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Un blog qui parle de sexe, d'amour, de sexe, de sentiments, de sexe, de rencontres, de sexe, de tendresse, de sexe, de douceur, de sexe, de fraîcheur, de sexe, de complicité, de sexe. En gros.

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Les voyages forment la jaunisse

Puisque les histoires de train et de filles ont l'air de vous plaire, il est temps de vous en raconter une autre.

Tout a commencé lors des oraux d'école. Cette période est une époque bénie durant laquelle on sillonne la France pour visiter les différentes écoles auxquelles nous avons été admissibles aux écrits, afin de passer l'oral. Raconté comme ça, ça ne paraît pas formidablement excitant. Mais en réalité c'était une véritable orgie puisque chaque école voulait que nous la choisissions, donc organisait de pures soirées (toutes gratuites) pour prouver que leur BDE était le meilleur.

Or donc, les hasards du calendrier firent que je passais mon entretien de Lyon vers 16h, alors qu'une fille aussi excitée qu'une puce hystérique sous ecsta frelaté bondissait dans tous les sens en marmonnant "je vais foirer je vais foirer je vais foirer".

Ca ne vous énerve pas, ce genre de personnes (surtout quand en plus ils ne foirent jamais) ? Moi un peu. Mais la fille était très mignonne et, suivant déjà à l'époque mon code de conduite inqualifiable qui stipule qu'une telle attitude est attendrissante si elle est belle, je me sentis fondre et glisser sur le côté.

Je m'approche d'elle, je fais mon protecteur viril "ha ha ha ha, ces oraux, c'est facile tu verras", elle fait son incrédule pleine de bon sens "comment tu le sais vu que tu ne les as pas encore passés ?", je fais mon faux-cul souriant  "mais non mais c'est un feeling, je le sens, tu vas voir baby" et elle fait son entrée dans la pièce des oraux.

(Bon en vrai j'avais plus de conversation mais j'ai la flemme de me rappeler de mes traits d'esprit certainement formidables).

Elle sort de la pièce d'un air soulagé, tombe à moitié dans mes bras sous l'effet du stress et dit qu'elle ne s'en est pas trop mal sortie. C'est à moi... je la pose et je rentre confronter les zorros, convaincu de ne jamais la revoir.

Lorsque j'ai terminé, 30mn plus tard, elle est toujours là. Elle m'a attendu. Ca m'a donné un coup au coeur, parce que mine de rien c'est sympa de connaître quelqu'un dans ce contexte tendu. On discute, on bavarde, on papote, tout ça tout ça. Comme à l'époque j'étais très timide, aucun contact buccal n'a lieu. Mais on garde, du moins je l'espère, une haute opinion l'un de l'autre. On se rend compte d'ailleurs qu'on rentre le lendemain tous les deux sur Paris et on se débrouille pour avoir le même train. La vie est belle, viva papa et espana.

Jusque là, vous vous dites: "mais qu'est-ce qu'il nous embrouille le Batracien, c'est quoi cette histoire de merde, quand est-ce que ça devient intéressant ?"

Pas faux - même si un jour je vous livrerai des anecdotes sur les oraux d'école et vous allez un peu grave halluciner. Mais ce jour béni n'est pas venu. Là, je reste sur la fille en question.

Les résultats d'admission tombent et hop, elle disparaît de ma vie. Une brève recherche sur minitel (ouais, 98, c'est vieux) montre qu'elle a intégré une autre école, à six cent bornes de là où je me trouve. Je verse une larme, je siffle une coupe de champagne à sa mémoire, et je l'oublie.

Pendant un an.

Et puis, un an plus tard, à la faveur de l'été, je rentre chez moi pour trouver une missive dans ma boîte aux lettres. L'écriture est féminine, or je ne me rappelle pas avoir fait des malheurs durant cette première année. Qui donc pouvait bien m'écrire ? Le lecteur perspicace a déjà la réponse.

Eh oui, c'était la fille en question. Qui me sortait une lettre de 7-8 pages sur sa vie dans son école, l'association qu'elle avait intégrée, les amis qu'elle s'était fait, les études, les amours, la vie étudiante, tout ça tout ça, et terminait par cette interrogation déchirante: "je fête mes 20 ans dans un mois, est-ce que ça te tente de venir, tiens moi au courant, yaura pas mal de monde, mon numéro est le... blablablabla".

La feuille glisse de mes mains tremblantes. Le vent qui jouait dans mes cheveux mi-longs s'empare du papier et le ballote doucement contre le mur de la maison. En contrebas, le soleil couchant éclaire d'une teinte mordorée les derniers acacias. Je frissonne, je ne comprends pas, c'est pourtant l'été.

Et, encore adolescent complexé donc en cachette de mes parents, je décide d'aller à cette fameuse soirée d'anniversaire.

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P
@ anonymous: quel impoli ce "on" !!
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A
quoi! quoi! quoi! il a rien fichu ?<br /> hum....va falloir sévir....<br /> bon allez , pour cette fois ça ira, on passe l'éponge...
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A
la suite la suite la suite! ça c'est injuste, ménager le suspens juste pour faire de l'audience, on dirait Tf1!!!
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A
Pirouette (cacahuète) je crois qu'on a oublié de dire stp.....
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A
le titre me fait redouter la suite...mais bon je suis trés courageuse alors.....<br /> allez hop ! fais moi rêver Grenouille !
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