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Un blog qui parle de sexe, d'amour, de sexe, de sentiments, de sexe, de rencontres, de sexe, de tendresse, de sexe, de douceur, de sexe, de fraîcheur, de sexe, de complicité, de sexe. En gros.

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La ballade des pendus

C'est un peu la classe, et bien peu peuvent en dire autant: lynché avant même le succès. D'habitude, on attend d'avoir des fans avant l'autodafé à la professorale anti-Luc Ferry ;)

En relisant cette intro, c'est vrai qu'elle ne donne pas vraiment envie. Mais malgré vos critiques, je suis pour une fois convaincu d'avoir raison*. L'inspiration vient, les anecdotes sont légion, j'ai déjà fini une vingtaine de pages et j'ai de la matière pour facilement deux cent de plus.

Pour une fois, moi qui suis tellement sensible au regard des autres (ouais, je suis une petite chose fragile), je ne me laisserai pas décourager - et je l'écrirai, ce putain de bouquin !

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Ok, en effaçant l'intro et en changeant la gare. Ca donnerait à peu près ça.





Ca peut paraître incroyable à vous qui me connaissez aujourd’hui et qui me savez beau, grand, intelligent, cultivé, assuré et absolument charmant (si si, ne niez pas). Mais je n’ai pas toujours été comme ça.

 

Il y a des garçons qui traversent l’adolescence avec un minimum de boutons et d’ennuis. Ils ont la voix qui déraille à peine, ils portent des vêtements à la mode, ils font du sport et les filles les regardent avec les yeux mi-clos en gloussant très fort. S’ils ont de la chance, ils peuvent même avoir le scooter qui assoierai définitivement leur réputation. Ils vivent le collège et le lycée comme une sucession de soirées pour compenser les cours sans intérêt.

 

Et puis il y a les autres, l’immense majorité des autres, les petits, les sans-grades, les lunettés, les boutonneux, les trop grands, les trop maigres, ceux qui ne sont pas à l’aise avec leur corps, ceux qui restent au fond de la classe, ceux qui passent leur temps dans les livres, ceux qui sont trop timides pour parler en cours ou, au contraire, qui lèvent toujours la main. Ceux-là n’ont généralement pas beaucoup de succès.


Et, évidemment, j’en faisais partie. Sans les boutons, mais avec les lunettes.

 

Pourquoi est-ce que je vous raconte tout ça ? Parce que c’est important pour que vous compreniez mes sentiments, lorsque j’ai posé le pied sur le quai de la Gare de Lyon, en ce mois de septembre 96, pour rentrer en classe préparatoire sur Paris.

 

Paris ! Après toute ma jeunesse à Grenoble, c’est pour moi la rédemption.

Paris ! Je vais enfin découvrir la vie et l’indépendance.

Paris ! Des millions de gens qui grouillent dans tous les sens, partout, dans le train, sur le quai, devant moi, des couples, des inconnus, des gens qui s’embrassent ou s’ignorent.

Paris ! Sa Tour Eiffel, ses bateaux-mouches, ses filles faciles.

 

Quoi ? J’y avais réfléchi longtemps, durant le trajet, dans le compartiment où je me trouvais coincé entre une maman avec un bébé qui pleure, et un gros homme d’affaires – comme d’habitude. Jamais la moindre chance de me retrouver à côté d’une jolie fille, hein ? A croire que la SNCF inclut ce paramètre lorsqu’elle attribue les sièges.

 

Bref.  Il y a cinq millions de personnes à Paris et deux cent mille à Grenoble. Je peux même vous faire le calcul de tête. Vingt-cinq fois plus de monde, ça veut dire aussi vingt-cinq fois plus de fille. Mes chances de trouver quelqu’un sont donc multipliées. Parfaitement.

 

Je ramasse donc ma valise trop lourde, je remonte sur mon nez mes lunettes trop grandes, je réajuste d’un coup d’épaule ma veste en jean trop courte – je suis au top de la mode. J’ai mon bac en poche, de l’ambition à revendre, et des hormones en feu.

 

Moi, Barnabé Berry, dix-sept ans, je vais conquérir Paris. Je vais intégrer ma classe préparatoire, conquérir mon indépendance, me faire de nombreux amis, me trouver une copine formidable, réussir mes examens et intégrer une brillante école de commerce.

 

Ou pas.

 








* Non, en vrai je suis certain de ne jamais avoir tort, mais je fais semblant ici
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P
Je préférais la première introduction. J'accrochais plus. Là...bof...Comm quoi, les goûts et les couleurs...
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A
ouah, j'adore le passage ou la lapin mange le parpaing!Ca pète le cul!
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E
Hum, je fais partie de ceux qui aimait mieux la première intro... J'aime toujours les derniers paragraphes, ceux que tu as gardés, mais le début est devenu plus lourd, plus fouillis, moins "frais"... Du coup, pouacre, ça ne me le fait plus. Mais c'est clair que t'es dingue de demander notre avis, spice de malade!
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M
J'aimais mieux l'autre, je l'a trouvais vachement sympa, j'imaginais déjà le film sur ton livre :D
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N
bin moi j'aimais bien l'autre introduction. Elle était plus sincère que celle-ci, je trouve. Faut dire aussi que je m'y identifiais plus aussi (adolescence ingrate, j'y suis passée aussi - lunettes, boutons, fringues moisis...)Enfin bon, cela dit celle-là est pas mal non plus.
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