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Parlons peu mais parlons bien. Parlons branlette. Parlons branlette espagnole.
Ouais, j'aimerais bien pouvoir vous raconter la suite du roman que j'essaie de pondre, mais j'héberge la Stimorol pour le week-end donc je n'ai pas énormément de temps pour écrire. Là, déjà, je trouve un moment pendant qu'elle est au téléphone. C'est dire, si je m'arrête en moitié d'article, il faudra me pardonner. C'est qu'on sera en train de me martyriser traîtreusement.
Bon, comme je disais, parlons de branlette espagnole. C'est un sujet qui me tient à coeur, car c'est un domaine dans lequel les femmes ne sont pas égales devant la loi et le pénis. Je veux dire, prenez toutes les autres pratiques sexuelles. Fellation, sodomie (oui, j'utilise des mots édulcorés pour éviter d'avoir des tarés qui atterissent ici par google, c'est rare de lire une recherche sur "sodomie non-consentante sur péripapéticienne hongroise"), page 73 du Kama Sutra, tout ça on y arrive si la fille est normalement dotée en matière d'orifices pour lesquels le mâle moyen ne peut qu'éprouver l'attrait tout naturel de l'épagneul breton devant un terrier de lapin de garenne qui fleure bon la lavande séchée.
Alors que la branlette espagnole, non. Faut la poitrine qui va avec.
(Pour les quelques personnes qui nous lisent et qui se demandent la différence entre une manipulation bien française et une agitation toute Franquiste, rappelons que la branlette espagnole consiste à masturber le membre turgescent de son partenaire avec sa poitrine pendant que, comme disait Gainsbourg, on va et on vient, entre ses seins).
Du coup, c'est quelque chose de très inégalitaire. Il y a des abus et des privilèges. A ma gauche, les appendices mammaires qui permettent ce petit tour de magie, à ma droite les semi-opulences qui ne le permettent pas. Il y a une grande cruauté dans la nature. Ca mériterait bien une nouvelle nuit du 4 août pour abolir tous ces privilèges (ou pas, parce que faut pas déconner, si on butait toutes les filles à forte poitrine, la vie serait bien triste).
Cependant, il y a des astuces intéressantes. Avec une forte poitrine, le mâle peut se mettre dessus et bouger. Avec une poitrine plus modeste, on peut faire l'inverse et profiter de l'effet de la gravité pour bénéficier des mouvements de la fille. Du coup, ça peut être pas mal du tout.
Mais au final, je vous pose la question, mesdames et messieurs: pourquoi cette fascination pour de telles pratiques ? Mine de rien, la main et la bouche peuvent se suppléer avec beaucoup d'efficacité, sans parler desdits orifices déjà décrits avec une poésie qui me surprend moi-même.
Alors, quoi, quel intérêt ? Le résultat final ? Ouais mais bon, tout ça pour ça... tant qu'à faire, on peut aboutir à la même chose en demandant poliment.
Ma conclusion (parce que le temps passe, hein, mine de rien): la branlette espagnole, c'est rien que pour ceux qui ne savent pas demander gentiment à leur copine de devenir le réceptacle de leur divin nectar.
Merci de votre attention.
J'ai un peu honte de cet article.