Un blog qui parle de sexe, d'amour, de sexe, de sentiments, de sexe, de rencontres, de sexe, de tendresse, de sexe, de douceur, de sexe, de fraîcheur, de sexe, de complicité, de sexe. En gros.
Bon, déjà, ok, je n'ai pas trop écrit ces derniers temps. Mais en même temps j'ai une excuse, un week-end pas mal chargé... et surtout un ami à consoler.
Ouais. Parce qu'en plus d'être absolument formidable avec les filles (norme ISO, tout ça tout ça), je dois aussi m'occuper des amis mâles. Notons qu'un ami masculin a ceci d'ennuyeux qu'on n'envisage pas de coucher avec lui, et donc que notre écoute de ses soucis est absolument gratuite. C'est incroyable, parfois, ce qu'on peut être totalement altruiste.
Et me voilà donc à sacrifier un samedi soir pour écouter les malheurs d'un pote qui vient de se faire larguer. Yeux humides, voix tremblotante, air de chien battu. Je me sens 'achement compatissant, d'autant plus qu'il a de la Bud Ice au frigo et que je n'avais pas vu cette marque mythique depuis des années.
Traitez-moi de macho insensible, mais j'ai toujours été gêné devant les larmes masculines. Je sais qu'on nous rebat les oreilles avec la nouvelle éducation, la sensibilité à fleur de peau, les sentiments qui doivent s'exprimer... il n'empêche. Voir un gars pleurer, ça me perturbe. J'ai envie de le secouer, de lui dire de se comporter en homme, en vrai, de se gratter les couilles et de roter en public. Enfin peut-être pas, mais vous saisissez l'idée. Pour moi, le mâle subit les pires avanies la fleur au fusil et le sexe en érection, cachant derrière une ironie de façade la douleur qu'il ressent au fond de ses tripes.
Le mâle, il manie l'autodérision en refoulant ses larmes avec courage. On sent qu'il souffre, car son regard pur est zébré de ces blessures de l'âme qui forgent notre esprit aux flammes de la vie.
Le mâle, il ne se roule pas en boule sur un canapé avec un oreiller sur la tête à pleurer en se demandant pourquoi sa copine l'a quittée. Parce que là, moi, j'ai du mal à l'aider. Et encore plus de mal à me retenir de répondre "bah euh, peut-être parce que tu te traînes comme une grosse loque là au lieu d'essayer de la récupérer ou de changer ?"
Niveau diplomatie il y a mieux, je vous l'accorde. Du coup au lieu de dire ça je me suis contenté de borborygmes et de "ah ben je comprends bien", "ah ben oui tiens", "rhoo ben non", "il va faire beau demain mon bon monsieur".
Mine de rien, ça a marché puisque ledit ami a cessé de renifler pour commencer à envisager l'avenir avec sérénité (au petit matin, bordel). Il ne reste plus qu'à lui trouver une douce moitié.
Il est pas trop moche, pas trop bête, pas trop aculturé, et il a une sensibilité à fleur de peau. Ca intéresse quelqu'un ? Je vends aux enchères ;)