Un blog qui parle de sexe, d'amour, de sexe, de sentiments, de sexe, de rencontres, de sexe, de tendresse, de sexe, de douceur, de sexe, de fraîcheur, de sexe, de complicité, de sexe. En gros.
Il y a des hontes interplanétaires, qui vous suivent jusqu'à la mort. Vous savez, le genre de honte que vos amis prennent un grand plaisir à raconter en soirée devant vous et qui vous obligent à ricaner bêtement pour sauver la face.
Et puis il y a les hontes un peu moins graves, mais qui vous pourrissent quand même la vie. Comme hier, par exemple. Le PDG de la boîte en personne me convoque dans son bureau pour faire un bilan de cette première semaine.
Ca commence bien, avec de supers compliments sur mon boulot, mes premiers résultats, les relations avec les autres... mais quelque chose clochait. Ca se sentait dans son regard un peu fuyan. Il ne faisait qu'appliquer la technique de management n°3, alinéa b, à savoir: "quand tu veux reprocher quelque chose à quelqu'un, commence par les qualités pour terminer par les défauts".
Et effectivement, ça n'a pas loupé. Quelques minutes après qu'il ait affirmé une nouvelle fois à quel point j'étais une recrue parfaite et impeccable et incroyable et stupéfiante (j'en rajoute un peu, là, j'admets) - il se penche vers moi d'un ton de conspirateur et me demande: "qui vous a taillé votre costume ?"
Je reste un peu perplexe, alors qu'il enchaîne: "le choix des cravates, c'est vous ou votre copine ? Non parce que je ne veux pas critiquer, mais ça ne correspond pas du tout à l'image qu'on veut donner. Les petits chiens, c'est un peu... et j'ai rien contre les fleurs, hein, mais en l'occurence ça va pas. Et puis je reviens à la coupe de votre costard, il est bien trop court"
Bon, j'encaisse sans broncher. C'est vrai que j'étais un peu habillé comme une merde, mais bon, d'habitude mon sourire franc et mes yeux pétillants permettent de faire passer la pilule. Là, non. Marrez-vous, bande d'enfoirés, c'est les critiques que vous aviez faites la dernière fois sur mon sens des couleurs.
Du coup, il me tend une carte de crédit et une carte de magasin. "Allez là, dites que vous venez de ma part, achetez-vous un ou deux costumes, quelques chemises, on fera passer ça en frais de représentation. Mais je veux du sobre, du classe, je vous veux en gravure de mode."
Et voilà t'y pas que je viens donc de perdre mon samedi après-midi dans une boutique fréquentée quasi exclusivement par des avocats fiscalistes pétés de thunes, à regarder des costumes anthracites d'un oeil en vrille tout en me faisant palper le cul par un vendeur.
Au final, relookage gratuit, donc, mais humiliation devant le PDG quand même. S'entendre dire qu'on s'habille comme un sac, c'est pas super agréable à entendre. Je me suis consolé en prenant les trucs les plus chers dans la limite du budget que j'avais, tant pis pour lui.
Deux costards, quatre chemises, quatre cravates, sans compter le passage chez le tailleur, m'incitent à poser une question essentielle: mais quel plaisir pouvez-vous bien y trouver, les filles ?
On perd un temps fou, il fait chaud, on s'habille/déshabille 10 fois en 10 minutes, on se casse la gueule dans la cabine d'essayage, on repousse les avances du mec, on repousse les avances de la fille, on change de boutique, on se désape devant le tailleur, on se fait palper les mollets, on passe à la caisse, on repart avec plusieurs sacs empilés.... où est le bonheur, là-dedans ? Je HAIS les boutiques.
Avec ce qu'il m'a dit, je suis habillé pour l'hiver. Avec ce qu'il m'a payé, je suis habillé pour l'été.
Au final, il est bien ce PDG.
Voici donc les objets du délit:
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On sent la joie, la gaieté, dans ces ensembles, vous ne trouvez pas ? Hum...
Sur un tout autre sujet, s'il n'y a pas de changement perceptible dans les trois pauvres votes qui s'éparpillent, je vais être obligé demain de vous pondre un article sur les kumkwats.