Un blog qui parle de sexe, d'amour, de sexe, de sentiments, de sexe, de rencontres, de sexe, de tendresse, de sexe, de douceur, de sexe, de fraîcheur, de sexe, de complicité, de sexe. En gros.
Je voudrais m'élever aujourd'hui contre l'intolérable pression dont nous, les mâles, faisons l'objet depuis notre plus tendre enfance.
Oui, parce que bon, quand on y réfléchit, c'est surtout les filles qui se plaignent, souvent en agitant leurs bouclettes et en faisant la moue. La pression qu'elles subissent sur leur poids, par exemple; l'obligation de suivre certains canons de beauté; les douloureuses épilations; il faut souffrir pour être belle, tout ça, tout ça (bon en même temps, Krisprolls n'est pas trop concernée vu qu'elle zermatise - c'est bien le zermatisme, je devrais m'y mettre).
Ah la la, pauvres femmes, brisées par la société, hachées menues, moulinées par les critères des magazines féminins, obligées de s'étaler dix mille crèmes pour cacher les éventuels boutons, les éventuelles rides, les débuts de cellulite. La vie est parfois cruelle.
Mais qu'est-ce qu'on fait de la pression que nous subissons, nous les zhommes ? Mmh ? On s'en moque ? Alors voilà, parce qu'on n'a pas à s'épiler les jambes et qu'on pisse debout, tout d'un coup nous avons tous les avantages du monde? Détrompez-vous ! C'est très dur, d'être un homme. Que de souffrances et de douleurs tues à la terre entière, de petits corps fragiles brisés dans un lit trop grand à force de sanglots.
Promis, un jour j'arrêterai le mélo.
Prenons déjà la taille du sexe. A peine pubère, le jeune garçon se pose des questions sur sa virilité. Le soir, dans son lit, il sort son double-décimètre de sa trousse snoopy vert fluo pour vérifier s'il correspond aux critères en vigueur. Il jette un regard dubitatif aux autres mecs dans les douches du sport en vérifiant si tout correspond. Ouf. Tout est en place. La taille est correcte. La vie peut continuer. Et encore, le garçon ne sera rassuré qu'après ses premiers rapports, une fois qu'il aura constaté que tout va bien, que tout marche bien, que tout est en ordre. Ce qui nous amène à sa seconde angoisse.
Etre un bon coup.
Parce qu'il faut bien l'admettre, ça reste quand même le stress majeur des hommes, surtout au début de leurs expériences sexuelles. Il y a cinquante ans, ce n'était pas comme ça. Moins de pression. On faisait son truc et c'était bien. Mais depuis, les choses ont évolué. Libération sexuelle, tout ça. Si on veut coucher souvent, il faut coucher bien. Et les réputations vont vite.
Prenez un ami que nous appellerons X (même si en l'occurence c'est lui faire trop d'honneur). Il sort de la chambre à coucher qu'il partage avec sa copine alors que nous sommes en vacances à la mer. Il s'étire, sourit de plaisir. Il aime bien se vanter, et on sent qu'il a quelque chose sur le coeur.
"Alors, ça vous a pas réveillé, cette nuit, quand j'ai fait gueuler ma copine ?" Il se tourne vers ladite fille. "Hein, que c'était bien ?"
Aterrée par tant de beauferie réunie dans la même personne, la copine réagit avec dignité.
"Les meilleures dix secondes de ma vie" répond-elle.
Bon, depuis le mec est grillé. Tout ça pour une simple phrase sur ses compétences sexuelles.
Essayez de vexer un mâle, quel qu'il soit, quel que soit son âge, quelle que soit son origine sociale, quelle que soit sa religion, il vous suffit de critiquer ses compétences sexuelles. Il sera anéanti.
Ou alors tout le monde n'est pas aussi épouvantablement vaniteux que moi, ce qui est une autre possibilité.