Un blog qui parle de sexe, d'amour, de sexe, de sentiments, de sexe, de rencontres, de sexe, de tendresse, de sexe, de douceur, de sexe, de fraîcheur, de sexe, de complicité, de sexe. En gros.
Parfois, je me dis que les mecs sont quand même des gros beaufs. Moi compris, évidemment, puisque ma définition de la beauté passe par une ondulation habile du bassin en boîte, si possible accompagné d'une robe fendue ou d'une minijupe révélatrice.
Seulement moi, j'assume ma beaufitude avec une bonne humeur jojo-lapinesque qui désamorce les conflits. Alors que d'autres, non.
Je ne me rappelle plus si j'avais raconté ça à une époque sur le blog, si c'est le cas mettez tout sur le compte d'Alzheimer. Mais il y a un an environ, alors que j'allais voir un client dans le sud de la France, je me suis complètement paumé dans les landes.
Mais alors paumé de chez paumé, hein. Des pins à perte de vue, des chemins qui s'entrecroisent, des panneaux indicateurs qui ne me disent rien, et un GPS qui n'a plus de batterie. Autant dire que la situation n'est pas brillante, surtout quand on est moins doué que oui-oui et son taxi jaune niveau orientation.
Et évidemment, mon téléphone ne capte pas.
Je commence à me dire que le sort s'acharne sur moi et que ce serait le moment d'avoir un petit coup de pouce du destin pour faciliter les choses, quand tout à coup une vision s'offre à moi. Sur le côté du chemin, marchant tranquillement avec une serviette sur l'épaule, se trouve une fille magnifique en maillot de bain.
Non non, je n'invente rien.
La fille remonte donc la route, je baisse ma vitre pour qu'elle m'indique la direction, ce qu'elle fait avec un talent et une capacité pulmonaire impressionnants. En fait, je ne suis pas loin du tout. Quelques kilomètres plus loin, je vois le siège social de l'entreprise que je visite, je me gare, je vais au rendez-vous. Avec pas mal de retard.
Pour m'excuser, et histoire de briser la glace, je fais au DG "ah, je suis désolé pour le retard, mais vous n'allez pas croire ce qui m'est arrivé, je me suis perdu et c'est une jolie fille en maillot de bains qui m'a sauvé"
Et là le gars se retourne vers moi, l'oeil égrillard, et fait avec un accent du sud à couper au couteau: "ah ouais, la blondasseuh, là, avec-euh ses nichons gros commeuh des pastèqueuh ? Ouais, elleuh se baigneuh toujours à la même heureuh, moi des fois je sors-euh plus tôt rien que pour-euh la voir !"
Désolé si je n'ai pas retranscrit fidèlement l'accent, mais l'idée était là. Sur le coup, ça m'a un peu séché sur place, j'avoue. C'est sympa, la complicité et l'affectif dans le commerce, mais là ça atteignait un niveau un peu surprenant pour un gars qui a son poste.
Pourquoi est-ce que je vous parle de ça alors que ça date ? Parce qu'hier, rebelote.
Hier, grosse entreprise, là encore je dois rencontrer le DG, j'arrive sans encombres au rendez-vous (pour une fois), je patiente en salle d'attente, puis la secrétaire vient me chercher pour m'amener à son patron.
Et alors la secrétaire... oh my god. Pour citer ma chanson préférée, she must be the reason why god made the girl. Jamais vu, de ma vie, une fille aussi belle. Je n'exagère pas. A se demander ce qu'elle fait dans une entreprise à classer les dossiers alors qu'elle pourrait gagner mille fois plus sur des podiums ou dans des pubs (ou alors elle est contre la société de consommation, ce qui est tout à son honneur, mais je doute).
Bref, je laisse une flaque de bave se constituer sur le sol, je suis l'apparition avec obéissance, je secoue la tête pour garder mon sang-froid, je pense avec insistance à l'importance du contrat que je suis venu conclure, je ferme les yeux pour me soustraire à la vision enchanteresse, je me casse la gueule dans l'escalier, tout ça.
Puis j'arrive dans le bureau du DG. La porte se referme et il me fait un clin d'oeil.
- Alors, comment vous la trouvez ?
- Euh... magnifique, réponds-je avec sincérité
Et là il baisse les yeux en soupirant.
- Ca fait six mois que j'essaie de me la faire mais ya pas moyen. Enfin bon, ça reste du plaisir visuel !
Han.