Un blog qui parle de sexe, d'amour, de sexe, de sentiments, de sexe, de rencontres, de sexe, de tendresse, de sexe, de douceur, de sexe, de fraîcheur, de sexe, de complicité, de sexe. En gros.
Ouais, j'ai un énorme article à écrire sur le débat du 2 mai entre Sarkozy et Royal, et je sens que ma fibre politique va vibrer tout plein et vous éclairer vers le chemin de la vérité.
Mais me faudra un peu de temps pour le pondre et entre-temps, je vais en profiter pour vous rappeler qu'avec la SNCF, tout est possible.
Hier, j'étais en effet dans les Landes histoire (encore une fois) de rattraper les conneries d'un commercial défaillant. Je sais, j'ai le coeur sur la main, la main sur le sexe et le sexe sur l'oreille. Toujours est-il que ça me fait me lever à 5h du mat, et que je suis rentré à Paris sur les coups de minuit. Drame total et complet. Tout ça pour passer à dix bornes de la Dune du Pilat sans même pouvoir en profiter.
Heureusement, la SNCF avait décidé de changer d'image aujourd'hui, au point que c'en était totalement perturbant. Parce que merde, quoi, c'est quoi l'image que vous avez des trains aujourd'hui ? Pas forcément des sourires mentholés et de la jovialité bonhomme, je me trompe ?
Ben là, si.
Je rends ma bagnole de location en trombe à Bordeaux (à noter que les Opel Meriva sont de la merde en barre, sous-classement de daube), je cours vers le train, je raccroche avec Gajal pour aller plus vite, je continue à courir, à courir, j'arrive sur le quai, il est 19h51, je vois qu'il y a un train pour Paris qui arrive, je me jette sur une borne pour choper un billet, la borne refuse de me donner un départ avant demain, je râle, je monte sans billet dans le train et je vais chercher le contrôleur pour régulariser.
Et là, le contrôleur me sourit.
"Ah bé, v'la encore un parigot qu'arrive en retard ? Faut pas vous en faire hein, yen a toujours plein qui courent à côté du quai au dernier moment. Ben ouais, c'est le dernier train alors qu'est-ce que tu veux ! Bon, on se le fait ce billet ? Avec un peu de chance, je peux même te trouver un tarif réduit que même dans les guichets ils ne te l'auraient pas donné. Genre la première au tarif de la seconde, va, de toute façon ya personne en première dans ce train, il est tout vide !"
Bienvenue dans la 4e dimension. Comme à cheval donné on ne regarde pas les dents et à contrôleur bourré on ne tente pas l'alcootest, je récupère mon billet provisoire, je paie et je m'installe en première pour pas cher. La vie est belle.
Mais ce n'est que le début ! Mort de faim, je me dirige vers le wagon restaurant. Et là, je suis accueilli par le mec derrière le bar qui sourit jusqu'aux oreilles: "bah alors, qu'est-ce que vous voulez manger ? Ah on a de tout hein, ya pas de souci, on vient de changer les menus exprès. Et comme on est une rame test, c'est pas cher pour l'instant ! Alors hop, hop, qu'est-ce qui vous ferait plaisir ? J'ai des supers salades, des sandwiches qu'on imagine même pas à quel point ils sont bons... moi je veux pas m'avancer mais je te conseillerais bien celui-là, je suis ultra-fan"
...
Où va le monde si même les gens de la SNCF deviennent courtois, serviables, sympas et marrants ? J'ai dû prendre par erreur le déo de Gauthier lundi soir.