Un blog qui parle de sexe, d'amour, de sexe, de sentiments, de sexe, de rencontres, de sexe, de tendresse, de sexe, de douceur, de sexe, de fraîcheur, de sexe, de complicité, de sexe. En gros.
Voici une note pour se plaindre de l'extrême injustice qui règne au pays des blogueurs (bloggers ? bloggueurs ? orthographe de merde).
Regardez les sites de filles. Elles vous parlent de leurs achats pendant les soldes, de la robe Dior qu'elles ont trouvé en réduction - 83% chez Carrefour presque pareil, des bottes qui leur ont coûté le pied qu'elles auraient pu mettre dedans... et on trouve ça normal ! Qu'elles rajoutent des précisions sur la lingerie fine, et le lectorat est aux anges.
Alors que moi... je ne peux pas vous parler de mes boxers et de mes caleçons tous moches avec des imprimés en couleur, sous peine de faire fuir tout le monde. Et si je vous dis que j'ai passé deux heures dans un magasin à minauder en essayant des chemises, vous allez me demander de me faire soigner. Mais merde, je fais ce que je veux, si j'ai envie d'assumer la partie féminine qui frétille à l'intérieur de mon corps viril et musclé, hein, hein ?
Bon, rassurez-vous, en fait c'est pas vraiment comme ça que ça se passe. Je ne supporte pas de faire du shopping, et je n'achète les fringues qu'en masse, une fois par an, pour en être débarassé.
Je dois être le client idéal pour les vendeurs, en fait. Ils voient arriver un mec speedé (et, avouons-le, très beau gosse et formidablement charismatique) qui leur explique qu'il aimerait une dizaine de chemises, une dizaine de T-shirts, quelques jeans, mais que non, il n'aimerait pas les essayer, donc si on pouvait faire vite parce qu'il aimerait ressortir du magasin avant de friser l'apoplexie.
On voit d'ici leurs sourires carnassiers alors qu'ils sortent des placards les trucs invendables en susurrant "ça tombe bien, voilà juste ce qu'il vous faut, non non ce n'est pas en solde, mais quand on aime, on ne compte pas".
Admettons.
Heureusement, cette fois-ci, j'avais avec moi Dulcinée et ses goûts tout aussi merdiques que les miens, pour m'aider à ne pas faire de faute de goût. Bon, au final ça n'a pas changé grand chose mais on a pris plus de temps.
Comme je vous sens trépignants d'impatience dans l'atmosphère moite de votre boui-boui duquel vous vous connectez à internet d'une main frémissante pour lire les histoires de cul que je ne vais pas manquer de vous pondre avec sensualité lorsque j'aurai fini de taper cette phrase interminable d'un doigt moqueur et cristallin tout en m'étalant du babybel sur du pain qui n'est plus vraiment frais vu que l'épicier du coin a dû le commander au boulanger ce matin avant d'augmenter le prix de manière ridicule pour inciter les jeunes cadres dynamiques, même au chômage, à payer encore plus pour la même merde - comme je vous sens trépignants, donc, je vous livre quelques images ô combien sensuelles des derniers vêtements achetés ou offerts.
Rassurez-vous, comme d'hab il y a une honte finale.
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Vous pouvez donc admirer le superbe T-shirt moulant qui a l'avantage ô combien essentiel de montrer que j'ai bien bouffé pendant les fêtes et que c'est pas encore parti.
Là le pull que Dulcinée m'a offert pour Noel, il est grand, il est beau. La posture des mains, c'est pour faire genre mannequin de pub, mais l'effet est plutôt raté. On dirait que je me rends compte que mon premier poil a poussé, et que je veux le montrer à tout le monde. On ne se moque pas, les moins glabres.
Ici, c'est le superbe manteau Boss qui niveau couleurs jure paraît-il complètement avec mon pull, mais bon quand on s'est fait chier à acheter un truc de marques pour faire croire en entretien d'embauche qu'on a les moyens, on le porte avec N'IMPORTE QUOI !
Bon, donc vous voyez un super T-shirt, un super pull, un super manteau, vous vous dites "ce mec-là, il est formidable, j'aimerais tellement lui ressembler" ?
Comme vous avez raison ! Sauf que...
Sauf que...
Ben oui. Le détail qui tue tout. On m'a offert à mon anniversaire ces chaussettes délicieuses, artistiquement décorées de batraciens en rut, et avec de la place pour chaque orteil. Quelle joie, quel bonheur ! Vous remarquerez comme les couleurs sont délicieusement fraîches. J'étais en soirée samedi, je crois qu'on n'a vu que mes chaussettes. La classe internationale.
Voilà voilà, fin de l'épisode grelucherie.
Sur ce, je vous rappelle que le sort de la note de demain est entre vos mains ! Je vous conseille de voter, hein, sinon je commence à sortir les boxers et les caleçons et ça va réellement chier.
Et comme je ne saurais terminer un dimanche sans une citation dulcinéenne, voici celle du jour.
"Mais oui t'es musclé. De toute façon j'aime bien les mecs flasques".
Merci Dulcinée.