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Un blog qui parle de sexe, d'amour, de sexe, de sentiments, de sexe, de rencontres, de sexe, de tendresse, de sexe, de douceur, de sexe, de fraîcheur, de sexe, de complicité, de sexe. En gros.

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Appelez-moi Anna Galvaudé

Une petite intro d'un futur livre qui illuminera le panthéon de ses cendres phénixiennes.

Vous avez le droit de huer, mais pour une fois, je me détourne de l'heroic fantasy pour faire du... euh... du Batracien, quoi.


 

Il paraît que c’est toujours mieux lorsqu’on dit la vérité lors d’une rupture. Que ça permet de comprendre ses défauts, de s’améliorer, de progresser, de faire plus rapidement son deuil. Je ne sais pas quel sociologue sous acide a écrit ce tissu d’âneries, mais j’aimerais pouvoir lui insérer avec amour sa thèse de doctorat dans le rectum pour lui apprendre le véritable sens du mot douleur.
Non, soyons honnêtes. Les mensonges des filles sont quand même les bienvenus.
 
- Je suis désolée, je ne me sens pas prête à construire quelque chose de sérieux en ce moment
- Non, mais tu es vraiment quelqu’un de gentil, d’adorable… je suis trop conne de partir  
- Ca n’a rien à voir avec toi, c’est moi, c’est moi qui débloque
 
C’est reposant, ça. On sait tous que c’est faux – la preuve, on utilise les mêmes lorsque c’est à notre tour de rompre. Mais ça nous met un peu de baume au cœur, un peu de sourire sur les lèvres avant d’abandonner celles qu’on embrassait. Qui veut de l’honnêteté, quand on peut avoir un peu de guimauve pour le même prix ?
 
Mais Véronique, c’est différent. Véronique, elle n’a jamais aimé mentir. Et ses paroles résonnent encore à mes oreilles plusieurs heures après son départ et la porte claquée. C’est fou ce qu’une fille peut être cruelle quand elle est en colère. En plus, elles savent frapper où ça fait mal.
 
- Je suis désolée mais franchement, au lit, c’est pas vraiment ça. A chaque fois, je m’emmerde et ça m’emmerde de m’emmerder. Alors il vaudrait peut-être mieux qu’on se sépare tout de suite plutôt que de continuer et de risquer de s’attacher, tu ne crois pas ?
 
Je ne sais pas ce que je lui ai répondu. Probablement quelque chose comme « ben c’est ça, fous le camp, connasse ! ». Ma répartie n’est pas formidable lorsque je suis pris par surprise.  
 
Six mois.
Putain, six mois !
Six putains de mois !
Je croyais que cette histoire allait durer, moi. J’étais bien parti pour me caser, ranger ma panoplie de célibataire, devenir un véritable petit couple avec machine à laver commune. C’est vrai, vous savez à quel point c’est difficile de trouver une fille bien, de nos jours ? Quand on en trouve une belle, elle est lente. Quand elle est brillante, elle est chiante. Et quand elle est gentille, elle est déjà prise.
 
La vie, c’est la jungle, et quelqu’un d’autre va maintenant profiter du régime de banane que je m’étais trouvé.
 
Je me laissais tomber sur mon canapé-lit, les bras derrière la nuque. Je me sentais particulièrement déprimé, mais je n’avais pas envie de pleurer. Ma tristesse, je la gardais pour moi, même lorsque j’étais seul.  
Il y avait encore des emballages de préservatifs par terre, preuve que j’avais pourtant fait de mon mieux. Mais visiblement, rien à faire. Mauvais coup un jour, mauvais coup toujours. Au plafond, le poster d’Akira me rendait mon regard, impassible. Peut-être que je devrais l’enlever. Peut-être que c’était un tue-l’amour, ce truc de manga glauque qui surplombait le lit. Je haussais les épaules. Tel que je me connaissais, ce ne serait pas demain qu’une fille viendrait dans le coin. J’avais le temps de changer toute la décoration, si je le voulais.
 
Lorsque je me suis relevé, la nuit tombait. Je n’avais pourtant pas l’impression d’être resté allongé si longtemps. J’ouvris la fenêtre et me penchai en avant pour profiter de l’air plus frais de ce crépuscule. Au loin, le soleil se couchait sur les tours de la Défense. Paris prend un autre relief quand le ciel s’embrase.
Je baissai lentement les yeux vers le pavé, trois étages plus bas. Les ombres jouaient sur mon visage. Pourquoi pas, après tout ? Qui me regretterait, si je faisais le grand plongeon ? Peu d’amis, peu de charme, peu d’argent, peu de responsabilités. Je me penchai un peu pour évaluer la distance, puis me rejetai en arrière, le cœur battant. Peu de courage aussi.
 
Non, il était hors de question de se suicider. Ce serait trop facile, et puis ça avait l’air douloureux. Non merci, j’étais douillet.
Restait la seconde option : trouver des amis compatissants et me bourrer la gueule en leur compagnie. C’est sympa, des amis. Dans des moments comme ça, ils ne jugent pas, ne critiquent pas, et se contentent de secouer la tête en crachant sur les filles en général et sur la persécutrice du soir en particulier. Je me sentais une envie irrépressible d’une soirée misogyne.
- Ce soir…. Murmurai-je.
 
Je fouillai le répertoire de mon portable, mon enthousiasme retrouvé. Puis je le refermai avec un claquement sec. Nous étions mercredi. En pleine semaine, qui allait vouloir se déplacer pour boire avec moi ? Un verre, peut-être, mais vraiment jusqu’à l’oubli ? Personne ! Ils tenaient tous à leur travail, et je les comprenais tout à fait. Salauds d’égoïstes.
 
Je regardai machinalement les noms qui défilaient sur l’écran. Pas beaucoup de filles, évidemment. Plutôt des collègues de travail, des gens de ma famille, des relations d’enfance. Et puis… et puis Bernard.
 
Je restai un instant immobile, le doigt sur son numéro. En temps normal, c’était quelqu’un d’épuisant. Il était toujours de bonne humeur, toujours actif, toujours énergique. Il coupait la parole à tout le monde, parlait fort, riait beaucoup. Les gens le regardaient avec un mélange d’amusement et d’exaspération ; moi aussi. Exactement ce dont j’avais besoin ce soir. Tout, sauf ce silence désagréable qui me vrillait les oreilles. Et puis lui ne rechignait jamais devant l’alcool, même au milieu de la semaine.  
 
Je composai son numéro d’un index décidé. Tonalité, sonnerie, puis une voix joyeuse dans mes oreilles.
- Salut Fred ! Ben alors, ça va pauvre loque depuis le temps ? T’es pas en train de troncher ta Véro ?
 
C’est le souci de la présentation de numéro, on sait qui c’est donc on répond tout de suite, sans avoir eu le temps de jauger de l’humeur de la personne qui appelle. Il faudrait que je pense à donner mon opinion aux sociétés de téléphonie mobile. Je suis sûr que ça  les aiderait dans leurs plans marketings.
- Salut, grommelai-je
- Oh, ça n’a pas l’air d’aller, mon gars. C’est encore Véronique là-dessous ? Tu as loosé et tu l’as mise enceinte ? Ou elle t’a refilé une merde quelconque ? Si c’est le cas, je préfère pas savoir
 
Bernard était gentil, mais il ne faisait jamais dans la dentelle. C’est pour ça que je l’avais appelé. Pas le genre de gars à se lamenter avec moi et à trouver plein d’excuses pour expliquer ce qu’il s’était passé. Il irait droit au but
- Non, non. En fait…
J’hésitais.
- Crache le morceau, gars, je suis sur le périph’ et je n’ai pas de kit mains libres. Un flic et je me prends l’amende.
Comment résister à des arguments aussi convaincants ?
- Elle m’a plaqué. Véronique m’a plaqué
Silence au bout du fil. Il lui faut le temps d’assimiler la nouvelle, probablement. Sous ses dehors bourrus, c’est quand même un chic type. Puis j’entends sa voix grésiller de nouveau.
- Désolé pour le délai, une bagnole avec un gyrophare, mais c’était juste un truc de dépannage. J’ai flippé pour le téléphone. Ouais, tu disais ?
Au temps pour la compassion.
- Véronique m’a plaqué
- Oh.
- Eh.
De nouveau un silence, mais cette fois-ci il réfléchit. Ca lui arrive, parfois.
- Bah, je ne l’avais jamais aimée de toute façon. Un peu trop prétentieuse, et puis pas si belle que ça, quand on y pense. Bon. J’ai quelques bouteilles dans le coffre, j’allais à une soirée mais je peux annuler. Je suis chez toi dans vingt minutes.
- Attends, je ne veux pas que tu foires ta soirée pour….
- Se bourrer la gueule, j’appelle pas ça foirer une soirée. J’arrive, je te dis. Il y a jamais de place dans ton quartier pourri mais je vais faire de mon mieux.
Il raccrocha.
Le silence a une certaine qualité, après le débit haché de Bernard. Ce mec est un enfoiré de première dans de nombreux domaines, mais il laisse rarement tomber ses amis. C’est déjà beaucoup.
Je me laissai retomber sur mon canapé, la tête dans les mains. Ce soir, j’allais tout oublier à la vodka et au mauvais whisky.  
 
Mais demain ? Et les autres jours ? Pour la première fois, l’absence de Véronique se fit réellement sentir. J’avais comme une boule dans la gorge, et mes mâchoires se contractaient étrangement. Je me rappelais la chanson de The Cure, et je grimaçais. Boys don’t cry, les garçons ne pleurent pas.
 
Les garçons, non, mais les hommes ?
Quelque chose coulait sur ma joue. Je le récupérai de la langue. C’était salé.

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A
Tu devrais plutot etre honnore d'etre compare a elle sale batracien mecreant!<br /> Enfin, moi je te l'acheterais ton livre, va! (si tu changes le nom des personnages)
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O
J'adore ce que tu viens d'écrire. C'est comme les autres notes mais en plus long (et certainement en plus bon).Ca augure du vraiment bien.Je trouve étrange de critiquer le premier chapitre de la première page d'un livre pas encore écrit.Sinon je propose un concours de prénom pour tes héros. On ferait comme un genre d'écriture collective. Pourquoi tu mettrais pas des listes de choix une fois de temps en temps  quand tu sais plus quoi trouver ?
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A
ha!ha!ha!ha! les garde fous sont là , l'oeil vissé sur l'écran,et prêts à intervenir à la moindre incartade, va falloir filer droit, ça rigole pas ici...un peu comme à la star-ac (oups) mais avec un seul candidat !<br /> je suis morte de rire ....<br /> (oui je sais"votre nom est obligatoire avant de poster")
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T
une seule chose à dire ................ la suite ?
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B
il n'y a plus qu'à écrire la suite... c'est bien parti
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