Dans la vie, Tuco, ya deux types de gens. Ceux qui sont doués de leurs mains, et ceux qui ne le sont pas. Moi, je ne le suis pas.
Enfin, pas pour le bricolage.
Hier, tout droit sorti d'un week-end parental éreintant, j'avais encore un peu de leur belle énergie qui coulait dans mes veines et je me préparais psychologiquement à une longue journée de travaux
dans mon nouvel appartement. Repeindre les plinthes, poser le papier peint, commencer le parquet... tout semblait d'une désespérante facilité.
C'était marqué sur la tapisserie d'ailleurs: "pose facile, sans encoller". Autant dire qu'en un quart d'heure tout allait être couvert.
Mais en fait non. Déjà, j'ai prévenu la vodka team un peu tard (dimanche à 23h pour le lundi 10h). Du coup ya que Gajal et Cham qui se sont pointés, merci mille fois à vous. Et 7h48 pour apporter
des boissons et ricaner devant le désastre tapisseresque.
Au final, on a posé deux lais. Puis on les a enlevés, c'était moche.
Puis on a posé trois lais. Puis on les a enlevés, c'était moche.
Puis on a changé de méthode. C'était toujours moche.
Au final, on n'a rien fait en une journée entière (sauf manger une salade sympa à la terrasse d'un café avec le soleil dans le dos), je regarde mes mains avec un mélange d'incompréhension et de
dégoût ("mais comment vous pouvez me faire ça ? Hein ? Hein ? Moi qui vous traite bien, qui vous savonne souvent, qui vous donne de la peau douce à caresser... pourquoi cette trahison ?").
Et au final, je crois que je vais faire appel à un prestataire extérieur avant de péter un cable et d'éventrer les murs de mon appart à coup de maillet. Si si, ça je peux le faire.
Et la prochaine fois je vous parlerai enfin un peu d'amour, parce que ce blog en manque cruellement ces derniers temps, à force de tomber sur des gens qui veulent que je me censure ou qui lisent le
blog ou qui posent des conditions drastiques.
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