Un blog qui parle de sexe, d'amour, de sexe, de sentiments, de sexe, de rencontres, de sexe, de tendresse, de sexe, de douceur, de sexe, de fraîcheur, de sexe, de complicité, de sexe. En gros.
Ca faisait longtemps que je n'avais pas fait d'article un peu trash. Je suis sûr que quelque part, ça vous manque.
C'est vrai, quoi, j'ai l'impression qu'il y a eu plusieurs époques sur ce blog. D'abord, les gens venaient pour lire les souvenirs de relations amoureuses (ce qui prouve bien votre côté voyeur, avouez). Puis pour les théories foireuses et les histoires trash, genre les articles sur la première sodomie ou l'odeur du cunni (cherchez dans les archives, vous trouverez). Puis pour les soirées écumées à la manière shadock pour trouver la fille parfaite en testant tout ce qui passe sous la main (j'avais envie de mettre une parenthèse comme pour les phrases d'avant, mais là j'ai rien à dire).
Et maintenant pour écrire un roman ? Mais c'est honteux, mais c'est nul, mais ça régresse, mais le peuple veut du pain et des jeux, du panem circoncis, et ça fait je ne sais pas combien de temps que je ne vous ai pas montré ma turgescence intellectuelle.
Dont acte. Je turgesce. Et je vais vous parler d'un des rares sujets encore un peu tabous sous ces cieux bloguesques empourprés de pouffinettes et de blogofilles qui parlent sex-toys: la masturbation masculine.
Ben ouais, on n'en parle pas assez. On n'en parle même pas du tout, ou alors va falloir me mettre les trackbacks, parce que je n'ai jamais remarqué. C'est quand même un scandale, parce qu'il faut avouer que ça reste une préoccupation de tous les jours pour le commun des mortels masculins - et si je ne parle pas féminin, c'est que je préfère rester sur un sujet que je maîtrise.
La masturbation, je maîtrise.
Tiens, rien que cette phrase, elle a une connotation péjorative et sale, alors que si j'avais dit que je maîtrisais le cunni, ben... et on ne rit pas dans le fond.
Cette pratique est donc frappée du sceau de l'omerta de l'infamie du mal. Alors que pourtant, depuis nos premiers poils, nous pratiquons. Nous pratiquons même beaucoup.
L'adolescence, c'est pour certains le moment un peu difficile où nous, les mecs, sommes vachement d'accord pour coucher avec les filles alors qu'elles ne partagent pas forcément les mêmes aspirations, et préfèrent écrire dans leur journal intime en fantasmant sur le meilleur joueur de foot de la classe au lieu d'accepter une levrette toute simple avec un partenaire certes moins footeux, mais d'une sensualité sans équivoque.
Bref, au début, la masturbation, c'est surtout le déficit insupportable entre le champ des possibilités ("tiens, elle est bien celle-ci, et ohhhh celle-la, et haaan, et celle-la !") et celui des réalités '("ah tiens, en fait non"). D'où frustration et souffrance, qui vient s'éponger au rythme du va-et-vient lent d'une main sur un sexe et ça y est, c'est malin, je suis excité. Je reviens.
Bon, où en étais-je ? Ah oui. L'onanisme.
J'ai l'impression que les filles se sont pas mal décomplexées sur ce sujet, à la fois avec l'air du temps et avec l'âge. On entend souvent parler de vibro dans les conversations, sans même parler des blogs. Mais il n'empêche que, d'après tous les témoignages possibles et imaginables, la masturbation reste à dominante très très largement masculine. Là où une fille utilisera son gadget à la mode pour assurer son moment de bonheur nocturne, le mâle aura déjà déversé trois fois sa semence dans la journée, et sans outil s'il vous plaît.
Ma théorie, c'est que nous sommes des êtres plus généreux, qui aimons offrir à la nature ce que nous avons de mieux. Souvent.
Et avec quel support ? Franchement, on s'en fout. L'imagination, ça reste très bien. Je rappelle à ceux qui prennent le blog en route que j'ai fait mon éducation sexuelle sur Dance Machine.
You gotta move it to the left
(Oh yeah)
You gotta move it to the right
(Hm yeah)
You gotta move it like you want it
(No, move it like I want it)
All night
I need a sex machine !
(Boom, badadadada-boum, badadadada-boum)
J'en profite pour saluer la créativité des auteurs de l'époque. Putain, de telles paroles, c'est pas Bénabar qui aurait pu les pondre.
Quand je vous disais que ce monde allait à vau-l'eau.