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27 janvier 2008 7 27 /01 /janvier /2008 23:35
C'est vrai, après six mois voire un an, on pouvait se demander si elle était toujours avec moi. Les choses auraient pu évoluer, ça aurait pu être compliqué, peut-être que je ne l'aurais jamais retrouvée.

Mais si. Je vous rassure. J'ai toujours la lose.

C'est vrai, la soirée de vendredi s'était plutôt bien passée. Pas comme prévu, mais agréablement. Donc je partais avec un a-priori plutôt positif sur le samedi, surtout après un réveil sur le coup de 17h.

Se réveiller aussi tard un samedi, ça veut dire plusieurs choses:
- Non, on ne va pas faire de courses
- Oui, on va se faire un quick rapidement
- Oui, la soirée derrière a intérêt à assurer, parce qu'on n'aura pas sommeil avant longtemps.

Bon, sur le principe j'avais quand même un agenda bien blindé. Une amie avait proposé de m'incruster dans une soirée avec plusieurs de ses copines. Comme je suis quelqu'un de généreux, toujours le coeur sur la main, j'avais accepté de jouer le rôle et d'y aller. Bon, la mort dans l'âme, vous me connaissez - mais il faut ce qu'il faut.

Seulement voilà, le destin, qui a décidé de me contrarier, fait capoter le couple de l'amie en question juste avant la soirée. Ouais, c'est moyennement drôle. Pour moi je veux dire parce que bon, elle, c'est sa merde, mais moi ça me foutait l'incruste en l'air (Cham, je t'aime).

Ce n'est pas grave, comme toute soirée qui se respecte, il y a des back-ups. En l'occurence, mon plus beau back-up reste MonsieurF, qui joue en ce moment le même rôle que Kyrieleve il y a un an auprès de moi, à savoir Madame de Merteuil (mais avec moins de maquillage et de frottements sur les cuisses). Il a une soirée qui commence à 20h dans un bar de châtelet, il me propose de venir, j'accours ventre à terre.

C'est à dire trois heures plus tard.

Au passage, je récupère à Chatelet une lectrice (décidément, c'est la période, c'est la classe, je suis un peu ému) qui voulait constater de visu si nos soirées étaient réellement aussi lose que je pouvais parfois le raconter sur ce blog, et si j'étais effectivement un gros con imbu de moi-même et maladroit avec les bouteilles de champagne, ou si tout cela n'est qu'un masque.

Oh, que j'eusse aimé que ce fusse le cas, subjonctivé-je derechef.

Parce que à 23h, alors qu'on s'apprête à rejoindre le gros de la troupe (100kg tout mouillé), on les croise dans la rue en train de sortir du pub. Ils sont fatigués, ils n'ont pas envie de sortir, ils ne veulent pas se retaper une boîte comme la veille, je suis un peu déçu. Certes, ils n'ont pas dormi jusqu'à 17h, eux, mais alors, où est l'abnégation et le courage ?

Bon. La lectrice (que nous appellerons Lectrice, parce que ça fait économiser un mot) commence à réaliser dans quelle merde elle se trouve lorsqu'à minuit, rien n'a été décidé et que tout le monde se barre à gauche et à droite. On se retrouve avec une connaissance chilienne qui nous affirme qu'il y a moyen de faire un truc sympa au Barrio Latino, que c'est formidable, que ça va déchirer sa race.

En parallèle, comme une bonne lose ne se partage jamais seule, j'appelle Gauthier pour lui suggérer de ramener son cul, en lui faisant miroiter une sortie au cab qui n'aura évidemment jamais lieu. Par l'odeur de la vodka alléchée, notre nouveau banlieusard se jette dans le métro et file nous rejoindre...

...à Bastille où nous tournons en rond en se demandant ce qu'on va bien pouvoir foutre vu que le plan chilien était finalement aussi foireux que les miens. Lectrice a le courage chevillé au corps et se contente de lever les yeux au ciel au fur et à mesure qu'on propose puis écarte des suggestions de bar ou de boîte.

On finit comme des loques au Falstaff avec Gauthier qui est enfin arrivé et la parano-râteau-girl qui vient nous rejoindre pour aller pleurer sur mon épaule que la soirée dans laquelle elle se trouvait était nulle. Quand elle réalise ce que nous avons fait de notre côté, ça lui redonne tout de suite le moral. Rien de mieux que d'avoir des amis qui losent pour réaliser qu'on a une vie merveilleuse.

3h ou 4h du mat, je ne sais plus, il fait froid, les serveurs sont désagréables, les conversations oscillent entre Tennis et Realpolitik, on se disperse et on prend le noctambus pour rentrer.

Il fait froid. C'est un samedi. C'est la lose. Et j'ai une témoin.

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Published by Batracien
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commentaires

E. 29/01/2008 10:34

Juste pour dire que la couverture de FHM de cette semaine est faite pour toi! :)

Fred680 29/01/2008 09:55

Tu enchantes tes admiratrices avec une soirée loose alors je n'imagine même pas ce que ça donnera pour la soirée réussie. Quoique je te soupçonne de faire exprès de commencer comme ça avant de sortir le grand jeu. Allez avoue!

MM :0049: 29/01/2008 07:47

A plaindre a plaindre et  a re plaindre ,finalement c'est mieux que rien :0036: Bises

Marie-Laure 28/01/2008 22:09

no comment, je suis entièrement d'accord avec anyia, tant que tu n'auras pas testé (avec témoins à l'appui bien sûr ) les journées voire les semaines looses (si, si c'est possible), tu ne resteras qu'un petit looser qui tente de jouer dans la cour des grands !

Anaïs 28/01/2008 18:56

jolie découverte que ce blog, allez hop, dans ma blogroll

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