Je reprends le cours de mes pérégrinations week-endesques là où je les avais laissées, c'est à dire en plein comatage après la soirée du vendredi soir. Pour ceux qui
se soucient de la qualité culinaire des soirées chez moi lorsqu'on ne trouve qu'un hachis parmentier, je répondrai que de toute façon ce n'est pas comme si on avait mis quoi que ce soit dans la
bouche hier soir. Enfin surtout moi.
Bref. Revenons à nos moutons qui panurgisent tranquillement dans la prairie d'à côté. Le samedi, j'ouvre un oeil vers 15h avec l'impression vague d'avoir passé une bonne soirée la veille (on
oubliera l'intervention tout en finesse et poésie de Monsieur F qui vient récupérer ses affaires à 8h du mat chez moi en gueulant "j'ai baisé !". Ah tiens j'avais dit que je ne le dénoncerais
pas).
Le samedi après-midi n'a aucun intérêt - encore moins que le reste, c'est dire - à part une vague tentative d'achat de T-shirt de ma part pour compenser le déménagement. Je rentre dans une
boutique, je dis à la vendeuse "relookez-moi!", elle me répond "ya du boulot".
...
Les sanglots longs des violons de l'automne...
Bon, je ramasse mes dents et ma dignité pour aller squatter chez le Gauthier et fêter comme il se doit le bac de la Flamèche. Si. Elle l'a eu. Malgré toutes nos prévisions.
(Seconde parenthèse pour préciser qu'elle m'a appelé pour me donner cette news en plein briefing de commerciaux mercredi. Ca donnait donc:
- Oui, donc la semaine était pas mauvaise mais franchement, niveau prise de rendez-vous, faudrait rebriefer vos assistantes, vous les suivez un peu, oui ou m... allo ? ah ? Super, et t'as eu une
mention ? J'suis trop fier de toi ! Mais ouaaaais, t'es bachelière maintenant choupette ! Bon où on en était avec les assistantes ?
Comment perdre sa crédibilité en un coup de fil.)
On arrive chez le Gaugau, on boit un peu - mais sagement, une fois n'est pas coutume - on gueule un peu, on félicite un peu, on tourne une video de Bretigny sur Orge où j'ai un gros bide, on
s'attache avec des menottes, puis comme je leur avais promis une bouteille on décide de se bouger un peu et d'aller dans une boîte homo.
Ouais. Dans un grand élan de mansuétude, je les ai laissés (Gauthier, le Psy et son mec) m'entraîner dans l'antre du stupre et de la luxure homo. Un endroit avec des danseurs gaulés presque mieux
que moi, c'est dire.
"Mais siiii Grenouille, tu verras, ya de la fille hétéro là bas !" qu'il gueulait le Gauthier.
Mouais. Reste à savoir l'état de leur pomme d'adam vues les spéculations qu'on a menées toute la soirée.
On arrive au lieu-dit, Gauthier est à fond sur un serveur - jusqu'à ce qu'il réalise que ledit serveur ne va pas nous donner de table. Et là il se met à bouder. C'est vachement efficace, remarquez,
puisqu'on envoie rapidement balader des gens qui monopolisaient les tables pour enfin nous offrir notre dû (c'est beau).
De la soirée, je ne retiendrai pas grand chose (sauf une 7h48 qui se croûte lamentablement en revenant sur la piste, un coup tu la vois, un coup tu la vois plus, par terre à glousser sans arriver à
se relever). Avec son talent habituel, Gauthier se fait draguer (ou drague ? ou allume ?) par le propriétaire des lieux, qui enchaîne les bouteilles pour essayer de se le taper. C'est sympa la
drague homo, ça marche au litre de vodka.
Avec un courage sans failles et une abnégation sans limites (et une fois qu'on s'est fait rincer à l'oeil toute la soirée), le Gauthier met les voiles avec son choupi de la soirée sous le bras,
sans un regard pour le patron.
Il est possible que nous soyassions persona non grata désormais dans cet établissement. Ca tombe bien, les filles étaient moches.
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