Ya pas de raison que je ne parle pas d'urine, moi, alors que les blogueurs que je lis raisonnablement régulièrement mettent en avant leurs tribulations toilettesques avec goût et raffinement. Sans compter qu'après l'article sur Ségolène Royal hier, on continue à traiter de choses un peu honteuses, c'est bien.
Mais bon, en l'occurence j'ai quand même une anecdote bien précise à vous raconter, hein, faut pas déconner. Anecdote d'autant plus passionnante que:
1) Elle est toute fraîche puisqu'elle date de trente minutes
2) Elle va me sacrer en tant que chantre de l'altermondialisme, car oui, messieurs-dames, j'ai réussi ce que Jose Bove ou Besancenot ne parviendront jamais à faire
3) Ca fait du bien par où ça passe
Que je vous plante le décor.
A 19h, j'avais rendez-vous dans le cadre du boulot avec le DG d'une grosse boîte bien connue des investisseurs pour finaliser un partenariat que je traîne depuis un an. Bon. Ca c'était pour le côte jmelapète.
A 20h (suivez bien la chronologie), nous parvenons à un accord et nous nous séparons. Il me raccompagne jusqu'à l'ascenseur.
A 20h01, envisageant les 30mn de trajet pour rejoindre mon hôtel, je lui demande s'il y a éventuellement des toilettes dans le coin parce que voilà, quoi.
Il a l'air un peu surpris, on doit pas lui demander ça souvent, mais il m'indique une porte. Avec courage et énergie, je m'en vais donc pisser tel un bûcheron qui banderait ses muscles dans le sprint final.
A 20h03, je déloge la dernière gougoutte*.
A 20h04, je me lave les mains.
A 20h05, je sors des toilettes.
Monsieur le DG est toujours là, visiblement impatient, en train de m'attendre dans le couloir. Quand je lui demande ce qu'il fait là, il m'explique que vue l'heure il n'y a plus grand monde et qu'il va donc me ramener directement au poste de garde en bas.
Oups. Il n'a pas l'air content.
J'ai donc fait poireauter dans un couloir un des mecs les plus puissants de France en pissant tranquillement.
Ou, reformulé pour faire un peu plus sensationnel: j'ai transformé un patron du CAC en dame pipi.