Aujourd'hui, parlons peu, parlons sexe.
S'il y a bien une chose pour laquelle je ne suis vraiment pas doué (en dehors de réparer des chiottes bouchées et de dormir sur le côté droit d'un lit), c'est le sexe par procuration. Notamment par téléphone.
Je ne sais pas ce qui pousse les filles, dans une écrasante majorité, à apprécier le fait de se chauffer à distance, d'échanger des dialogues poussés voire de profiter de la voix de l'autre pour atteindre une extase mutuelle quoiqu'à distance (se masturber, quoi).
Seulement pour atteindre un résultat satisfaisant, je suppose qu'il faut jouer le jeu. Et moi, je n'y arrive pas. Vraiment pas. Jamais. C'est trop ridicule pour moi, trop difficile de se mettre dans l'ambiance.
"Ah oui, qu'est-ce que tu aimerais me faire ? Et qu'est-ce qu'on ferait ensuite ? Et après ? Oh oui et comme ça ?"
Ouais, non, désolé, pas possible. C'est quoi cette manie de décrire ce qu'on voudrait faire, évidemment avec force détails, "je vais te mordiller le lobe de l'oreille tout en dégrafant ton soutien-gorge et en caressant la pointe érigée de tes seins fermes gnagnagna". Le faire c'est bien, le dire c'est nul et ça n'a aucun intérêt.
Alors vous me direz ouais, mais bon, quand on n'est pas ensemble, qu'il y a de la distance, c'est sympa de se chauffer par téléphone. Sûrement, sûrement. Mais ça n'empêche que je trouve ça trop ersatzé à mon goût et vraiment je n'y arrive pas.
Donc voilà, j'avoue humblement: le sexe par téléphone, c'est pas mon truc. C'est le vôtre ?*
* Petit truc piqué aux blogs de filles pour impliquer le lecteur et l'inciter à répondre