Je crois que je vais rendre cette catégorie hebdomadaire, ça sera la classe, genre le coup de gueule de la semaine totalement gratuit, histoire de cracher sur quelqu'un qui ne me lira jamais et ne s'en portera pas plus mal - mais rha lovely, que ça défoule !
Et aujourd'hui, je ne vais pas choisir n'importe qui, mais une personnalité qui me titille les nerfs depuis plus d'un an et il fallait que ça sorte malgré tous ceux qui l'encouragent dans la petite garde rapprochée d'alcoolos de base que je compte comme amis: Ségolène Royal.
Mais faites quelque chose, abattez-la, empêchez-la de parler, je ne sais pas, quoi. Elle a fait autant en un an pour la cause des femmes en politique que Pol Pot pour l'intégration pacifique des Khmers rouges dans sa communauté de communes. C'est vrai, quoi, quand on voit s'exprimer un ragondin pareil, on ne peut que se demander si le cervelet est resté coincé quelque part entre la promotion de l'ENA et la première naissance ou si elle a toujours été comme ça.
Bon. Reprenons du début.
Comme je le disais à l'époque avec un esprit visionnaire qui m'étonne encore, ce sont les medias qui ont sacré Ségolène Royal candidate à la candidature, alors que personne ne l'envisageait à l'époque - ni les militants, ni surtout pas les éléphants du parti. Oh, c'est sûr, il y avait tous les éléments glamours pour permettre une belle histoire d'amour - mais surtout, il y avait un boulevard pour la droite, qui ne s'y est pas trompée.
Qui a suggéré, encouragé, sacralisé sa candidature en premier ? Le Point, le Figaro ou l'Express, la bonne droite comme on les aime. Normal, mieux vaut pousser pour avoir une tanche en face de soi plutôt qu'un DSK des familles qui pourrait se révéler dangereux.
Continuons.
Qu'est-ce qu'on peut lui concéder comme qualités politiques, je vous demande ? Soyons honnêtes.
Des talents d'orateur ?
Non, non et non évidemment. C'est d'ailleurs son plus gros point faible. Elle hache les phrases, ne sait pas galvaniser ses troupes, oublie des mots, hésite, ne sait pas placer sa voix, manque d'expression et de conviction. Même Fabius fait mieux, et Fabius, c'est Fabius, quoi. Je me rappelle notamment son discours de fin de premier tour et le gaugau effondré à côté "on a perdu, on a perdu".
Une intelligence politique ?
Non plus. Incapable de rassembler au centre sur la seconde partie de la campagne ni de récupérer l'extrême gauche, elle a souffert d'un syndrome Tout Sauf Sego qui, sans atteindre le TSSarko, a quand même joué son rôle. Quant à son programme, il manquait singulièrement de clarté sur les points sur lesquels on l'attendait. Pas d'anticipation des coups qu'elle allait recevoir.
Une capacité à s'imposer ?
Je comprends parfaitement que le PS soit un panier de crabes et qu'il faille ramer pour s'imposer. Seulement, désolé de le dire, mais quelqu'un qui n'arrive à bénéficier d'aucun soutien au sein de l'appareil et qui se fait flinguer à tour de bras montre défintivement qu'elle manque d'appui, de réseau et de capacité diplomatique. Là où certains ont su s'entourer, elle reste désespérément seule.
Une démocratie participative ?
Là je ne parle que par oui-dire et articles dans la presse (forcément partisane, n'est-ce pas) mais quand on voit les résultats au sein de son parti, ou en Poitou-Charentes, ça fait froid dans le dos. Sans compter le "débat" de ce matin, ceux qui ont suivi les flashes infos me comprendront. huhuhu
Une posture de mère ?
Il y a une différence entre mère et mater dolorosa. Un jour ou l'autre, il faut etre capable de faire face plutôt que de gémir dans un coin que les gens sont méchants. Ce qui m'amène au point suivant:
Une capacité d'autocritique ?
Aucune, évidemment. A peine le début d'une ébauche d'éventuel mea culpa sur un ou deux points mineurs. Non, si la campagne a échoué, c'est forcément à cause des éléphants trop cruels, du PS trop peu soudé, et des électeurs, cette bande de cons, qui a si mal voté.
Une certaine beauté ?
Non, elle est moche
Une certaine intelligence ?
Non, elle est con
Bon, ok, je m'emporte et je ne suis pas très factuel. Mais franchement, franchement... qui peut être assez stupide, neuneue, ridicule et intellectuellement limitée pour sortir un bouquin de campagne intitulé Ma plus belle histoire d'amour, c'est vous ?
Je t'en supplie, Ségolène, fais comme ton illustre prédécesseur et assène-nous: "je me retire de la vie politique".
A défaut, tu peux même faire comme un autre et nous dire "au revoir".
Mais pas trop tôt, le retour, hein.