Un blog qui parle de sexe, d'amour, de sexe, de sentiments, de sexe, de rencontres, de sexe, de tendresse, de sexe, de douceur, de sexe, de fraîcheur, de sexe, de complicité, de sexe. En gros.
...les mecs seraient beaucoup plus nerveux.
Prenez hier soir par exemple. Après un moment sympa dans un bar en compagnie de mon cassoulet toulousain préféré et d'un Guru en moto, je décide de me rentrer vers mon hôtel.
Problème principal: je suis absolument nul en orientation. Mais alors complètement lamentable. Et pourtant j'avais pris mes précautions, je m'étais muni d'un plan et j'avais demandé mon chemin avant de quitter les autres. Mais non, ça ne suffisait pas pour que je trouve la bonne direction.
Or, le destin fait quand même bien les choses, je vois devant moi une fille qui me semble correspondre parfaitement à l'image que je me fais d'une personne qui connaît bien Toulouse et qui pourra me renseigner. On sentait qu'elle maîtrisait complètement le labyrinthe de ruelles. Son intelligence transpirait par toutes ses pores. Bref elle avait un très beau cul.
Ni une ni deux, je demande un peu d'aide à la jeune callipyge. Elle se retourne et au lieu de jeter un oeil au plan, commence à me regarder de haut en bas. Vous voyez de quel genre de regard je veux parler, mesdemoiselles, vous qui le subissez tellement ? Ce genre de regard qui vous donne l'impression d'être vaguement évalué comme du bétail et qui vous fait hésiter à montrer vos dents pour faire monter votre valeur.
"Tu es pas de Toulouse ?" demande la fille.
"Ben non, sinon je serais pas paumé" que je réponds finement.
"Faut que tu profites du séjour, je vais au [insert nom d'une boîte], tu veux venir ?"
Là, je commence à sentir que la conversation ne part pas forcément dans la direction que j'avais prévue. Comme tout boulet qui se respecte, je réponds donc: "Euh non, ça aurait été avec plaisir mais je suis maqué"
Evidemment, elle se fout de ma gueule.
"Je t'ai proposé une soirée, pas de coucher avec toi. Mais après, faut voir comment la nuit se déroule".
Bon. Ben j'ai hoché vaguement la tête, murmuré deux conneries et trouvé une excuse bidon pour me casser. Comme une grosse loque. Ca la fait encore plus marrer de me voir maladroit. Elle me file d'autorité son portable en me disant de l'appeler si je reviens sur la zone.
Et là, aujourd'hui, je viens de réaliser que j'avais paumé le numéro. C'est ce qu'on appelle l'inconscient qui parle.
Faut pas déconner avec nous, hein, on est des écorchés au coeur fragile, ça nous terrorise, les filles qui nous abordent comme ça et qui font tout le boulot.
(Putain, mais si j'avais été célibataire..........)