(Look, if you had one shot, one opportunity...).
Voilà, ça c'était pour les recherches google, c'est fait. Et pour une fois il y a un lien avec le titre de l'article, pas comme quand je dis bite, couille, nichon, Pamela Anderson ou Martin Solveig.
Le lien, c'est cette fameuse lose qui vous unit à moi. Parce que, soyons honnêtes, c'est toujours plus amusant d'entendre parler d'une catastrophe quelconque que d'un bonheur sans nuages. Ca a toujours été le cas, et je n'ai jamais compris ceux qui n'en étaient pas conscients.
Prenez les personnes lambdas, de votre famille ou de vos amis, que vous croisez à l'occasion d'un repas quelconque. Vous allez systématiquement en avoir qui vont vous raconter leurs vacances à la mer, ou leurs excursions sous le soleil Maya (celui qui parcourt la terre, le ciel et cherche son chemin, c'est sa vie c'est son destin). Qui vont vous parler de la naissance de leur fils, de leur mariage proche ou des succès professionnels qu'ils ont accumulé.
Mais ON S'EN FOUT !
Enfin, on est content pour eux, bien sûr. Mais en tant que tel, leurs histoires n'ont aucun intérêt puisqu'il n'y a pas de rebondissement. Formidable, tu bosses dans la finance. Incroyable, tu t'es fait un gros bonus. On en baillerait presque.
Mais fais-toi pincer la main dans le sac avec 4,9 milliards dans la balance, et tu deviens un héros.
C'est la même chose pour tout, dans une moindre mesure. Tes histoires sur tes exploits en surf en Australie ? Qu'est-ce que j'en ai à battre, je n'y connais pas grand chose en surf et tu n'es pas une brune sensuelle que je puisse imaginer avec les marques de bronzage (non que je le fasse hein, je reste gentleman, c'est un exemple gratuit).
Par contre, tu t'es fait attaquer par un requin géant mangeur d'hommes qui a tenté de te broyer la jambe avant de t'arracher ta virilité d'un coup de dents que ne renieraient pas certaines filles ? Là, ça devient intéressant. Et si on me pousse un peu, je pourrai même afficher un peu de compassion.
On dira ce qu'on veut, c'est la lose qui rend les histoires intéressantes. Les moments où on s'est cassé la gueule dans la boue, où on s'est à moitié noyé, où on a dévalé un escalier sur le cul devant cent témoins, où on s'est inscrit au sport le jour même de la fermeture du dojo (ceci est un autre exemple).
Beaucoup de gens ne le comprennent pas, ça. Mardi, j'ai dû subir trois heures dans ma bagnole un de mes commerciaux qui me racontait ses exploits féminins. C'est sûrement très enrichissant et passionnant, mais je n'en ai rien à battre, moi, des moments qui réussissent. Ce qui m'intéresse, c'est les erreurs de communication, le mauvais déchiffrage de signal, le copain jaloux au mauvais moment, le rateau qu'on n'a pas vu arriver. Ce qui m'intéresse, c'est la lose.
Combien d'entre vous viendraient ici si c'était pour m'entendre raconter les trucs qui marchent ? Hein ? Alors que quand c'est pour vous foutre de ma gueule, ya plein de monde, hein ? Ah ben bravo, elle est belle la France.
Pourquoi je vous dis tout ça ? Pourquoi je vous ponds tout un article sur la lose ?
Parce que je viens de découvrir que j'avais oublié mon vélo tout neuf, celui acheté il y a trois mois.
Dans la cave.
Cadenassée.
De mon ancien appartement.