Un blog qui parle de sexe, d'amour, de sexe, de sentiments, de sexe, de rencontres, de sexe, de tendresse, de sexe, de douceur, de sexe, de fraîcheur, de sexe, de complicité, de sexe.
En gros.
C'est marrant de voir qu'on peut encore avoir de bonnes surprises quand on est désabusé et cynique comme un schtroumpf qui aurait perdu le chemin de son village et aurait sombré dans l'alcoolisme primaire pour oublier les schtroumpfettes.
Bon. Hier, c'en fut une.
Car hier, je voyais une fille - et comme elle connaît ce blog, je suis obligé de dire du bien. C'est chiant, je sais. Mais bon, on va faire ce qu'on peut pour nuancer et glisser des piques cruelles, sinon ça n'aurait aucun intérêt.
Flashback.
Il y a un mois à peu près, nous fêtions l'anniversaire de Kyrieleve, Violette et le Froid. Il s'y est passé plein de trucs, c'était sympathique comme tout, le kir amande n'était pas mauvais, et j'ai discuté avec beaucoup de monde dont les gens déjà cités, Alexiane, Sonia, Eamimi, Clelie, Sarita, Ariane, Lily Plume & co.
Et puis il y avait une autre fille. J'avais bien essayé de parler un moment avec elle, mais visiblement ça tombait au mauvais moment, ou alors j'ai une sale gueule, ou alors mon humour dévastateur tombait à plat, mais bon globalement j'ai réalisé qu'il ne fallait pas insister et que je pouvais aller voir ailleurs si j'y étais, ou bien me pendre avec le câble de la platine du DJ.
Sauf que insister, parfois, c'est bien.
J'ai donc envoyé un mail. Elle a répondu. J'ai répondu. Elle a répondu. Et hier, nous prîmes un verre ensemble, mon dieu que c'est romantique, ça me fait même placer un passé simple dans la phrase.
C'est toujours comme ça, quand on ne sait pas trop si ça va être sympa ou non, on choisit un terrain neutre (en l'occurence Châtelet) pour boire un verre neutre (en l'occurence du Muscat) en discutant de sujets neutres (en l'occurence je me rappelle plus mais c'était super intéressant je suis sûr). Je tente un compliment discret, mais visiblement, dire à quelqu'un qu'elle est "à peu près féminine", c'est pas toujours bien reçu. Je ne sais pas ce qu'il vous faut.
Et puis la soirée continuant, on réalise qu'on passe un moment agréable. Le verre devient un repas. Puis une promenade sur les quais de Seine. Je ne veux pas dénoncer, mais quand on passe sur le Pont des Arts et que j'indique le Louvre en demandant ce que c'est que ce grand bâtiment, elle n'a pas su répondre.
Puis on regarde l'heure. 23h30. Ca commence à compliquer les choses pour les métros si on reprend un verre. Pas grave, on est jeunes, on est fous, on est beaux, on est grands (elle triche, elle a des talons).
On remonte jusqu'aux Champs, on se pose dans un bar, là encore l'ambiance est très agréable (surtout qu'ils nous placent en vitrine, juste devant la terrasse, avec tous les gens qui passent qui nous font des signes enthousiastes). Un verre, puis deux, et soudain les serveurs nous disent qu'il est deux heures du matin et qu'il faudrait peut-être voir à bouger parce que voilà, quoi. Ca tombe bien, parce que je ne veux pas dénoncer mais elle a quand même un peu renversé de son cocktail sur les bras. C'est maladroit, une fille.
Incrédule, je regarde la montre-que-j'ai-oubliée-chez-moi. Deux heures du matin ? Je n'ai pas vu le temps passer. Plutôt bon signe. En temps normal, j'aurais bien proposé de l'héberger puisque c'est à deux pas, mais faut voir la gueule de mon appart en ce moment. Et puis je suis sûr qu'elle aurait douté de ma pureté et de mon innocence. Mais bon, c'est quand même con de finir la soirée comme ça . Le serveur nous suggère de terminer au Queenie, le bar du Queen, qui est à deux pas. Comme nous sommes des gens obéissants, on acquiesce et on y va.
Là-bas, ambiance tamisée avec plusieurs cheminées et des bougies sur les tables, je ne saurais trop le conseiller à tous ceux qui veulent faire genre ils sont hype alors qu'en fait ils ne ressemblent à rien dans leur costume de pinguin. On a presque l'impression d'être classe.
On commande donc de nouveau, on continue à se raconter nos vies qui sont évidemment passionnantes. Normalement, j'ai une mémoire de poisson rouge, mais on m'a menacé d'une interrogation écrite donc j'ai même fait un effort surhumain: j'ai écouté.
4h du matin, c'est au tour du Queenie de fermer. On hausse un sourcil. Demain, on bosse tous les deux - être décalqué en début de semaine, c'est quand même un peu dommage. Mais la soirée en valait la peine.
Pour se le prouver, on s'embrasse sous la lumière de la pleine lune (so romantic), sur la plus belle avenue du monde (so romantic) et dans l'odeur des pots d'échappement (so romantic).
Puis on prend un taxi et on repart chacun chez soi, parce que le romantisme, c'est bien, mais dormir, c'est mieux. Et la voilà en train de travailler, alors que j'ai fourbement annulé mes rendez-vous pour faire une grasse mat ce matin.
J'ai un peu envie de dire Mwhahahahahaha.
Mais ça faisait très longtemps que je n'avais pas passé un aussi bon moment.
Salut Grenouille!Ben dis donc, te voilà devenu people. Tu as eu le droit à un article dans l'édition de Direct Soir du jour. En tous cas, je ne dirais qu'une chose : longue vie à ton blog.Une fidèle lectrice - celle qui t'avait conseillé le théâtre Trévise ;-)
OMG ! Un billet sur la douceur de la pelle le même jour que moi ! C'est un signe, même si Alexiane est ta préférée.C'était qui ? J'ai le droit de savoir, tu l'as rencontrée à ma soirée-Panama !Hein ? Dis ? Non, pas de plan à 3 !
Bonjour,Voilà ce que j'appelle de l'exhibitionisme sans pudeur issu du concept des Blogz (là c'est -1), mais plaisant à lire, même pour quelqu'un qui ne te connait pas (là c'est +1). [Peut-être même que j'ai trouvé ça plus plaisant à lire que la demoiselle dont tu parles, vu qu'elle n'avait peut-être pas envie que tu étales au grand jour ce moment si intimement magique... ^^" Jdis ça jdis rien.]Résultat des courses : +1-1 = zéro :DNan jrigole...PS : Je suis arrivé ici par ton commentaire sur le magnifique blog de Goub où je sévis également, pour info)