Un blog qui parle de sexe, d'amour, de sexe, de sentiments, de sexe, de rencontres, de sexe, de tendresse, de sexe, de douceur, de sexe, de fraîcheur, de sexe, de complicité, de sexe. En gros.
Let's talk about you and me
Let's talk about all the good things and the bad things that may be
Bon, eh bien le sondage est éloquent. Je n'ai que des obsédé(e)s sur ce blog. J'ai pourtant tout tenté, tout ! Je vous propose de la tendresse, des sentiments, du ridicule, de l'émotion, même de la politique (c'est dire !). Et non, tout ce que vous voulez, c'est du cul.
Vous me désespérez. Si.
Et en même temps, comme je suis un sale exhib, ça me fait plutôt plaisir de devoir raconter ma meilleure nuit. Car les résultats sont sans appel. Si on ne compte pas les doubles votes (ni ceux multipliés par trente), ça donne:
17 votes pour la meilleure nuit
6 votes pour la plus longue relation
5 votes pour la théorie foireuse
0 votes pour le CPE
Bon, je suis assez vexé concernant le CPE. A croire que vous ne me faites pas confiance au niveau politique. C'est incroyable, ça ! Comme si les théories foireuses sur l'amour ne pouvaient pas s'appliquer à nos plus hautes institutions ;)
Allez, chose promise chose due, je vous raconte donc ladite nuit. Si vous avez une certaine sensibilité visuelle ou moins de 18 ans, peut-être que c'est vachement mal de continuer à lire. En même temps, ça vous instruira. Fermez les yeux.
Non, c'est con ce que je vous dis, ça aide pas à lire. Ne fermez pas les yeux mais laissez-vous emporter. Remontez un peu en arrière. Quatre ans pour être précis.
***
Printemps 2002. Au bout d'une dizaine de mois ensemble, Dulcinée s'envole pour un pays lointain histoire de s'engager dans l'humanitaire. Mon boulot m'oblige à rester sur place.
Ca paraît peu, un mois. Mais quand on a 23 ans et qu'on se sent bien avec quelqu'un, c'est le bout du monde. Particulièrement sexuellement.
Vous allez me dire, il y a des palliatifs. Sauf que là, non. Car non seulement nous étions tous les deux d'une fidélité à toute épreuve (hum), mais nous nous étions également promis de laisser monter la pression en attendant le retour.
Pour être clair, et au risque de choquer la majorité d'âmes sensibles qui lisent ce blog: pas de branlette. Oui, ben vous pouvez rigoler, c'est dur à 23 ans ! C'est même complètement impossible, ou alors il faut être une réincarnation bouddhique, ou bosser en banque d'affaires. Et encore.
Mais là, challenge ! Ok pour faire monter la pression, on attend que le mois s'écoule. Putain, je ne vous raconte pas mon état. La nature nous a donné des besoins impérieux, et la sève de la jeunesse est faite pour s'écouler dans les champs de blé de la féminité triomphante. Bref, bouillonnage intérieur comme vous n'imaginez pas.
Puis le jour arrive. Dulcinée revient en avion. Je suis à l'aéroport. Elle sort avec ses bagages, c'est l'été, il fait chaud, elle porte un petit débardeur et un espèce de baggy blanc large et informe. A travers mes yeux dilatés par l'attente, c'est la plus belle fille du monde. Nos regards se croisent, oh putain, c'est électrique. C'est même pas de la tendresse à ce niveau là, c'est du désir à l'état pur. On se saute dessus, on se viole à moitié dans l'aéroport. On se casse la gueule dans le truc à sparadrap de la file d'attente, avec les mains dans des endroits impossibles. Hum. Il serait peut-être temps de se calmer.
Orlybus. On est assis côte à côte. On ne peut pas se décoller. Pareil dans le métro. Efforts de volonté surhumain pour rester civilisés. On arrive chez moi. Je trouve pas ma clé. Je me fais violer sur le palier. Je fouille désespérément dans mes poches, mais j'ai du mal à me concentrer. Finalement, la bonne clé. Ca tourne. On entre. On referme la porte. On est sur le carrelage.
Je garde un souvenir énorme de cette première fois de la nuit, un mois de frustration sexuelle, je n'ai jamais connu ça, et en face non plus. On est des animaux en rut, on roule dans tous les sens, l'armoire de vêtements qui tient mal se casse la gueule et on s'en fout. On jouit exactement en même temps et j'ai l'impression que la pièce ne s'arrête pas de tourner. Je n'ai plus de force, je la lâche, on s'effondre.
Il n'est que 18h. Ca n'aura duré qu'une demi-heure, en fait. Aucun préliminaire. Dulcinée file sous la douche et je la rejoins cinq minutes plus tard. On est de nouveau en forme, la douche nous coule dessus, elle adore quand c'est brûlant et moi aussi. On est toujours aussi affamés. Nos mains se cherchent continuellement pendant nos mouvements. De nouveau, synchronisation totale et cris à l'unisson. Tout d'un coup, malgré l'eau chaude, j'ai super froid. Je sors de la douche complètement trempé, je chope un peignoir, je vais sur le lit. Elle me rejoint.
Troisième fois beaucoup plus douce, beaucoup plus tendre. On se dit qu'on s'est manqués et on le pense vraiment. On n'est toujours pas repus. Cette fois-ci, on n'a ni eau ni carrelage pour nous gêner. On prend notre temps. On retrouve les réflexes, les techniques éprouvées, ce que l'autre apprécie. Les deux premières fois, on n'y avait même pas pensé. On n'a pas encore parlé une seule fois du voyage, mais on se fait l'amour tendrement. Le téléphone est débranché, le portable est coupé, et on continue.
Quatre fois. Cinq fois. Six fois. Sept fois.
Ouais, je sais, vous ne me croyez pas. Pourtant j'en parlais déjà dans une note précédente (sur hautetfort si je me rappelle bien). C'est mon record, et je ne sais pas si j'en serais capable aujourd'hui. Mais on a passé la nuit réveillés, à se parler et à faire l'amour. A la fin, c'était plus de la gourmandise qu'autre chose. A croire qu'on ne serait jamais rassasiés. On s'est endormis au matin dans un état de béatitude et d'épuisement absolus.
***
Conclusion: le lendemain, on a payé la note. Dulcinée s'est chopé une cystite et tous mes muscles m'élançaient. Je me revois devant les toilettes, le sexe à la main, à murmurer d'une voix enjôleuse: "allez, sors, n'aie pas peur, c'est juste pour pisser"