Un blog qui parle de sexe, d'amour, de sexe, de sentiments, de sexe, de rencontres, de sexe, de tendresse, de sexe, de douceur, de sexe, de fraîcheur, de sexe, de complicité, de sexe. En gros.
Il y a une grande injustice dans le monde bloguesque. La parité sexuelle n'est pas respectée. Il y a des plafonds de verre, des inégalités, et personne n'en parle. Personne ne lève le moindre poing vengeur vers les cieux impavides alors que voilà, quoi, pour des minables écarts de salaire tout le monde se mobilise.
Mais là non. Et pourtant.
Et pourtant cela fait près d'un an que sévit sur internet un petit manuel à l'usage des garçons, pour leur expliquer le comportement des filles. Je conseille évidemment sa lecture à toute personne de sexe pendouillant* qui voudrait parfaire sa culture fillématographique.
Or, l'inverse n'existe pas. Pas de petit manuel à l'usage des filles, ce qui explique pourquoi vous vous débrouillez tellement mal pour nous capturer, nous éduquer et, plus important, nous conserver. Parce que ça ne sert à rien de nous transformer en gentleman parfait si c'est votre meilleure copine qui en profite.
Donc lisez avec attention, car ce qui va suivre, en plusieurs chapitres évidemment, va changer votre vie et ouvrir vos yeux sur l'amour, le seul, le vrai, le fleuri, celui qui vient Tristaner sur votre Iseulterie naturelle.
Premier chapitre, le sommeil.
Un garçon, c'est un peu comme un chien. En dehors du fait que ça remue souvent la queue, ça a aussi besoin de penser et se dépenser. Ca court dans tous les sens, ça bondit, ça se bat contre la hiérarchie, les amis, la famille, ça cherche des solutions à tout, ça répare les chiottes qui fuient, ça monte parfois les meubles Ikea dans le bon sens, et ça vous fait divinement l'amour toute la nuit pendant au moins quinze minutes.
Tout ça, vous ne croiriez pas comme ça, mais ça demande de l'énergie. Et donc une bonne nuit de sommeil. Ceux qui dorment peu ont une tendance perturbante à devenir petits, hargneux et présidents.
Corollaire: ne troublez pas le sommeil de votre homme, mesdemoiselles. Et certainement pas avec les questions existencielles que vous avez pu vous poser pendant la journée. Evidemment, de votre point de vue, ce moment d'intimité où vous avez fini de faire l'amour, où vous êtes dans les bras l'un de l'autre et où votre tête repose contre son torse est un espace privilégié pour parler de votre relation.
Mais pour lui, non. C'est un espace privilégié pour dormir, heureux et paisible, simple et satisfait.
A 3 heures du matin, non, on ne vous aime pas. On n'aime personne, à trois heures du matin. On veut dormir.
On se fout complètement de savoir si votre collègue, qui jusque là était votre meilleure amie, vous a complètement trahie en achetant le même sac chez Mango. On veut dormir
On ne veut pas se poser des questions sur l'avenir de notre relation. On veut dormir.
On ne veut pas non plus savoir ce qu'on va faire demain, encore moins si c'est une manière de remplir un week-end de tâches ménagères (cf les chapitres à venir). On veut dormir.
Et parfois, on ne veut même pas coucher. Avec un bémol, quand même, faut pas déconner. Mais bon, se faire réveiller en pleine nuit, ça peut paraître romantique, au bout d'un moment on a envie de dire "non mais vraiment, arrête de jouer avec ça, lâche je te dis, rho". On veut dormir.
Oui, la nuit (ou le sommeil en général, si on est plutôt du genre nyctalope noctambule) est un espace sacré, un temps privilégié dans la relation homme-femme où on ne parle pas, on ne dit rien, on dort.
Mais on n'en pense pas moins et on apprécie ce calme, ce luxe, cette volupté.
Donc voilà. Je vous mettrais bien des exercices pratiques mais ça commencerait à faire un peu trop pompé quand même.