Un blog qui parle de sexe, d'amour, de sexe, de sentiments, de sexe, de rencontres, de sexe, de tendresse, de sexe, de douceur, de sexe, de fraîcheur, de sexe, de complicité, de sexe. En gros.
On a abordé le sujet du sommeil, il est maintenant temps de passer à des leçons plus graves et existentielles.
Parce que jusque là, mesdemoiselles, vous n'aviez pas à changer de manière fondamentale votre comportement pour réussir à marquer des points. Simplement nous laisser dormir, comme le soulignait si bien Jerry, ça correspondait à peu près à dire "TA GUEULE" de manière polie et raffinée.
Mais là, on rentre dans le vif du sujet. Ca risque de saigner, parce que ça induit une modification comportementale radicale du lobe cervical droit, corticalement parlant. Oui, ça ne veut rien dire, mais ça a un peu la classe quand on le lit d'une voix posée et décidée. Donc retroussez vos manches et votre jupe, l'étape va être décisive.
Chapitre 2 - Mémoire et Temporalité
Même le titre claque. Mais bon, c'est juste pour couvrir l'inanité de l'article, parce que ce que je vais vous dire, vous le savez depuis la nuit des temps et depuis le premier mammouth qui trainait sur le pas de la caverne. Mais du coup, la question que j'aurais un peu envie de te poser si je me mettais à causer comme les pouffes d'à côté, c'est pourquoi que tu l'appliques pas, alors ? T'es un peu conne ou bien ? T'as pas compris que le conseil que je te donne, il va te sauver la vie ?
Bon.
Donc la leçon d'aujourd'hui est toute simple. Quand vous voulez que votre mâle fasse quelque chose, demandez-le lui quand il n'est pas occupé.
La notion d'occupation est évidemment très fluctuante pour la gent masculine. Regarder la télé est une occupation, comme squatter un ordinateur, ou paresser dans un lit, ou toute autre activité qui nécessite une position statique.
Comme nous n'avons pas votre habileté naturelle à faire la multitâche, nous avons besoin de rester con-cen-trés. Ca veut dire que si l'on regarde un film ou une série à la con, on n'a pas forcément envie de se lever, là maintenant tout de suite, pour aller nettoyer son assiette ou ranger son jean roulé en boule ou descendre les poubelles.
Et là, c'est l'antagonisme. Car vous savez, mademoiselle, que les hommes ont un don pour la procrastination qui confine au génie. Si vous ne le relancez pas, ça ne sera jamais fait. A une occupation succède une autre, et le lendemain le jean et les poubelles seront toujours en place. D'où conflit, d'où rage, d'où ulcère à l'estomac, d'où fausse couche, d'où vraie rupture.
Inversement, si vous insistez, c'est le mâle qui va s'énerver. Parce qu'il a quand même été clair, putain de merde de bordel à queue, sa race, il est occupé, là, ça va pas vous tuer d'attendre deux minutes, nan, hein, oh, et lâche cette assiette tu vas te faire mal.
Si vous insistez, vous perdez des points. Si vous lâchez l'affaire, vous perdez des points. Si vous faites l'action à sa place, vous gagnez des points mais il en perd et ça finira par éclater au grand jour.
La solution est tellement simple que ça ne valait pas la peine de pondre autant de lignes pour ça: vous attendez que l'homme ait terminé l'activité en question, et vous relancez dans l'intervalle où il va passer à autre chose. Parce qu'il aura oublié, hein. Donc faut lui rappeler.
Là, ça fait mature. Là, ça passe. Là, ça marche. Content d'avoir pu regarder son émission jusqu'au bout, ou d'avoir fraggé ses potes sur son ordinateur, ou d'avoir fini sa grasse mat', le mâle heureux se fera un plaisir d'obéir tranquillement et de ranger le jean et/ou les poubelles. Mission accomplie.
Et là tu me dis "pourquoi moi je dois attendre trois plombes que monsieur lève son cul pour ranger un truc alors que lui il a que dalle de considération, faut pas déconner non plus".
Et je te réponds: "don't shoot the messenger".