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Un blog qui parle de sexe, d'amour, de sexe, de sentiments, de sexe, de rencontres, de sexe, de tendresse, de sexe, de douceur, de sexe, de fraîcheur, de sexe, de complicité, de sexe. En gros.

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Ca, c'est du coup de foudre

Ok, c’était dégueulasse de vous laisser en plan hier à cet endroit de l’histoire. Mais bon, faut bien ménager un peu le suspense ! Sans compter que vu ce que je vais me prendre dans la gueule dans cette note, vous allez pouvoir vous permettre d’être indulgents.

 

 Nous en étions donc au moment où elle se tournait vers moi et où mon monde s’éclairait de millions de couleur, tout ça tout ça. La nuit tombait, il faisait beau et nous avions la vie devant nous.

 

 Pour ceux qui m’objecteront qu’il pleuvait quelques minutes avant, je vous répondrai qu’il s’agit d’une licence poétique. C’est pratique, les licences poétiques, ça permet de justifier n’importe quelle connerie. Bref, il faisait beau.

 

 Nous commençons notre excursion par la Tour Montparnasse, pour ensuite se diriger vers le Champ de Mars et sa Tour Eiffel et continuer vers les Champs Elysées pour admirer l’Arc de Triomphe. Ca peut vous paraître ridicule comme ça, mais ça ne faisait qu’un mois que j’étais à Paris, je ne connaissais pas tout ça, donc j’ouvrais des yeux ronds et admiratifs en faisant semblant de m’intéresser à ces anciens monuments.

 

 Evidemment, le véritable centre de mon intérêt, c’était elle. C’est marrant comme je peux me souvenir, encore maintenant, de ce fameux sac à dos vert (moche). Elle avançait en ondulant du bassin, sans même se rendre compte de la sensualité qu’elle dégageait. Plusieurs fois, des gens se sont retournés dans la rue – ma parano ambiante me susurrait que c’était parce que je détonnais pas mal à ses côtés.

 

 Nous continuons de marcher, et nous arrivons au Sacré Cœur. Oh, ah, c’est beau, la vue sur Paris. Malheureusement, il est déjà deux heures du mat, le coin est plutôt glauque. On redescend vers les quais de Seine. Et là… la discussion fatidique.

 

 « Ca me fait super plaisir qu’on passe ce moment ensemble », qu’elle me dit, radieuse.  « Franchement, c’est une des meilleures nuits de ma vie »

 

 La classe, hein ? Ca vous impressionne ? Bah attendez la suite.

 

 Je souris timidement, je me rapproche d’elle auprès d’un effort surhumain.

« Oui, c’est vrai, c’est agréable » bredouillé-je avec conviction.

 

 Elle fronce les sourcils, un pli soucieux barre son front. Je me sens fondre, je ne suis plus que beurre qui coule lentement sur le sol en une flaque informe (putain, ça me donne faim tout ça, pause sandwich).

 

 (Me voilà de retour. Le sandwich était bon mais le jambon avait une sale gueule. On peut continuer l’histoire. J’espère que vous êtes toujours dans l’ambiance, je m’en voudrais de casser le truc).

 

 « C’est quand même bien qu’on se soit rencontrés comme ça » continue-t-elle. « Franchement, tous les autres sont vraiment superficiels. »

 

 Je hoche la tête de nouveau, aux anges.

 

 « Et puis tu sais, tu es mon premier ami mec ! D’habitude je ne reste qu’avec les filles ! Faut dire que vous êtes lourds, vous les mecs, à toujours vouloir nous embrasser ou coucher avec nous. » Elle me sourit. « Tu sais que tu es le seul de la prépa à ne pas avoir essayé de me draguer ? Franchement, tu ne te rends même pas compte à quel point ça me fait plaisir »

 

 J’ouvre la bouche. Je la referme. Elle continue à monologuer.

 

 « Promets-moi un truc, ne tombe jamais amoureux de moi, j’aime trop la relation qu’on a en ce moment, je veux pas perdre ça ! »

 

 « Je promets, je promets » ricané-je avec bonne humeur…tout en hésitant à me balancer dans la Seine ou à me pendre en haut de la Tour Eiffel avec mon sexe soudain devenu assez flasque pour que cela soit possible.

 

 

 

 

 

 

 

 

Voilà, vous êtes contents ? Vous m’avez fait raconter mon seul coup de foudre et du coup, mon seul chagrin d’amour. Bande de salauds ! Oser faire ça à un batracien libidineux…

 

 

 

Pour ceux qui se diraient qu’elle se foutait de ma gueule en disant ça, je vous réponds qu’elle était simplement à la rue concernant les relations amoureuses (encore plus que moi à l’époque, c’est dire). Elle ne voulait pas de mec pendant sa prépa, et considérait donc que tous ceux qui cherchaient à lui donner des conseils de défilé de mode avaient des motifs purs, innocents et désintéressés.

 

 

 

Je me rappelle un gars qui a essayé à une soirée de l’aborder. Il était en voiture, il a proposé de la ramener, elle a accepté. Il se retourne pour chercher un verre, lorsqu’il revient, elle n’était plus là. Le lendemain, elle lui explique que ça lui faisait un détour, donc qu’elle ne voulait pas l’ennuyer et était rentrée à pied.

 

 

 

Hmpf. Ca y est, j’ai tous ces souvenirs dans la tête.

 

 

 

Epilogue : Je la revois de temps en temps. Elle est mariée depuis, et a beaucoup changé. Son innocence a disparu (sa minceur aussi, soyons langue de pute tant qu’on y est), et elle ne m’attire plus du tout. Mais durant des années, elle est restée pour moi l’image de la fille parfaite, celle à laquelle je comparais tout le monde sans jamais trouver l’équivalent. Je vous propose donc de tous m’apporter votre soutien face à cette épreuve que j’ai dû traverser, en me disant à quel point je suis désormais formidable, et ce qu’elle a manqué en ne sortant pas avec moi

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T
"tu es désormais formidable, et ce qu’elle a manqué en ne sortant pas avec toi..."...de toute façon, maintenant tu serais bien avancé avec une grosse...oh pardon, je voulais pas dire grosse...
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B
Merci Tagada, me voilà tout de suite consolé :p
B
Moi, j'la trouve pas si affreuse que ça cette histoire... Tu t'es fait un film, c tout... Et t'as été déçu. Bon, ça arrive à tout le monde... Même aux meilleurs... Dis, tu l'as fait où cette prépa parisienne?
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B
Stanislas. L'antre des horreurs. J'en frémis ;)
A
Abruti!<br /> Tu aurais du lui attrapper les cheveux virilement et l'embrasser comme dans les happy end des film US avec la Seine pour décor... Maintenant tu ne sais pas ce que tu as loupé. Si ça se trouve elle était formidable, encore plus que tu ne l'es... Voire même tu lui aurais maintenu sa candeur et son poids selon ton idéal batracien. <br /> Paysan!<br />  
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B
Eh oui, que veux-tu, on a ce genre de regrets. Mais en même temps, si on avait passé notre vie ensemble dans la joie et l'allégresse, je n'aurais pas connu ces filles formidables dont je parle parfois ;) Ni Dulcinée !
S
Tu es formidable.<br /> Bon maintenant quelqu'un peut m'aider en dissert ?
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B
Ce serait avec plaisir mais je ne sais pas écrire.
A
 "« Je promets, je promets » ricané-je avec bonne humeur…tout en hésitant à me balancer dans la Seine ou à me pendre en haut de la Tour Eiffel avec mon sexe soudain devenu assez flasque pour que cela soit possible."Désolée, non, ce n'est pas drôle je sais mais MDR !!Parcontre.. Mesquine l'épilogue :p
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B
On peut bien se permettre un peu de mesquinerie après tout ça ;)<br /> "Ils sont trop verts, dit-il, et bons pour les goujats"