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21 mars 2007 3 21 /03 /mars /2007 12:36

Je sais, c'est mal de couper les posts en deux quand on a quelque chose d'intéressant à raconter pour une fois mais bon, que voulez-vous, ce n'était pas facile d'écrire du boulot, je ne voulais pas que mes gars me voient, tout ça tout ça.

Non, en fait c'était sympa de vous frustrer.

Revenons donc à Montmartre, ses rues, son ambiance, ses escaliers, ses filles, ses bars. On a rendez-vous place des Abbesses, pour une fois je suis à peu près à l'heure. Petit conseil pour ceux qui, comme moi, ne connaissent pas cette station: il y a beaucoup de marches. Voilà pourquoi tout le monde s'installait dans l'ascenseur pendant que je leur jetais un regard méprisant et me lançais dans l'ascension sportive.

Bon, 5mn plus tard je fais moins le malin et je me demande si ça tournoie comme ça jusqu'en haut de la butte. D'autant plus que des panneaux indiquant "sortie du funiculaire" m'inquiètent beaucoup. Ca y est, drame, le rendez-vous va mal se passer, c'est un signe.

Finalement je débouche à ciel ouvert. C'est bien la bonne place, je suis rassuré. Un regard alentour, il y a pas mal de monde, mais je la reconnais tout de suite. Elle est en pleine conversation avec une de ses amies, j'attends donc quelques secondes avant de l'aborder.

L'amie salue et part, j'apprendrai après qu'elle était là pour vérifier que je n'étais pas un fou furieux psychopathe qui chercherait à violer sa copine dans l'ombre complice des pins parasols. Et ce n'est pas parce qu'Abbesses n'est pas très fourni en pins parasols que le danger n'existe pas.

Parce que mon dieu, qu'elle est mignonne (vous voyez, ça me donne même de la religion). Celles qui n'aimaient pas sa photo trouvaient surtout qu'elle avait une expression pincée, alors que là elle semble vraiment rayonner. Elle est MINCE (oui, je le dis tout de suite), longs cheveux bruns, et des yeux brun-vert au regard assez incroyable.

Ça t'arrive sans crier gare
Au milieu d'une heure incolore
Un geste, une odeur, un regard
Qui comme déchire ton décor
Tout à coup ce cœur qui t'avait presque oublié
Se pointe à ta porte et se remet à cogner

Je m'excuse pour le retard et pour le halètement naturel que je produis après 5mn de course dans les escaliers, elle rit, elle me plaint, elle me parle d'un bar, on s'y rend.

L'adresse est tout simplement excellente... je retiendrai le bar pour d'autres soirées, parce que c'est vraiment un super endroit (et pas uniquement grâce à sa compagnie). C'est un bar plus ou moins lounge, plus ou moins tamisé, mais pas touristique, avec de la musique live et des cocktails à 5€. Elle se fait claquer la bise par le serveur. Je me fais claquer la bise par le serveur. "Gaffe, il est homo" dit-elle.

On s'installe, on boit et on discute. La conversation se passe super bien. Elle me parle de musique, de ses attentes de ses rêves, je découvre un monde complètement nouveau, les concours, la pression, les entraînements... elle en parle super bien, elle a les yeux qui brillent.

Il met ses plus beaux autours et du miel sur sa voix
Toi tu te fais velours et tes bijoux brillent sur toi
Il te dit poèmes et réves et lointains voyages
Tu réponds Florence, peinture, impeccables images

Le cocktail devient deux, puis trois. L'heure tourne. On est bien. On ne se quitte pas des yeux. Ca papillonne, tout ça tout ça. Finalement on se lève. Comme je paie le bar, elle insiste pour me payer une crêpe et me la fourre dans les mains. On la mange ensemble en découvrant Montmartre.

Je retrouve l'immeuble où j'avais ma chambre de bonne sous les toits pendant un stage de 3 mois, il y a 8 ans. Pas loin de la rue Lepic, pas loin du Moulin Rouge. Pas loin de chez elle. Elle rigole. Elle me dit qu'elle aimerait bien me jouer un morceau mais que les voisins vont râler. Ce n'est pas grave, on continue à se promener.

On se retrouve au Sacré-Coeur, comme tous les zamoureux transis.

Tu comprends pas trop c'qui t'arrive
Tu crois d'abord à une erreur
Tu l'évites et lui te devine
Entre le désir et la peur
Tu t'entends lui dire des phrases sans aucun sens
Qu'importe, les mots n'ont plus la moindre importance


On découvre la vue sur Paris au milieu d'une poignée de punks bourrés. La Tour Eiffel est cachée derrière des arbres, dommage. Du coup j'escalade un pilier pour avoir de la hauteur. Je lui tends la main pour qu'elle monte. Elle se retrouve dans mes bras.

Pendant un instant, je pense que je vais l'embrasser. Mais je me sens super con en fait, et je n'ai surtout envie de rien casser. Le moment passe.... bordel, j'ai l'air ridicule. Vous pouvez vous moquer, bande de hyènes.

C'est l'heure du dernier métro, elle me ramène à la station, on se fait chastement la bise.

"Tu veux venir chez moi mercredi soir pour que je te montre un peu de violon ?" demande-t-elle.

Oui.

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Published by Batracien - dans batracien
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commentaires

lili 24/03/2007 15:49

huhu, c'est mignon tout plein!

hi 22/03/2007 16:52

"C'est l'A4 qui lui donne son charme"
Je préfère les A8, question de style quand je roule.
désolé, mais quoi ! laissez des mecs parler deux minutes, et si ils parlent pas sexe, ils parleront bagnoles.
hi

SoLong 22/03/2007 13:10

Je suis là pour ça... ça me fait plaisir.

SoLong 22/03/2007 12:37

Non elle est musicienne... elle est au CNSM... donc c'est une folle du cul. C'est mathématique.

Batracien 22/03/2007 13:02

Me voilà rassuré.

Le Petit Nico 22/03/2007 11:35

Grenouille , comment as tu pu oublier cette règle d'or ?
Si tu ne l'as pas embrassée le premier soir , la prochaine fois se sera une "pote" . Sympa , jolie , tout ce que tu veux . Mais une "pote" tout de meme .
Et asexuée en plus .
Le Petit Nicolas (mais en Plus Grand)

Batracien 22/03/2007 12:57

Je n'ai jamais été d'accord avec cette théorie, en même temps. N'importe qui, après n'importe quel délai, peut basculer dans un sens ou dans l'autre.

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