Un blog qui parle de sexe, d'amour, de sexe, de sentiments, de sexe, de rencontres, de sexe, de tendresse, de sexe, de douceur, de sexe, de fraîcheur, de sexe, de complicité, de sexe. En gros.
Macho, Macho man... I wanna be a macho man !
Hop, une nouvelle théorie sur les relations homme-femme. Attention, celle-la est sérieuse, et vous risquez de ne pas vous en relever. Avec un peu de chance, dans quelques années, mon nom sera accolé à cette théorie et on dira « putain, quel visionnaire ce grenouille ! »
Alors que pour l’instant, niveau fans en folie, c’est pas vraiment ça. Mais bon, faut faire avec, il y a toujours un passage à vide avant le strass, les paillettes et le lançage de petite culotte sur scène (en coton petit bateau, s’il vous plaît).
Voici donc, encore une fois, une inestimable théorie. Elle tient en peu de mots, et pourtant elle révolutionnera votre vision du couple :
La femme parle pour être écoutée, l’homme pour être aidé.
Ah, ça a l’air de rien, ça, hein ? Mais c’est pourtant vrai, et puis je fais des généralités si je veux, c’est mon blog.
Concrètement, qu’est-ce que ça veut dire ? Que quand votre copine vous raconte sa journée et les soucis qu’elle a eus, elle le fait pour décompresser, pour le côté cathartique – mais certainement pas pour que vous lui offriez des suggestions concrètes. Inversement, le mâle se confie peu car, lorsqu’il le fait, c’est qu’il ne voit pas de solution seul et pense que sa copine peut avoir une meilleure idée. Ce qui, avouons-le, arrive rarement. Merde quoi, faut bien que ce blog reste macho.
Prenons un exemple concret : Hildegarde revient de sa journée de boulot. Je l’appelle comme ça pour qu’aucune lectrice ne se sente visée, je doute d’en avoir beaucoup qui s’appellent Hildegarde. Et si c’était le cas, ce n’est pas à moi qu’il faut faire un procès, mais à vos parents. Hildegarde revient donc du travail, claquée comme à son habitude. Philibert regarde la télé et attend sa vodka avec glaçon, comme tout mâle digne de ce nom. Il écoute d’une oreille aimante et attentive les soucis de sa dulcinée.
« Ouais, cette journée était épouvantable, depuis le temps que je bosse avec cette fille en binôme je peux plus la saquer, sérieux, elle fout jamais rien et elle s’attend à ce que je remplisse sa part de boulot, je commence à en avoir marre, en plus le client refusait de nous donner les pièces justificatives, on a galéré comme des malades, je sais pas, c’est usant, on a l’impression de tourner en rond sans rien faire. »
Là, le mâle lambda, tout embêté pour sa copine, va lui proposer des solutions.
« Bah parles-en à ton boss, de ta collègue » qu’il dira. « Et pour ton client, tu peux pas essayer de voir avec quelqu’un d’autre ? »
Bon, ben c’est pas bon, ça, en fait. Parce que proposer des solutions, c’est pas vraiment ce qui est vu de mieux. La fille attend de la compréhension, de la tendresse, de l’écoute active ! Des « c’est pas vrai ! », des « mon dieu ! », des « quel courage ! ». Mais pas des propositions d’aide.
Inversement, quand l’homme se défausse de ses problèmes, il attend des idées qui lui permettraient d’améliorer les choses. A la place, il entend « rhoo mon pauvre chou », « ah ben j’comprends bien » ou encore « arrête de parler, je regarde Drucker ». Là encore, incompréhension.
Ah la la, où va le monde quand l’homme et la femme n’ont pas les mêmes attentes ! Heureusement que je suis là pour décoder pour vous, avec la patience d’un ethnologue, ce mammifère bipède qu’on appelle la femme.