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Aaaah, les filles ! Ces petits êtres bleus qui sont toujours heureux.
La vue du film "le diable s'habille en Prada" m'a fait réfléchir (oui, parce que c'est un film hautement intellectuel). Et le niveau de sadisme de la splendide Meryl Streep me pousse à constater qu'en général et entre elles, les filles sont quand même des salopes.
Il faut être honnête, aucune relation entre deux mâles ne pourra attendre les niveaux de violence psychologique qu'il peut y avoir entre deux côtelettes d'Adam. Oh my god, the humanity ! Quelle souffrance dans le cri de guerre de la femme qui se prépare à envoyer son botillon Chanel dans les tibias d'une autre.
Les hommes ont beaucoup de défaut, certes. La chanson de Renaud sur Miss Maggie les décrit assez bien pour que je n'aie pas à philosopher (avec talent, certes) sur ce sujet. Nous sommes brutaux, arrogants, vils, fourbes, cruels et plein d'autres qualificatifs à la con. Mais généralement, il y a quand même une certaine entraide ou, au pire, un rejet de la "délation". Rapporteur de Paris, mets ta couche et va au lit ! Souvenirs de la guerre ? En tout cas, les coups de pute sont assez mal vus.
Alors que du côté féminin... oh my god !
Laissez-moi vous raconter une petite anecdote. Quand on était en prépa, j'étais dans un internat de mecs. Ca sentait la testostérone à tous les étages. Et de l'autre côté du mur, il y avait un internat de filles.
Bon.
Parfois, une fille venait rejoindre son mâle pour s'accoupler joyeusement dans les chambres de l'internat masculin. Et parfois, un gars venait retrouver sa femelle pour le même accouplement dans les chambres de l'internat féminin.
Or, nous n'avions pas du tout les mêmes manières de réagir à ça. Nous, les macho macho men poilus, on faisait tout pour écarter les surveillants, déranger les pions, détourner les patrouilles et faciliter les coïts de nos compagnons de cellule.
Elles, au contraire, devaient être évitées comme la peste lorsqu'on rampait dans l'internat des filles car la moindre suspicion de notre présence allait se faire dénoncer sur le champ aux matrones du coin style "ouais machine elle reçoit machin !". Ce qui rendait quelque peu problématique le coït sus-cité.
Alors, hein, qu'on ne vienne pas me dire que les filles ne sont pas des garces entre elles !
Et ce n'est pas mon seul argument, car j'ai plusieurs cordes à mon arc de triomphe. Que nenni, que nenni ! Je repense aussi à mon boulot à la SACEM. J'avais une équipe masculine, on m'avait chargé de la changer et d'embaucher des filles (cf ce superbe post pour tous les détails). Et ça a changé de manière impressionnante l'ambiance. Les mecs avaient plein de défauts, ne glandaient rien, et se couvraient tous entre eux pour ne rien foutre (genre "oui je confirme il est en train de chercher sa bagnole qui s'est fait choper à la fourrière", "oui il a le typhus", "oui il s'est fracturé le tibia du milieu" etc).
Les filles avaient moins de défauts, glandaient moins, étaient plus consciencieuses. Nos résultats ont explosé. Mais par contre, oh my god, l'ambiance dans la boîte ! A chaque fois que je faisais le debriefing (chaque fille séparément), j'avais les oreilles qui sifflaient à force de ragots et de dénonciations. "Truc elle a piqué le contrat de machin alors que c'était pas sa rue", "Bidule elle arrête pas de me dire que ma zone est plus grande que la sienne", "Je sais que j'ai pas fait une bonne semaine mais Chose ça fait un mois qu'elle a ces résultats alors..." "Bitoniette elle est allée au Zara vendredi au lieu de bosser !"
Ouille. J'avais l'impression de me retrouver dans une volière. Pour mes pauvres talents de manager qui commence sa carrière, c'était pas vraiment facile. Et je n'avais même pas la possibilité de les faire taire en les embrassant puisque no zob in job.
La vie est parfois dure. Les filles sont parfois des chiennes entre elles.