Vendredi 25 avril 2008
Vous vous rappelez les "combles", ces blagues à deux balles qu'on échangeait quand on avait huit ans et qu'on trouvait extrêmement subtil et très recherché ? Mais si, vous n'avez pas pu passer à travers.

Exemple qui me revient à l'esprit:
- Quel est le comble du pâtissier ?
- De faire des éclairs pendant un orage

Vous voyez que ça allait chercher loin.

Plus tard, les combles sont devenus un peu plus délicats et sophistiqués, comme le prouve ce comble inhumé d'un cahier de classe de 4e:
- Quel est le comble de la confiance en soi ?
- Péter en pleine gastro

En 4e, on est glamour ou on n'est pas.

Enfin bref, tout ça pour vous dire qu'on devrait rajouter un comble à cette liste. En effet, jeudi dernier, j'étais au téléphone en voiture (sans oreillette) avec Gajal. Je sais, c'est mal - et je n'ai plus beaucoup de points sur mon permis.

On discute, on discute, je vois un policier, je baisse aussitôt le portable pour éviter son regard inquisiteur. Ouf, tout va bien. On reprend la discussion, je vois un nouveau policier, je baisse de nouveau le portable, j'évite le pire. Ouf bis. Je continue la conversation, je vois le parking de l'entreprise que je dois visiter, je m'y engouffre, je commence à me garer, je vois un policier.

Puis deux.

Puis trois.

Puis dix.

Qui me regardent fixement.

...

Le comble de l'inattention, c'est d'oublier qu'on a rendez-vous avec un préfet - et de pénétrer dans le parking d'un commissariat avec un téléphone au volant.
par Batracien
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