Un blog qui parle de sexe, d'amour, de sexe, de sentiments, de sexe, de rencontres, de sexe, de tendresse, de sexe, de douceur, de sexe, de fraîcheur, de sexe, de complicité, de sexe. En gros.
...I shall have no fear.
Oui, titre littéraire aujourd'hui, parce que j'avais envie d'intituler cette note "no but I dream" mais que je me serais fait castrer dans l'instant. Et que je tiens à ma voix grave et sensuelle.
Mais bon, ça aurait fait une excellente introduction pour ce qui va suivre, ou comment un jeune cadre dynamique (c'est pas moi, c'est Direct Soir qui le dit) se retrouve soudain projeté dans une dimension parallèle, dans laquelle les gens ont à peu près autant d'humour qu'à la Tranche sur Mer.
Ca a commencé par les flics, qui ont eu la bonne idée de mettre ma voiture à la fourrière. Alors qu'elle était garée amoureusement au même endroit que tous les jours depuis deux ans. Ok, c'est un endroit où il est interdit de stationner (il y a de beaux panneaux là, et là) mais ça a l'avantage de ne déranger personne, de ne bloquer aucune sortie, aucune manoeuvre, rien. Du coup ils étaient tolérants jusque là, ça passait bien, et tout le monde avait pris l'habitude de se garer là.
Mais bon, cette nuit, rafle. C'est un peu triste, ça m'a foutu ma journée de boulot en l'air, moi qui devais aller voir les contreforts de Clermont-Ferrand pour une des dernières fois. Enfin c'est plutôt une bonne nouvelle, si on devait voir le bon côté des choses. Mais il n'empêche, matinée passée à aller à Clichy récupérer sa voiture en payant 150€ d'amende + fourrière, c'est limite comme retour à la civlisation.
Et puis surtout, il y a eu le chauffeur de taxi.
Vue l'heure, et histoire de sauver un peu ma journée, j'avais en effet pris un taxi pour me rendre à la fourrière. Et le chauffeur était un poème à lui tout seul. Ca a commencé par la politique pour continuer par sa femme et les blacks. C'était tellement intense que je ne résiste pas à vous donner quelques morceaux choisis. Ca commence soft, et ça part de plus en plus en couilles.
"Ouais de toute façon Sarkozy je l'aime pas"
"Je comprends pas comment les gens ont pu voter pour un mec petit et moche comme ça"
"Villepin, lui, il avait la classe, avec ses cheveux au vent"
"Non mais Sarkozy il doit compenser quelque chose"
"Quand on voit ses soucis avec Cecilia, moi je pense qu'il a une petite bite"
"Remarquez, vue la différence de taille entre les deux, même s'il a une bite normale pour sa taille, il risque de flotter"
"Moi je dis, c'est pour ça qu'elle est partie"
"Franchement, à sa place, je me serais tapé un noir"
"Non parce que les noirs, on dira ce qu'on voudra, mais ils ont des grosses bites"
"Ben ouais mais en même temps je veux pas être raciste mais c'est tout ce qu'y z'ont pour eux, hein"
"Vous savez pourquoi les gens délocalisent en Chine ou en Inde ? Parce que les indiens ont des bons ingénieurs et les chinois des bons ouvriers. Mais en Afrique ils savent rien faire"
"Il s'appelle comment le mec qui a dit que les africains mouraient à cause de leur bite ? Pascal Sevran, c'est ça ?"
"En même temps Sevran il est homo alors je suis sûr que c'est de la jalousie, il préférerait l'avoir dans le cul plutôt qu'ils se reproduisent entre eux, hein ? haha"
"Non mais c'est pas leur faute totalement aussi, c'est dans leurs gènes, ce sont des pêcheurs et des chasseurs, pas des intellectuels"
"C'est pour ça qu'ils sont pas mauvais en sport, dans la jungle ils ont appris à courir vite. Et avec la police maintenant ils continuent hahaha"
Je vous passe le moment où il ouvre sa vitre pour tenter de draguer une fille dans une autre voiture. Ce fut un moment intensément pathétique.
Pendant toute la conversation à sens unique, je pensais à l'article que j'allais pouvoir vous pondre avec ça. J'ai hésité à faire comme Desproges et dire "mes parents sont noirs" mais ça serait passé moyen vu ma gueule.
Mais si ça s'était arrêté là, ça aurait encore été potable. Seulement à la fourrière, enfin arrivé, je tombe sur une fille qui non seulement n'a pas l'air d'avoir inventé l'eau en poudre mais qui est également d'une laideur assez saisissante.
Et là elle m'indique où est ma voiture puis me dit: "Non mais faut faire attention aux jantes parce que je connais ce genre de voitures et quand on crève, on déjante". Elle fait une pause, le temps de rassembler ses pensées, et rajoute: "En fait, c'est une voiture déjantée, huhuhuhu"
Mais achevez-moi...