Il y a un détail que j'ai bêtement omis de vous préciser sur samedi dernier et son feu d'artifice. Ben oui, parce que comme vous avez pu le voir, la journée était pourrie. Comme je ne voulais pas vous déprimer encore plus, j'ai oublié de vous dire que nous nous étions séparés, Miss Taquet et moi.
Ouais, parce que j'avais aussi omis de vous dire que nous étions ensemble.
Pas depuis longtemps, hein, ça faisait quoi, un mois véritablement, plus quelques moments de complicité et de tendresse (et de cul) avant. Mais bon, c'est con quand même. C'est toujours con quand quelque chose se termine.
Pourtant, elle avait des qualités, hein. Plein (et en plus elle lit le blog, alors forcément j'ai pas intérêt à dire du mal). Entre autres, elle n'avait pas fui ventre à terre en voyant le bordel que c'est chez moi - et ça, ça dénote quand même des nerfs bien trempés.
Mais bon. En fait, c'est très dur de passer d'une vie de célibataire à une vie de couple. Ca demande de l'organisation, de la rigueur, de la méthode, des préservatifs, de la tendresse, enfin plein de trucs quoi.
On doit être fidèle.
On doit être disponible.
On doit être compréhensif.
On doit faire des concessions.
On doit faire plein de bornes en voiture sur des autoroutes bondées.
On doit accepter un chat qui chie quand il est contrarié.
On doit écouter de la musique qui ne correspond pas forcément à nos affinités profondes.
On doit essayer (sans succès) de ne pas arriver en retard aux rendez-vous.
On doit se lever super tôt le matin.
On doit faire attention à ne pas avoir trop de tics de langage.
Mais en échange:
On peut découvrir des endroits super sympas dans Paris
On peut découvrir des musiques amusantes
On peut lire des bouquins déjantés
On peut apprécier l'éclairage à la bougie
On peut admirer une maison bien décorée
On peut trouver marrants les sourires à la Persepolis
On peut remarquer des changements de couleur dans les yeux
On peut passer des nuits agréables
On peut profiter des grasses matinées
On peut rire comme des cons de n'importe quoi
Dommage. Mauvais timing. Next time. Same player, shoot again.
Et comme j'ai la bénédiction de l'intéressée pour vous sortir le détail qui tue... j'ai abordé le sujet de la séparation en faisant tournoyer dans mes mains une fourche qui appartenait au déguisement de diablotin de l'enfant dont on squattait la chambre.
Parler de quelque chose de sérieux avec un truc aussi ridicule dans les mains, rien à dire, ça dédramatise ;)