Un blog qui parle de sexe, d'amour, de sexe, de sentiments, de sexe, de rencontres, de sexe, de tendresse, de sexe, de douceur, de sexe, de fraîcheur, de sexe, de complicité, de sexe. En gros.
Bon, ben voilà, un week-end de trois jours passé. C'est marrant, on aborde le vendredi soir avec plaisir en se disant qu'on va avoir plus de temps qu'un week-end normal, et finalement ça passe aussi vite (voire même plus vite). Heureusement qu'on a encore le 8 et le 25 mai qui arrivent, parce que franchement, se lever le matin, c'est rude (surtout lorsqu'on a fait le con le lundi jusqu'à 4h du mat).
Et là vous vous dites "mais putain, quelle vie palpitante il a ce Grenouille, sortir un lundi soir c'est trop d'la balle". Ouais, ne nous emballons pas, je jouais à la coinche, hein. Tout de suite moins glamour. C'est pareil, si je vous dis qu'on est allés au ciné, vous allez tout de suite vous imaginer le film hautement intellectuel alors qu'en fait on a vu Asterix. Et Le Camping.
Ouais, bon. J'y peux rien si Dulcinée est fan de Dubosc.
Puisqu'on parle de Dulcinée, revenons à nos moutons et à l'ex-dulcinée en chef dont je parlais dans les messages précédents. Je sais, je sais, ça s'étale sur pas mal de posts, mais faut pas oublier non plus que j'étais d'une timidité maladive à l'époque et donc que mes tentatives d'approche prenaient à chaque fois deux semaines. En l'occurence, le week-end s'est terminé sans échange de salive ni d'autre fluide corporel. Je sais, c'est triste. Nous sommes donc partis chacun de notre côté. J'avais le coeur triste, la queue basse comme un épagneul. Une amie d'amie, c'est pas super facile à revoir vite, en fait. Et elle n'avait pas de portable.
Heureusement, le destin, vaguement aidé par le fait qu'on avait eu un coup de foudre mutuel, a décidé de s'en mêler. En l'occurence et subitement, j'ai reçu plein d'invitations de mon amie pour des cinés, des restaus, des concerts, des expos, où comme par hasard Future Dulcinée se trouvait toujours aussi. Oh ben ça alors.
Du coup, après plusieurs tentatives de rapprochement sur les banquettes feutrées du Sunset/Sundown (à Chatelet), j'ai finalement pris mon courage à deux mains pour l'inviter au cinéma et passer enfin un moment en tête à tête.
Ceux qui suivent ce blog depuis longtemps connaissent la formidable méthode que j'avais mis au point à l'époque pour réussir à surmonter ma timidité en invitant quelqu'un: prétexter qu'on va faire quelque chose seul et inviter à accompagner. Seulement, boulet un jour, boulet toujours. Pour être sûr de mon coup, je choisis le film le plus improbable possible. Et la conversation donne donc ça:
"Euh, salut, dis donc, je vais voir Scary Movie 2 au cinéma vendredi soir, ça te dirait de m'accompagner ?"
"..." (gros blanc)
"Allo ?"
"Scary movie 2 ?"
"Euh... oui oui, je suis sûr que c'est très bien"
"..." (gros blanc)
"..."
"Ok, pourquoi pas"
Voyez le bon côté des choses, si elle avait accepté de m'accompagner voir une telle merde, c'est qu'elle était intéressée aussi. Ou alors qu'elle avait des goûts étranges.
Bref, nous voilà dans la salle de cinéma. On discute en tête à tête en attendant la séance, l'ambiance devient intime, tout ça tout ça. Et puis l'écran s'allume et le film commence.
On voit donc une fille en train de pisser comme un cheval en gros plan, et des mouches qui se posent sur un curé en train de chier.
Ouais, j'avais pas vraiment prévu que ce serait aussi romantique comme film, en fait. Du coup je me suis pas mal recroquevillé dans mon fauteuil, de honte.
Fin du film, les lumières se rallument, on sort sur l'esplanade de la Défense (so sexy), on se tient la main, on s'embrasse, c'est grand, c'est beau, c'est glorieux. Elle me monte dessus devant les regards des curieux, j'ai mes mains sous son débardeur, les siennes fouillent ma chemise, les passants n'existent plus.
Les touristes nous prennent en photo.
Rideau.