Un blog qui parle de sexe, d'amour, de sexe, de sentiments, de sexe, de rencontres, de sexe, de tendresse, de sexe, de douceur, de sexe, de fraîcheur, de sexe, de complicité, de sexe. En gros.
Hop, un peu de politique, le café du commerce tous les trois mois, c'est un peu d'air frais sur ce blog.
Bon.
Donc on va avoir Ségolène comme candidate de la gauche. Or moi, sans doute par pur esprit de contradiction, je suis convaincu que l'orchestration de sa popularité a été réalisée par l'UMP en général.
Ce qui la porte en avant en ce moment, c'est sa popularité. Or, cette popularité, d'où vient-elle ? Qui avait entendu parler avant fin 2004 de Ségolène Royal, en-dehors de son passage fort contesté au gouvernement ? Qui pouvait miser ne serait-ce qu'un kopeck sur sa candidature face aux autres ténors du PS ?
Or, qu'est-ce qui a bien changé depuis cette époque ? Qu'a-t-elle modifié dans son comportement, ses choix, sa communication ? Rien.
La seule chose qui a évolué, c'est le regard de la presse. Depuis la première couverture (Le Point, si je me rappelle bien) jusqu'à aujourd'hui, tout le gotha médiatique s'est emparé d'elle et l'a propulsée comme candidate légitime à grands coups de témoignages, de portraits et de sondages.
Ces derniers temps, Ségolène a effectivement pris la parole sur certains sujets, avec une prise de risque assumée. Mais sa popularité était déjà assez élevée pour se permettre ces incartades. Cette fameuse popularité montée de toutes pièces par les médias.
Or...
La presse est de plus en plus concentrée entre les mains de patrons de droite comme Lagardère ou Dassault et les éditorialistes ont depuis longtemps pris fait et cause pour Sarkozy (le Figaro, Le Point, l'Express évidemment, mais aussi plusieurs hebdomadaires dans une moindre mesure). Du coup, toute couverture sur le talent ségoléniste devient suspicieuse
Pourquoi mettre en avant Ségolène ? Parce qu'elle n'a aucune chance face à Sarkozy. Comme on a pu le voir lors des différents débats ou lors de ses interventions télévisées, elle est moyennement à l'aise sans contradiction, et manque de répartie lorsqu'elle est mise en cause. Son discours auprès des militants, hier soir, était un modèle du genre et manquait des accents lyriques (ou sincères) que d'autres peuvent atteindre. Elle manque malheureusement de charisme et de vivacité d'esprit, points essentiels dès qu'on rentrera dans les débats contradictoires. Et son bilan Poitou-Charentesque (certes, d'après des études de Management, donc de droite) semble assez catastrophique avec des accusations de clientélisme à la pelle et d'autoritarisme à la pioche.
Pourquoi est-ce que je vous dis tout ça ? Parce que je vous prédis, dans les six mois qui viennent, une attaque en règle des médias contre Segolene Royal. Ils l'ont sacrée pour pouvoir mieux la descendre, et maintenant qu'elle a été choisie, ils vont pouvoir s'en donner à coeur joie.
In Pace Resquiescat.