Oui, le titre est nul. Une fois n'est pas coutume.
En même temps, c'est dur de retrouver l'inspiration après la lobotomie familiale que je viens de subir. Une semaine en Allemagne. Du pur bonheur.
Je ne critique pas l'Allemagne, hein. Il y a sûrement des coins qui donnent moins envie de se pendre que Oradour-sur-Glane un sombre matin de décembre. Mais je ne les ai pas encore trouvés, et ils ne se trouvent certainement pas du côté de ma grand-famille maternelle.
(A ce moment du récit, il est temps de faire une pause pour confirmer que oui, j'ai bien du sang allemand dans les veines, ce qui explique l'aryanité de mes yeux - ou pas).
Chez ma grand-mère, c'est une petite commune de banlieue perdue sous la pluie hivernale. La moyenne d'âge approche les quatre-vingt ans, et tout le monde vient se tasser dans la petite église communale pour prier Dieu du bout de lèvres gercées, les genoux perclus d'arthrose venant heurter les carreaux rouges avec la sensualité d'un troglodyte en pleine crise d'asthme.
Vous commencez à entrevoir le tableau ?
Bon.
Ben une semaine. Et sans Prison Break pour m'apporter un soutien moral.
Le simple fait que je sois encore capable de me dresser devant vous, la turgescence au clair, en dit long sur la résistance aux tortures que nous développons dans la famille.
Voilà voilà...
Sinon, en vrac, merci à tous pour vos commentaires sur le dernier article, ça m'a profondément ému* de voir que vous vous souveniez pour certains de conneries qui avaient pu m'arriver des années auparavant. Quelque part, c'est un peu pour vous que je continue à être aussi boulet et maladroit.
* Si si, au-delà des larmes théâtrales et imposées par la profession