Un blog qui parle de sexe, d'amour, de sexe, de sentiments, de sexe, de rencontres, de sexe, de tendresse, de sexe, de douceur, de sexe, de fraîcheur, de sexe, de complicité, de sexe. En gros.
Pour ceux d'entre vous qui ne connaissent pas ce chef d'oeuvre de la bande dessinée qu'est Oumpah-pah, je ne peux que soupirer et secouer la tête avec commisération (et vous indiquer toute bonne librairie dans laquelle vous demanderez les albums, écrits par Goscinny avant Asterix avec encore plus de talent qu'il n'en a montré après, fin de la parenthèse, hop, quoi).
Pour les autres, on va revenir au sujet de base.
Comme vous avez pu le deviner avec mon sybillin sujet du samedi (aujourd'hui, j'allitère allégrement), l'arlésiene a eu l'occasion de se faire une couleur en passant chez le coiffeur, et elle arbore désormais de magnifiques cheveux blonds. Enfin, des mèches, quoi. J'ai jamais vraiment compris le principe, paraît que ça fait des super reflets et tout et tout.
Mais, et c'est bien là le problème, je ne remarque jamais rien. Alors je lance ce post un peu comme une bouteille à la mer, en espérant ne pas être le seul et que vous aussi, mâles blessés dans votre fierté d'êtres sexués et supposément attentifs (à une carte routière, à la longueur d'un créneau), vous vous demandez parfois ce qui a bien pu être modifié et pourquoi une telle question-piège alors que vous ne faisiez rien de mal.
"Alors, comment tu me trouves ?" est la question fatidique.
Evidemment, on ne va pas répondre "super moche", encore moins quand on est grave superficiel et qu'on n'apprécie les filles qu'en raison de la beauté intrinsèque qui transpire de leurs pores dilatées (oui, et l'intelligence aussi mais ça se voit moins au sortir de la douche). Mais on se dit confusément, par un instinct de conservation hérité de nos ancêtres de l'âge de pierre que la question est plus compliquée que ça.
Si elle demande, c'est qu'il y a quelque chose qu'elle veut qu'on remarque.
Si elle veut qu'on remarque quelque chose de bien particulier, c'est qu'elle a changé.
Si elle a changé, va falloir trouver quoi, et rapidement, sinon il va falloir se la mettre derrière l'oreille* pendant au moins une heure alors qu'on explique que oui, on l'aime et que bien sûr, on la trouve formidable et que sans aucun doute, on est attentif, et que voilà, parfois on a des absences mais ça n'a rien à voir avec la pureté des sentiments qui battent dans notre petit coeur fragile et inspiré.
Parfois on a quelques indices qui peuvent nous mettre sur la bonne voie. S'il y a des emballages Mango dans tous les coins, on peut se dire que ça a trait aux vêtements. Et si elle boitille un peu, c'est peut-être qu'elle essaie de nouvelles chaussures avec 30cm de talons (mais si, vous voyez, celles qui font pas putes mais un petit peu quand même, et que c'est pour ça qu'on vous aime avec). Et si on sait qu'elle est passée chez le coiffeur, on peut se douter que ça aura trait soit à la longueur, soit à la couleur.
Vous voyez, on ne part quand même pas désarmés dans la vie. Au fur et à mesure des relations, on apprend à roublarder, à ruser, et finalement à trouver la bonne réponse par élimination. Si ce n'est pas les vêtements ni les cheveux, ça doit être le maquillage ou le parfum, etc.
Finalement, les couples, c'est le darwinisme dans son plus simple appareil. Survival of the fittest. Faut développer un sixième sens et un côté observateur qui frise le paranormal.
Moi ? J'ai échoué.
* J'ai essayé mais ça ne marche pas. Pas assez doté par la nature, sans doute.