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Ce n’est pas bien, ce n’est pas normal… Il a dix-huit ans se murmurait Marianne alors que la main s’avançait vers elle. Lentement, comme à travers un brouillard hivernal, elle sentit les doigts venir lui frôler les seins. Sensibles comme elle les avait rendus, ils ne perdirent pas de temps pour tendre contre la fine fabrique du tissu. Il n’y avait pas moyen de dissimuler son état d’excitation. Elle avait le souffle court. Elle ne fit rien pour repousser la main.
Paul vivait un rêve éveillé. Il ne comprenait pas vraiment ce qu’il se passait ni pourquoi elle se laissait faire ainsi, mais il avait toujours été curieux et audacieux. Il s’enhardit, et glissa ses doigts sous le tissu.
Marianne leva la main comme pour le repousser, puis la laissa tomber sans rien faire. Le contact était tellement agréable… cela faisait si longtemps que personne ne l’avait touchée ainsi. Elle sentit une chaleur bien peu familière l’envahir. C’était chaud et froid à la fois, et ça se répandait dans son corps par frissons. Le garçon était peut-être maladroit, mais il suivait scrupuleusement les conseils qu’on venait de lui donner. Sa main de moins en moins timide caressait ses seins comme elle le lui avait montré. Elle se sentit vibrer. Sa poitrine montait et descendait au rythme des caresses. Elle se rendit à peine compte qu’une main descendait pour venir se poser sur les boutons de sa chemise. Un à un, ils cédèrent avec traîtrise. La main remonta, écarta le tissu, plongea vers la poitrine exposée. Marianne, la tête en arrière, les bras serrés sur les accoudoirs du siège, tremblait de tous ses membres. Elle décroisa nerveusement les jambes, et réagit à peine lorsque, tout doucement, Paul lui fit lever les bras pour enlever entièrement la chemise. Le vêtement désormais inutile flotta sans bruit vers le seul. Les yeux mi-clos, Marianne suivit sa progression. Elle se sentait fondre. Quelque chose en elle se brisait, ou se construisait, elle ne savait plus. Le bloc de glace qu’elle avait toujours été depuis son adolescence fondait, fondait… elle se sentait de plus en plus humide. Là, en bas, où sa culotte de coton dissimulait ses désirs enfouis. Paul s’était penché et embrassait maintenant ses seins, la langue agile, les mains douces, anxieux de plaire.
« Oh » murmura Marianne.
Un souffle, un soupir, assez pour arrêter l’élan du jeune garçon. Il se redressa légèrement, les yeux inquiets, partagé entre le désir et la peur.
« Et maintenant, qu’est-ce que je fais ? » fit-il ?
Il avait la voix aussi rauque qu’elle et, bizarrement, cela rasséréna la jeune femme. Elle se sentait plus calme, tout d’un coup, en paix avec elle-même. Elle savait qu’elle ne s’arrêterait pas, pas maintenant.
Lentement, elle se leva et tout aussi lentement, elle tourna sur elle-même. Le jeune homme buvait son buste des yeux. C’était la première fois que quelqu’un la regardait avec désir. De nouveau, elle sentit cette humidité contenue, plus bas, ce barrage d’Assouan qui menaçait de céder. Elle se pencha vers Paul. Il ne fit pas un geste pour se défendre. Leurs lèvres se touchèrent. Il émit un petit bruit, comme celui d’un chaton qui miaule, puis lui rendit son baiser.
Marianne se sentit défaillir alors que leurs langues se touchaient, se cherchaient, s’exploraient. Les mains de Paul repartaient à l’assaut de ses seins mais, bon élève comme toujours, il n’en restait pas là et caressait également son dos, ses épaules, sa nuque, la chute de ses reins. La jeune femme était parcourue de frissons. Elle ferma les paupières pour se laisser totalement aller à ses mains qui la découvraient comme un nouveau monde. Elle n’esquissa pas un geste de protestation lorsqu’ils trouvèrent la ceinture de son jean. Lorqu’elle ouvrit les yeux, Paul la regardait, implorant. Elle lui sourit, hocha la tête. Elle était dans son monde. Les mains étaient revenues sur son corps. Sa culotte glissa comme dans un rêve. Elle était nue face à cet adolescent encore habillé, et elle n’en éprouvait aucune honte. Elle était un fantasme, elle le savait, et elle s’en contentait.
Elle guida le garçon jusqu’au lit. Elle qui lui avait demandé de la douceur se sentait soudain brutale, violente. Elle lui arracha son T-shirt, elle s’accrocha à ses lèvres, elle le renversa sur elle. Il resta un instant indécis avant de repartir de l’avant. Ses mains descendirent le long de son ventre, s’égarèrent sur ses hanches avant d’effleurer les boucles brûlantes de son sexe. Paul approcha ses doigts, explorant le mystère féminin. Il poussa une exclamation de surprise en la voyant si humide. Son propre sexe se dressait devant lui, droit comme un I, le prépuce légèrement découvert. Pour la première fois, Marianne n’éprouvait aucun dégoût. Elle tendit la main, et ses doigts s’enroulèrent autour du membre en érection. Elle sentait l’artère battre comme un cœur, elle sentait la vie, elle sentait l’amour. Elle resta un instant ainsi, allongée, avec ce baboum, baboum dans la main. Elle fouilla dans sa table de nuit pour y trouver la boîte de préservatifs qu'elle remplaçait religieusement tous les ans pour ne pas dépasser leur date de péremption. Le capuchon se mit en place avec une confiance qu'elle était loin d'éprouver. Puis elle le guida vers son intimité.
« Doucement » murmura-t-elle.
Il la pénétra comme dans un rêve, les traits transportés d’extase. Ses mains étaient partout et nulle part, le poids de son corps transportait Marianne d’émotion. Elle le sentait en elle, et rien d’autre n’avait d’importance. Lorsqu’il commença à bouger, elle poussa un cri de plaisir.
Puis, plus rien.
« Dé…désolé… » balbutia Paul, rouge comme une pivoine.
Bon, finalement j'ai terminé cette partie plus vite que prévu. Dites-moi ce que vous en pensez, hein, surtout si vous n'aimez pas, que je sache si je continue ou non (vu qu'il y a plein de personnages qu'on n'a pas vu).
PS: Oui, elle a une chemise dans cette partie alors qu'elle avait un petit top dans la partie précédente, c'est ce qu'on appelle une licence poétique (bis). C'est vraiment sympa comme concept.
PS2: Bon j'ai rajouté une ligne en rouge pour inciter les gens à sortir couverts. Et à le remettre (le couvert).