Un blog qui parle de sexe, d'amour, de sexe, de sentiments, de sexe, de rencontres, de sexe, de tendresse, de sexe, de douceur, de sexe, de fraîcheur, de sexe, de complicité, de sexe. En gros.
Je reprends où j'en étais, au coup de fil à la stagiaire.
Il faut comprendre l'état psychologique dans lequel je me trouvais à l'époque, mais si mais si, ce qui excuse donc totalement mon comportement et me met à l'abri des critiques féminines. Car on ne frappe pas un homme à terre, au pire on le chevauche en amazone.
Bon.
Je téléphone donc, je tombe sur la fille en question, je lui dis que je viens de rompre et que du coup ça serait cool qu'on laisse les choses reposer un peu, prendre son temps, tout ça tout ça.
Elle me répond "14h, place carrée, à tout de suite !" et elle raccroche.
Hmm. Il était donc 13h, je n'avais pas mangé, je me dirige vers Châtelet en traînant ma grosse valise derrière moi. Ouais, parce que pour les non-parisiens, je précise que la Place Carrée se trouve au forum des Halles. Ca ne vous avance pas des masses mais au moins ça pose un peu le décor. C'est un endroit sympa pour se retrouver car de nombreux commerces et un complexe de ciné à côté, mais c'est pas non plus grave romantique.
J'arrive un peu en avance, je pose ma valise, et je commence à me demander froidement comment je vais gérer la situation. Le mieux, en fait, ce serait que je reste seul quelques semaines (bon, ok, quelques jours) pour rassembler mes esprits, faire la part des choses, voir si j'ai bien fait de casser, tout ça tout ça. Du coup, je vais discuter caaaalmement avec la stagiaire, expliquer les choses posément, je suis sûr qu'elle comprendra que j'ai besoin de temps (ouais ouais, j'étais tout tendre et tout fragile à l'époque, c'est mignon hein ?).
J'en étais là de mes réflexions quand je me retrouve plaqué au sol avec une furie qui me mord la lèvre. En pleine Place Carrée. Noire de monde.
Et au lieu de me relever ou de la repousser comme tout gentleman digne de ce nom, je réponds (avec beaucoup de talent, il faut bien le dire :p) à ses avances. Du coup, ça commence à devenir chaud Place Carrée. On se relève tant bien que mal, j'ai les jambes complètement molles. Rupture + stagiaire en l'espace d'une heure, ça faisait un peu beaucoup pour l'époque. Elle aussi elle a l'air de pas trop y croire, on se regarde un peu comme deux gros boulets qui découvriraient la vie.
Comme on ne sait pas trop quoi se dire, on trouve un coin plus calme et on s'embrasse de nouveau. Puis de nouveau. Puis de nouveau. On décide d'aller au jardin du Luxembourg mais on ne l'atteindra jamais. Il y a quelque chose de désespéré dans tout ça en plus, un désir de se raccrocher à la première fille venue pour exorciser la rupture.
Bon, en même temps c'était quand même pas "la première fille venue", la stagiaire. Je pense même que c'est probablement la seule avec qui ça aurait pu durer vraiment longtemps, en d'autres circonstances. Brillante étudiante, sexe torride, très mignonne, très (trop ?) sportive, danseuse émérite, très sociable... j'avais des excuses, hein, d'abord.
Ce dont elle manquait un peu, par contre, c'était de tact.
"Bon, je suppose que t'es à la rue" qu'elle me fait, "tu as des amis qui peuvent t'héberger ? Parce que mes parents apprécieraient moyen que je te ramène direct et j'ai quand même envie de passer la nuit avec toi"
Hum.
Oui, j'ai des amis qui peuvent.