Un blog qui parle de sexe, d'amour, de sexe, de sentiments, de sexe, de rencontres, de sexe, de tendresse, de sexe, de douceur, de sexe, de fraîcheur, de sexe, de complicité, de sexe. En gros.
Ce soir, je prenais le train pour rentrer de Grenoble et retrouver la sacro-sainte capitale. Sans Krisprolls helas, qui passe un entretien dans sa ville lointaine et ne pourra donc etre dans mes bras ce soir. Ca me fait un peu verser des larmes, le clavier se brouille et mon écriture est moins assurée. Mais pour vous, je ferai un effort et j'irai au bout de cette note sans faillir. Surtout qu'elle est tellement partiale et cruelle que je suis sûr que ça vous fera plaisir.
J'étais donc assis dans ce formidable TGV Lyon Grenoble, en seconde classe comme tout roturier qui se respecte, quand s'installe à côté de moi une fille.
Je sais que j'ai une grande réputation de gentillesse, de douceur et de féminisme (si si, ne me détrompez pas) mais il faut parfois savoir être impartial et dire les choses telles qu'elles sont: cette fille avait à peu près autant de beauté et de sensualité que Françoise Giroud dans un numéro de hoola-hoop. Pourtant, elle ne devait pas dépasser les vingt-cinq ans. Enfin, je dis ça, c'est vraiment à vue de nez vu que les boutons cachaient ses nombreux replis de peau
Bref, la jeune fille en fleur s'assied, toute pleine d'étamines. Elle est habillée très sagement, avec un superbe chemisier blanc tout moche et une jupe plissée bien propre. De son sac, elle sort un bouquin qui s'appelle "la foi pour adultes" et un autre genre "la vie de jésus expliquée par Mgr Blob'"
Déjà, là, ça partait mal. Moi qui avais tant espéré tromper Krisprolls dans les toilettes du tran, tous mes plans s'effondraient.
Mais quand je dis qu'elle cumule, je ne parle pas seulement de son absence de beauté physique, de goût vestimentaire et de logique agnostique. Evidemment, je ne me permettrais pas de juger quelqu'un sur ces seuls critères (enfin si mais là j'essaie de ne pas passer pour un fourbe superficiel). Le fait est qu'elle a ouvert la bouche.
"Aaah on est bien installés hein ! Moi je n'ai pas pris de repas avec moi parce qu'hier j'ai mangé en famille et yavait trop de bouffe, je peux plus rien avaler"
Consternation à bord. Je ne vais pas passer trois heures avec une sosie des protégés de Bardot (bibifoc version XXL) désireuse d'entamer la conversation sur ses problèmes gastriques ?
Et pourtant si. Enfin non, nous dépassâmes rapidement les soucis culinaires pour rentrer dans le vif du sujet. La bonne âme voulait connaître mes inclinations théologiques. J'ai hésité à lui répondre que je souhaitais voir son corps sur une pique, de peur qu'elle prenne ça pour une avance. D'autant plus que la fourbette, aidée par ses kilos en surplus, penchait de manière anormale sur ma partie de siège.
J'ai fait un rempart de mon corps du magazine que j'avais acheté en espérant que le côté païen la dissuaderait (non non, pas un truc de cul, mais économique, c'est païen aussi). Mais peau d'zob ! Que Nenni dans ton postérieur comme dirait la regrettée Vetty qui ne poste plus. Elle continue !
De désespoir, je mime le sommeil en espérant ne pas être violé sur le trajet. Je sens à quelques centimètres de moi les tissus adipeux qui frissonnent alors qu'elle reprend sa lecture de la vie de Jésus.
J'ai peur.