors qu'en vrai c'était la nuit donc qu'on voyait rien et qu'on se prenait les pieds dans le lierre.


 



A ce propos, le chemin pour arriver à la maison... my god. 2 mètres de large maximum pendant plusieurs kilomètres, on s'attendait à voir débarquer des moutons au milieu du truc, mais en fait non, ça allait. Ya pas beaucoup de moutons à Deauville, juste des Yorkshire.

On retrouve tout le monde, nous voilà 7
- la team des mecs, les 3G: Gauthier, Gajal, Grenouille
- la team des filles, les... les filles quoi: Cham, Copine-de-cham, Le Froid, 7h48 

Il est tard, on est crevés, on poutre donc les filles à Taboo** malgré notre infériorité numérique, puis on les repoutre, puis on va se coucher. Je dors avec Gauthier. J'ai un peu peur.

Le lendemain, réveil difficile. Fait pas beau. On va sur la plage pendant que les filles vont au hammam. Bande d'enflures qui ne nous laissent pas profiter des services de l'hôtel, tout ça parce qu'on a un truc qui pendouille entre les jambes. J'ai tenté de dire que là, à ce moment présent, ça ne pendouillait pas, mais non.

Dépité, nous en profitons donc pour écrire "pute, salope, ta mère en string" sur le sable de la plage, pour la postérité. Avant d'effacer rapidement parce qu'il y a des enfants, merde, quoi. Je suis le seul courageux à me baigner. L'eau est presque plus chaude que l'air, en fait, donc suffit d'y rentrer... beuh.
 
Mais bon, ça en valait la peine rien que pour sortir de l'onde tel un David Hasselhof de légende, l'eau ruisselant de ma crinière de lion pour venir mourir sur ma poitrine musclée et mes abdos finement ciselés.

Ou pas. J'ai chopé la crève.

Le soir, retour à la maison, on défonce les filles à Taboo**, on se bourre la gueule au vin rouge, au vin blanc et à la vodka (les mélanges, j'aime) puis on descend au casino.

Ah, le casino. Putain, c'est facile de devenir accro.

Je commence sur les machines à poker, je gagne pas mal au début (tout étant relatif vu que j'étais sur les machines à 10 centimes, ouais ça casse le mythe), puis je reperds tout. Normal.

Puis Gajal décide de miser sur les tables de Blackjack et je le rejoins. C'est là que le destin frappe. Parce qu'à force de chercher une table libre, on atterrit sur une des plus chères, où la mise minimale est de 10€ (au lieu de 2€ pour les tables débutant).

Il se fait plumer rapidement, je le regarde faire, je décide de tenter aussi avec deux pauvres jetons (donc 20€) pour comprendre le principe.

Et là... le croupier se révèle grave sympa (et puis j'avais Cham en porte-bonheur sur le genou gauche). Il m'explique les règles et me donne des conseils, jusqu'à parfois contredire mes décisions.

"Vous êtes sûr que vous voulez une carte de plus, là ? Sincèrement vous ne devriez pas vu ce qu'il y a à la banque"

"Non, là faut piocher, hein, parce que j'ai peu de chance de sauter sur celle-ci"

"Vous devriez splitter, là. Allez-y, splittez, putain, ça double vos gains, vous avez la meilleure main et j'ai la pire ! Ben voilà !"

"Arrêtez de tripoter les jetons"

"Arrêtez de tripoter les jetons"

"Mais bordel, vous allez arrêter de les tripoter ?"

Bref, avec ses conseils et ma chance naturelle, je commence à gagner comme un porc et les jetons s'empilent. Tout content, je renverse ma coupe de champagne sur le tapis. Ouais, je suis insortable.

Le jeu continue, j'atteins les 140€, j'en abandonne quelques-uns pour le champagne... et là Gauthier et Le Froid me rejoignent, et la chance tourne. Dès qu'ils commencent à regarder par-dessus mon épaule, je perds 8 parties de suite. Je perds, je perds, je perds. Au final, il ne reste plus que 15€ que j'abandonne en pourboire au croupier sympa.

Franchement, il a quand même été excellent, ce mec. Ok, je n'ai rien gagné. Mais sans lui mes 20€ auraient duré deux parties, et là ils ont tenu deux heures. Si j'avais été plus prudent, j'aurais même gagné raisonnablement.

4h du mat, le casino ferme, on nous fout dehors. On décide d'aller en boîte mais tout ferme à 4h30. Horreur, douleur, tristesse. On va se coucher. 

Dimanche ? On récupère tranquillement du mélange vin-vodka-champagne. 

Et comme en ce moment je lis des blogs de pouffe, je ne résiste pas au plaisir de vous dire que j'ai acheté deux T-shirts Kenzo qui déchirent leur race, et que hop une photo pour montrer qu'ils me vont trop bien.





(Un jour, je virerai pédé, je le sens).


*: c'est elle qui héberge, merde, faut être sympa

**: spéciale dédicace à copine-de-cham qui n'accepte pas notre évidente supériorité :p

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Published by Batracien
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commentaires

Sane 03/09/2007 00:52

8D...Avoue que t'as rentré ton bidou!!! :D

steve 31/07/2007 07:35

sur son blog gauthier dit qu'il s'est rien passé entre vous mais tu écris "(...) on va se coucher. Je dors avec Gauthier. J'ai un peu peur. Le lendemain, réveil difficile(...)"mettez vous d'accord enfin quoi

alexiane 30/07/2007 21:09

Donc si j'ai bien compris la prochaine fois tu passes à la casserole ?Ah ben ca promets ...Que de classe, que de distinction ...

sasha 30/07/2007 19:10

kiri => je crois qu'il y avait un jeu de mot faisant référence à une vache du même nom(j'ai été déçue d'apprendre la prononciation de ton pseudo, pour moi tu resteras la légendaire kirilive)

Gauthier 30/07/2007 18:14

La savonnette c moi qui l'ait foutue quelque part sous le siège de ta voiture (donc elle est perdue pour les siècles des sicèles, ceux qui connaissent la voiture me comprennent!).Sinon, ouais c'était un putain de week-end!

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