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18 mai 2006 4 18 /05 /mai /2006 23:39

Après toutes ces péripéties, reprenons le long fleuve tranquille là où on l'avait laissé: dans son lit, où il copulait joyeusement avec la dulcinée de l'époque.

J'ai raconté la rencontre, il reste à parler de la séparation. Entre temps, deux ans et demi se sont écoulés.

Il n'y a pas grand chose à dire sur cette période. J'étais heureux, je pense. Je ne sais plus. En tout cas, je sais qu'au début j'étais fou amoureux de cette fille formidable, pétillante, et surtout, surtout, ENFIN, quelqu'un avec une vivacité d'esprit à faire tourner la tête (mon manège à moi, c'est toiiiiii). Une répartie de ce type, ça n'arrive qu'une fois tous les millénaires. Bluffé, le batracien. Apprivoisé, le crapaud. Domptée, la Grenouille.

Seulement voilà, un package n'arrive jamais seul, et malheureusement celui-ci portait les germes du pire défaut qu'il puisse exister: la jalousie.

Attention, je ne vous parle pas de la jalousie normale, style "ah au fait, j'ai appris pour la voisine, euh c'est pas très sympa d'avoir fait ça sans moi". Non, je vous parle d'une jalousie que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître, je vous parle d'un sentiment brûlant, dévorant, étouffant, éreintant et violent.

Petit à petit, j'ai commencé à ne plus trop voir mes amis. Elle préférait les soirées en tête à tête, et ce n'était finalement pas pour me déplaire vue notre entente sexuelle. Au bout de trois mois, elle habitait chez moi. Je nageais dans le bonheur, j'étais dans ma bulle - mais je ne voyais plus personne. Et ce n'était pas une question de "mes amis". Les siens non plus. Après une soirée où elle a été convaincue que ses copines me souriaient (crime), on les a beaucoup moins vues. Gloups.

Que dire des scènes dans le métro quand je croisais le regard d'une fille ? D'autant plus que, vous me connaissez, je suis toujours là pour en rajouter. Quand un paquet de nerfs me dit que je mate trop "la sale blondasse", je me fais un devoir de regarder de qui elle parle et de hocher la tête d'un air appréciateur. Si la langue pendouille, c'est encore mieux.

Et puis surtout, surtout, il y avait l'embourgeoisement. Tout ça, j'aurais pu le gérer si j'avais eu cinq ans de plus. Mais là, non, non, non ! Nous avions tous les deux un très bon salaire, donc on a rapidement emménagé dans les quartiers chics, et tous les soirs je rentrais dans un appartement décoré avec goût pour manger un repas préparé avec amour dans des assiettes délicates. Les vacances, on les passait dans un hôtel 4 étoiles au milieu des vieux et de leurs enfants (qui avaient le même âge que nous, arf). Les loisirs, c'était théâtre & co. On avait le super lecteur DVD et le grand écran pour voir les films avec la classe internationale - chez nous, sans personne.

Ca m'a fait péter un plomb. C'est pas ça, que je veux. Surtout pas il y a trois ans, à 24 ans ! Je veux des trucs d'ados, je veux des apparts mal rangés avec de la pizza qui traîne, des soirées entre amis à discuter, jouer au carte, boire, refaire le monde - des sorties où on bouge, les gens qui s'entassent les uns sur les autres pour dormir dans un 20m²... je voulais vivre. Je ne voulais pas devenir adulte, tout simplement.

Mais, pour ceux qui ont vécu ça, vous connaissez la chanson: on se sent mal, mais on ne sait pas trop poruquoi. Et c'est dur, tellement dur de prendre une décision définitive, d'envoyer tout balader, de blesser aussi profondément quelqu'un. Surtout quand la personne en question s'imagine déjà mariée/deux enfants.

Et c'est alors qu'intervient l'élément perturbateur.

3 janvier 2004. Je reviens au boulot après les vacances de Noël, passées à hésiter et douter. Et je me retrouve en face d'une nouvelle venue. Une stagiaire juridique qui vient d'être embauchée pour trois mois dans mon département.

Elle est mimi tout plein.

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Published by Batracien - dans batracien
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commentaires

une marmotte 22/05/2006 15:08

Ma pauvre grenouille comme je te comprend...
 
Ti sais que j'ai eu une situation qui y ressemblais et bordel ce que c'est dur à vivre

Dragoon 19/05/2006 21:59

Grrrrrrrrrr. Pas bien de nous laisser en suspens comme cela. On veut la suit, la suite, la suite...  Ton histoire nous tient en haleine... 

PruNelle 19/05/2006 21:15

Mais quoi, c'est bien la jalousie rhooooooooooooooo !!! lol !

karine 19/05/2006 13:15

Moi aussi je veux la suite !!!!!!!!
La stagiaire...cela me rappelle plein de choses.... :)

Mrfish au boulot...^^ 19/05/2006 12:38

Je connais ça... Bien que la jalousie n'était pas poussée à ce point, en fait, c'était plus un rejet purement et simplement de mon univers jugé trop gamin... durant 3 ans...

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