Me voilà donc seul.
Et la solitude, c'est pas vraiment mon truc. L'introspection non plus, d'ailleurs. Rester à se morfondre en se demandant pourquoi toutes nos relations ne durent que trois mois, alors que le Beigbeder de base les fait au moins tenir trois ans.
DONC.
Donc il est temps de fourbir ses armes et de repartir à l'assaut, comme en février dernier. Accepter toutes les invitations, même celles qui ont l'air étranges (genre années 20, han) dans l'espoir de croiser des gens intéressants. Sortir en soirée trois fois par semaine. Danser comme une loque sur les derniers succès qui parlent à ma main. Entraîner dans l'aventure des ami(e)s fidèles, si possible ni en couple, ni susceptibles de faire déraper la soirée vers une copulation précoce. Aborder des filles. Récupérer des numéros. Prendre des verres et des repas. Auditionner pour le poste, faire passer des entretiens en cochant une petite feuille et en fronçant les sourcils vers le haut (parce que vers le bas c'est trop commun).
... ça m'épuise d'avance. La dernière fois, ça avait quand même pris six mois pour trouver quelqu'un de bien (avec un beau cul ET des épisodes de How I Met Your Mother).
Ce week-end, je fête mon anniversaire, donc je doute un peu de voir du sang neuf. Mais dès la semaine prochaine, je blinde l'agenda, on m'a proposé des trucs jeudi et vendredi, ça va chier. Comme dirait l'autre, oukisont la fille de mes rêves ? La fille belle, brillante, sensuelle, sexuelle, tendre, fidèle, drôle et callipyge (et disponible, merci, je prends à emporter, non, pas besoin de mayo) ?
Je garde espoir. Mais bordel, c'est long comme un jour sans Pim's framboise.
Et malgré tout, vous remarquerez que je sais rester fidèle en amitié, puisque MonsieurF m'a proposé une soirée demain avec toutes les copines polonaises de sa copine - et j'ai dit non, PARCE QUE J'AVAIS DEJA DIT OUI POUR UNE PARTIE DE JEU DE ROLES.
Gajal, je te hais.