Il y a des semaines où l'on sait déjà qu'on va finir crevé. Boulot, fatigue, tout ça.
Eh bien c'est pareil pour les week-ends.
Normalement, pour le gars lambda, les week-ends sont prévus pour se reposer après avoir travaillé toute la semaine, pour faire des grasses matinées et regarder les étoiles en rêvassant à un futur meilleur (si si). Mais en fait là non. Dans notre cas, c'est l'inverse; les semaines sont prévues pour récupérer des week-ends.
Et là, c'était quand même l'enchaînement fatal.
Vendredi soir, la Rouquine fête son bac et nous invite donc pour vider quelques godets avec ses copines prépubères à frange (sympathiques au demeurant, mais prépubères à frange) et ses copains prépubères sans frange.
Samedi après-midi, c'est les Solidays
Samedi soir, c'est une soirée au Bis de boulogne puis chez moi avec quelques lecteurs/trices
Dimanche après-midi, c'est re- les Solidays
Dimanche soir, c'est douche/bain/dodo.
Alors qu'est-ce que je peux vous dire sur les Solidays par exemple ? Déjà, l'alternance de chaud et de froid, c'est moyennement formidable pour les petits corps imbibés de vodka que nous sommes. Samedi coup de soleil, dimanche pluie torrentielle. Il y a des moments comme ça.
On arrive à l'entrée samedi après avoir garé la bagnole un peu loin, dans le cadre d'un créneau extrêmement bien effectué grâce à l'aide de Miss Taquet qui sait dire quand il faut braquer ou contre-braquer pour éviter le massacre. Un jour, je vous parlerai de Miss Taquet, ainsi appelée parce qu'elle monte en flèche et se calme à peu près aussi vite, c'est impressionnant à voir. J'aime bien.
Fouille au corps, toucher rectal, palpation des testicules: c'est bon, on n'emporte pas d'engin explosif, on est autorisés à rentrer. On nous file les fameux bracelets qui ne quitteront plus nos corps sensuels du week-end. C'est un peu comme les bracelets brésiliens sauf qu'on n'a pas droit à un voeu lorsqu'ils se déchirent.
On en profite pour récupérer au passage Ex-Dulcinée (mais si, l'infirmière, vous vous souvenez ? Ben elle était là, comme quoi on trouve de tout à Longchamp) et Shinzawai qui traînait dans le coin.
Bon, c'est maintenant que les choses se compliquent parce que ma mémoire de poulpe frit va devoir essayer de reconstituer les concerts qu'on a pu voir.
Ca commence par un groupe de ska que je ne connaissais pas mais qui met une ambiance sympa, puis par le concert de Superbus. Honnêtement, je ne suis pas fan de leur musique mais il faut reconnaître qu'ils ont enflammé les gens, surtout dans les 20 premiers rangs. Avec MonsieurF et ses larges épaules, on s'est frayé un chemin jusque devant les musiciens, ce qui a permis de pogoter dans tous les sens et de balancer à droite et à gauche les dizaines de personnes qui faisaient la vague (on me souffle dans mon oreillette que ca s'appelle slammer).
Bon donc on se met tous à chanter en choeur BOUM BOUM BOUM BOUM BOUM BOUM BOUM BOUM BOUM BOUM Lola c'est osé (je crois, hein, j'ai des doutes sur les paroles). Et puis c'est déjà l'heure de se barrer puisqu'il y a une soirée dans quelques minutes et que je dois récupérer du monde au métro à partir de 19h. Ouais, c'est ce qu'on appelle une organisation sans failles, prévoir une soirée avec des gens qu'on ne connaît pas alors qu'on aurait pu tranquillement profiter des solidays sous le soleil exactement.
On refait donc le chemin en sens inverse, on se prend un coup de soleil, on s'entasse dans la voiture, on retourne chez moi, on dépose les gens au Franprix du coin, on gare la voiture, on arrive (presque) à l'heure, on récupère Kyrieleve et Recca, et là l'organisation sans failles commence à payer.
La lose, quand on ne l'a pas connue, on ne réalise pas à quel point ça peut être puissant.