Un blog qui parle de sexe, d'amour, de sexe, de sentiments, de sexe, de rencontres, de sexe, de tendresse, de sexe, de douceur, de sexe, de fraîcheur, de sexe, de complicité, de sexe. En gros.
Mardi (oui, je sais, j'ai du retard, mais est-ce vraiment ma faute alors que je vadrouille dans des endroits absolument improbables pendant la semaine, genre Nancy ce mercredi, ah qu'elle est belle la place Stanislas, ah qu'il est beau le quick, fermons la parenthèse).
Mardi, donc, je reprends à zéro histoire de faire une phrase correcte, mardi j'avais rendez-vous dans une école privée ultra-power-prestigieuse, avec son collège et son lycée où il doit falloir payer 10 000€ au moins pour y inscrire son chérubin. Le truc avec lambris et dorures dans chaque salle de classe, et professeur avec badine. La classe internationale, donc.
Je m'annonce au standard, je dois rencontrer la directrice, on me fait patienter dans la salle d'attente qui doit bien faire la taille de l'appart que je suis en train de retaper en ce moment (merci les choupis !). Là encore, des moulures, du parquet, des statues, des tableaux, des fauteuils magnifiques.... et un gamin d'une quinzaine d'années qui attend avec moi.
Le temps passe, le temps passe... puis soudain un prof entre dans la salle avec les parents sur les talons... et le conseil de classe commence devant mes yeux.
"Bon, soyons honnêtes, votre môme, là, il est nul dans tout ce qui est sciences. 4 en maths, 7 en physique, soit il ne travaille pas, soit il a des difficultés"
"Oui mais nous on voudrait qu'il soit ingénieur"
"Ah ben oui mais non, moi je l'oriente en L là vu ses notes".
C'est beau, l'orientation en seconde. Je commence à me sentir mal donc je suggère gentiment que je peux attendre ailleurs.
Et là, le prof: "non non, vous ne nous dérangez pas"
Et là les parents: "non mais c'est pas grave hein"
Et le gamin qui me lance un regard pitoyable, genre "non seulement je me fais assassiner mais en plus ya des témoins".
Alors j'ai regardé le plafond pendant qu'on lui expliquait qu'il était nul, que le sport n'était pas la vie, qu'il allait falloir se secouer les puces, et qu'ici on ne redoublait pas, non monsieur, donc qu'il fallait se prendre en main avec des précepteurs (oui oui, mot utilisé) pour combler ses lacunes.
Et quand la directrice est arrivé, j'ai quitté doucement la pièce et refermé la porte sur ce marmot au visage mouillé de larmes, qui aimerait bien être footballeur, mais n'est pas né dans la bonne famille.