Un blog qui parle de sexe, d'amour, de sexe, de sentiments, de sexe, de rencontres, de sexe, de tendresse, de sexe, de douceur, de sexe, de fraîcheur, de sexe, de complicité, de sexe. En gros.
Il n'y a pas de raison que je sois le seul à ne pas faire café du commerce sur mon blog, merde. Alors que j'ai pourtant une opinion (bien cachée, quelque part) et les moyens de l'exprimer (mais pas trop fort, sinon les voisins vont râler).
Donc.
La grève.
Bah en fait, c'est nul.
Voilà, je crois que ça pose quand même bien les bases. Mais comme je sens que mon image de jeune homme bien sous (ou durant) tous rapports risquerait d'en pâtir, va bien falloir que je me développe.
Sur le principe, je n'ai rien contre les revendications des bénéficiaires des régimes spéciaux, au contraire j'aurais plutôt tendance à les soutenir. Je vois un peu partout sur internet les gens qui se liguent contre ces fameux privilégiés de la RATP ou de la SNCF et leur boulot pépère; mais bon, si vous voulez bénéficier des mêmes conditions, pourquoi n'y travaillez-vous pas ? Je ne suis pas convaincu que l'ouvrier de base ou le cheminot lambda ait réellement un train de vie (haha, jeu de mots, je suis trop fort) qui fasse l'admiration des gens.
Ok, il y a un régime de retraite différent, blablabla, c'est honteux. J'ai envie de dire: et alors ? Et comme je suis souvent mes envies, je vous dis donc:
Et alors ?
C'est pas comme si tout le monde était égal en France, hein. Entre les gens qui ont un CE, un treizième ou quatorzième mois, des RTT ou pas, des heures sups, de l'intéressement, de la participation, des abondements, des tarifs préférentiels, des primes, des actions, des aménagements de temps de travail, des avantages en nature, des remboursements de frais, de la sécurité ou non dans l'emploi... vous pensez vraiment que les gens sont tous égaux ?
C'est quand même bien français de se focaliser comme ça sur une soi-disant injustice et leur jeter la pierre sans chercher à comprendre si, réellement, ils sont si bien traités que ça. Sans verser dans la propagande communiste, j'ai du mal à suivre les gens qui jalousent les petits avantages des gens d'en face sans même penser aux avantages énormes d'autres personnes. Désolé, mais un manutentionnaire de la SNCF, pour moi, c'est pas vraiment un privilégié.
Et ce n'est pas tout.
Quand Bozo le Cheminot a signé pour la SNCF, il acceptait un contrat de travail avec des clauses particulières. Il signait en connaissance de cause, en ayant tenu compte du salaire, de la progression et des éventuels avantages attachés au poste. Donc changer ainsi unilatéralement les règles, je suis désolé, même en supposant que ce soit effectivement injuste, ça reste une sodomie à sec en bonne et due forme.
Vous réagiriez comment, vous, si on vous annonçait tout d'un coup que vous n'avez plus de RTT à partir de l'année prochaine alors que vous en comptiez sur 10 ? Ou que votre salaire perd 10% ? C'est normal de râler quand ses conditions de travail changent, j'ai sauté à la gorge de mon boss la dernière fois qu'il a essayé de toucher à ma rémunération.
Donc voilà. Je suis du côté des régimes spéciaux, c'est simple et définitif, qu'on se le dise. A l'extrême rigueur, que les nouvelles règles s'appliquent aux nouveaux embauchés, pourquoi pas. Mais changer les conditions des embauchés, non.
C'est là que le lecteur lambda arrête sa lecture, atterré, en se disant que putain, pour un sale bourgeois de Neuilly, le Grenouille est décidément trop besancenotiste à son goût.
Mais le lecteur non lambda (qu'on appellera Gamma car il lave plus blanc) aura pris soin de se rappeler du titre et se dira donc qu'il y a une couille quelque part dans le potage, là, juste sous le poireau.
Et en effet, ça couille. Parce qu'après avoir pris la défense de nos braves amis de la RATP et de la SNCF, je me vois obligé de leur souhaiter une mort lente dans les flammes des turbines de leurs engins, consumés par la non-existence de leur prime charbon. Qu'ils crèvent, ces cloportes puants sous leur carapace pestilentielle de cloportes squameux. Qu'on leur cloue la langue dans le front avant de leur faire chanter du Cabrel. Attendez-les dans les coins sombres et défoncez-leur la gueule à coup de barre à mine et de casque de chantier.
Hum.
Non, mais sérieusement. Autant je trouve leur cause légitime, autant ils me cassent les couilles d'une force, mais alors d'une force, avec leur grève à la con ! Autant je trouve normal qu'ils se battent, autant ils devraient arrêter de faire chier le monde sous prétexte qu'ils ont un pouvoir de nuisance.
S'ils veulent se battre, qu'ils le fassent autrement, qu'ils recueillent le soutien populaire, qu'ils fassent des actions coup-de-poing contre le gouvernement, mais qu'ils arrêtent leurs putains de conneries. S'il y a bien quelque chose qui m'exaspère, c'est les gens qui se trompent de cible et qui paralysent un pays par leur connerie aussi profonde que la Fosse des Mariannes un jour de pluie.
La liberté des uns s'arrête là où commence celle des autres. C'est bien de dire qu'on est pas d'accord, mais je me demande si les grévistes ont la moindre pensée pour les millions, voire les dizaines de millions de personnes dont ils pourrissent la vie. Et évidemment, je ne parle pas du gouvernement qui de toute façon se déplace avec l'aide de la police (ou bien en hélico), je ne parle pas de ceux qui peuvent rester tranquillement chez eux ou qui se rendent au travail à pied.
Comme par hasard, la grève fait chier tous les gens "modestes", qui habitent dans le cas de Paris en grande couronne et qui galèrent comme des malades pour aller bosser. Ca veut dire des heures passées dans les embouteillages ou les transports, dans le meilleur des cas. Dans le pire, c'est des jours non payés.
Je suis sûr que les gens qui rament pour le SMIC sont absolument ravis de perdre un quart de leur paie mensuelle parce qu'ils ne peuvent pas venir pendant une semaine.
Bref. Je vais arrêter là, parce que je m'énerve comme un con.
Conclusion: bande de grévistes à la con, votre cause est juste, mais changez de méthode, sans quoi je me verrai contraint de vous enfoncer un cocktail molotov dans l'anus.
Un par un.
Je prendrai le temps.