Un blog qui parle de sexe, d'amour, de sexe, de sentiments, de sexe, de rencontres, de sexe, de tendresse, de sexe, de douceur, de sexe, de fraîcheur, de sexe, de complicité, de sexe. En gros.
Hier fut un jour douloureux (et non, pas à cause d'une dévirginisation anale à laquelle le titre pourrait éventuellement faire penser).
Douloureux, parce que je devais me rendre à Clermont avec mon commercial dernier-né pour lui montrer à quelle point sa nouvelle zone est formidable, riche, accessible, verdoyante et généreuse, avec de l'herbe quasi-naturelle et des filles quasi-refaites.
Et que ce fut un drame.
Prenez un train qui quitte Paris à 8h47 pour se rendre à Clermont à une vitesse constante de 200km/h. Prenez une petite vieille qui quitte sa maison à 11h27 pour aller cueillir des champignons non loin de la voie ferrée.
A quelle heure les deux sus-cités rentreront en collision avec des dégâts irréversibles l'un pour l'autre, pour que l'ennui soit maximal pour le batracien et la vieille dame ?
Ouais. Le train a emplafonné de plein fouet une femme qui passait dans le coin. Suicide ? Meurtre ? Accident ? Je ne sais point et je m'en contrebats le testicule gauche avec un synchrotron errant. La compassion n'est pas dans mes gènes quand j'écris sur ce blog.
Tout ce que je sais, c'est qu'il y en a eu des morceaux partout, et que du coup ils ont stoppé le train et apporté des plateaux repas (ça, c'est de la transition). En même temps, heureusement qu'ils avaient prévu ça, et de l'eau des volcans d'auvergne, parce qu'on est restés coincés 4 heures. Quatre heures ! Four hours ! Vier stunden ! Voltare a destra !
Un être s'éteint, un train se fait chier.
Quatre heures, c'est long. Surtout à rajouter à un trajet qui prenait déjà le même temps. Forcément, on prend des magazines au départ mais on pense aussi qu'on va dormir, baiser, rencontrer des filles complètement tarées, donc on ne se promène pas avec tout le département lecture du Virgin du coin. Et c'est bien dommage.
On se retrouve donc à patienter poliment avec deux jeunes filles au QI de poule. Enfin, elles étaient adorables, hein. Mais comme me dit mon commercial avec un sourire complice: "elles ont pas vraiment inventé l'eau à bulles". Je crois que j'aime mon commercial. Il a des expressions toutes pourries.
On attend, on discute, on attend. A un moment, une femme pompier passe. Je ne résiste pas au plaisir de vous retranscrire notre conversation:
- Alors, on repart bientôt ?
- Ah ben je sais pas, ya des morceaux qui partent pas au lavage, ça bloque le cockpit, en plus on a pas trop le droit d'y toucher avant d'avoir identifié la personne.
Voilà voilà...
Les quatre heures se passent, le train repart, on arrive à Clermont à 16h au lieu de 12h, le client ne peut plus nous recevoir, on part dans l'autre sens immédiatement avec le même train. Pas superstitieux.
Bilan: 12 heures de train pour rien, et les filles étaient moches.
Merde. Arrêtez de vous suicider sous MES trains !